The Second Chance Cafe

J’ai trouvé ce livre electronique dans les promos Amazon, et je l’ai acheté en raison de son petit prix. Le résumé me tentait assez (oui cela semble logique…) et j’ai bien fait de m’y fier…

Je ne connaissais pas l’auteure et je n’ai pas regardé du tout sa bibliographie avant de cliquer sur « acheter »… j’ai bien fait là encore…

Pourquoi ? Car Alison Kent écrit surtout des romans à l’eau de rose, du genre, ceux dont la couverture montre les abdos d’un cow-boy en méga gros plan, ou un couple enlacé sur fond de coucher de soleil… Ce n’est pas vraiment ma cam…

Et pourtant, The Second Chance Cafe m’a bien plu… Sur la couverture, point de mec musclé ou de nana à moitié dénudée. On voit une jeune femme, qui nous tourne le dos, assise sur une rambarde, en train de regarder au loin…

Ce livre paru en 2013 compte 358 pages, mais se lit très facilement (et pourtant je l’ai lu en anglais).

 

Résumé

Kaylie est une jeune femme de vingt-neuf ans, qui revient à Hope Springs (Mississippi) où elle a été élevée par une famille d’accueil aimante, après avoir vécu un drame familial.

Elle vient d’acheter la maison dans laquelle elle a passé les plus belles années de sa vie, et compte y ouvrir un restaurant, dans lequel elle servira les brownies et autres sucreries que sa mère de substitution l lui a si bien appris à préparer.

Revenir à Hope Springs est aussi une façon pour Kaylie, de renouer avec les épisodes douloureux de son passé. Elle compte rechercher ses parents biologiques et faire la lumière sur les raison de son abandon…

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Ce livre m’a beaucoup plu car l’histoire est à la fois belle et crédible. Tout se passe globalement bien pour Kaylie, qui rencontre des gens adorables, tous prêts à l’aider et à devenir ses amis. Pourquoi pas ? Après tout, l’héroïne est plutôt attachante, et on peut comprendre que les habitants de Hop Springs l’apprécient !

L’auteure ne se sent pas forcée de mettre des bâtons dans les roues de son personnage. Dès le départ, le projet de resto est accueilli avec enthousiasme, car il n’y a pas d’offre équivalente à Hope Springs. Les potentiels concurrents ne proposent pas les mêmes plats, et n’ouvrent pas aux mêmes horaires. Tout est merveilleux (encore une fois, pourquoi pas ?).

Bien-sûr, il y a une intrigue amoureuse qui se met en place petit à petit, en parallèle de l’intrigue initiale, qui concerne le passé de Kaylie. Cela se fait petit à petit, et là encore j’ai trouvé la chose crédible.

Les personnages sont tous intéressants, car ils ont chacun des blessures et des mystères, que nous découvrons tout au long du roman.

Le tout s’articule assez bien, et nous tient véritablement en haleine…

En fin de livre, deux rebondissements viennent secouer le lecteur, histoire de lui rappeler que ce n’est pas fini !

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Cette lecture m’a beaucoup plu… Elle m’a fait sourire, et passer un bon moment avec Kaylie et son entourage. Je vous la recommande tout à fait !

 

Orgueil et Préjugés – Pride and Prejudice

Pride and Prejudice est un classique de la littérature anglaise.

Publié pour la première fois en 1813, il a connu de multiples adaptations, au cinéma, au théâtre, en BD, en manga,… Imaginez, il existe même un Orgueil et Préjugés Zombies !

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Jane Austen, l’auteure de ce roman, connait encore un succès retentissant des années après sa disparition, probablement pour son style tout à fait délicieux. Elle arrive à nous plonger dans un univers à part, celui de la Gentry anglaise de son époque, et à nous conter la vie de tous les jours, dans un style limpide et intemporel, sans jamais lasser.

En effet, si l’on veut être objectif, il faut reconnaître qu’il ne se passe pas grand chose dans les romans de Jane Austen. Et pourtant, on tourne les pages avec délice… sans jamais s’ennuyer !

L’auteure anglaise nous fait découvrir des personnages en très peu de mots, mais avec beaucoup de précision. Elle les rend vivants, et nous fait entrer dans l’histoire comme si nous y étions.

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#rose

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Pride and Prejudice nous présente la famille Bennet : le père Mr Bennet, sa femme, Mrs Bennet et leurs cinq filles, toutes en âge de se marier.

Les Bennet sont issus de la gentry, c’est à dire la bonne société anglaise. Ils n’ont aucun titre de noblesse.

Mrs Bennet est totalement obsédée par l’idée de trouver des époux pour ses filles, car à l’époque, le mariage est la seule option possible pour une jeune femme, et qu’un mari riche est difficile à trouver, même avec une bonne dot… alors imaginez un peu la tâche que peut représenter le fait de trouver cinq époux riches, sans dot !

Ajoutez par dessus le marché, que les cinq filles ne sont pas forcément très collaboratives, et font parfois fuir les possibles prétendants… L’obsession de Mrs Bennet la rend souvent bien ridicule, et la fait se confronter à son mari, beaucoup plus posé !

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#Pride&Prejudice #book #lecture 🌸

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*Jane Bennet, aussi appelée Miss Bennet, est l’aînée. Elle est la plus belle des cinq sœurs, et a été parfaitement éduquée. Elle est modérée, et se refuse à juger les autres de façon hâtive. Elle va rencontre Mr Bingley, fraîchement arrivé dans le voisinage…

Monsieur Binglet a un ami, Monsieur Darcy, qui est célibataire tout comme lui, et tout aussi « handsome » (beau garçon)… mais beaucoup plus taciturne. Darcy passe pour hautain, mais pourrait finalement être un timide maladif. Chacun se fera son opinion à ce sujet…

*Elizabeth Bennet (Miss Eliza, Lizzie) est le personnage central du roman. Sa mère ne l’apprécie pas, malgré sa gaieté et son intelligence (à moins que ce ne soit même à cause de tout cela). Elizabeth est la favorite de son père. Elle a également une grande amie, en la personne de Charlotte Lucas, la fille des voisins, et est très proche de sa sœur Jane, dont elle est la confidente.

Les trois autres sœurs sont secondaires. Elles sont moins jolies et Jane Austen les dépeint comme des jeunes personnes insouciantes et peu instruites. Elles passent leur temps à courir après les officiels, et à parler de choses superficielles.

Tout le roman s’articule autour d’Elizabeth, et de sa vie faite de bals, de jeux de cartes, et de balades. Elizabeth sait ce qu’elle veut et n’hésite pas à le dire, quitte à déplaire.

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Vous reconnaissez ce classique ? #roman

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Pourquoi j’ai adoré ?

Ce roman est un classique parmi les classiques, et pourtant il m’a surprise par sa facilité d’accès. Certes, on aurait du mal à dire que l’histoire est intemporelle, car en 2017, les préoccupations des jeunes femmes ne sont plus (uniquement) de trouver un époux le plus rapidement possible. Les mœurs ont évoluées. On ne donne plus de bals, et même les codes sociaux pour faire la conversation par exemple, ne sont plus les mêmes. Mais justement, c’est ce qui m’a plu, la facilité que l’on a à découvrir les habitudes de l’époque, grâce à ce roman qui se lit sans avoir à fournir d’effort pour comprendre le vocabulaire, ou suivre le récit. On se retrouve dans une autre époque, et l’on observe la vie d’une partie de la société, comme par un petit trou de serrure. C’est vraiment plaisant… et cela m’a donné envie de découvrir d’autres romans de Jane Austen

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Pour aller plus loin, voici un podcast fort intéressant sur Jane Austen : https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/jane-austen-1775-1817

My English is rich!

Hi everyone!

Envie d’enrichir votre anglais (d’où le titre) ? Cela tombe bien car je vais vous présenter un bon petit podcast qui vous permettra d’apprendre de nouvelles expressions, à réutiliser dans la vie de tous les jours.

The English We Speak est un programme de la BBC que j’ai découvert récemment, et que j’écoute avec plaisir… Chaque épisode dure en moyenne 3 minutes ! Là si vous me dites que vous n’avez pas le temps, je ne vous croirai pas !

Ce court programme décortique pour vous les expressions anglaises, et vous permet de les entendre dans des conversations qui les replacent dans leur contexte.

Durant la première partie, vous découvrez l’expression au sein dialogues, et pouvez en déduire le sens par vous-même. Il n’y a pas à chercher, c’est ainsi que l’on retient le mieux !

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Ensuite, le sens de l’expression est explicité et les présentateurs vous donnent quelques précisions utiles. Par exemple, ils peuvent expliquer qu’une expression est utilisée par la plupart des locuteurs anglophones, ou plus spécialement dans une région donnée.

Ils peuvent aussi insister sur le côté soutenu ou au contraire familier d’une expression, pour vous éviter de l’utiliser au mauvais moment, avec la mauvaise personne !

Ce programme est prévu pour les apprenants de niveau intermédiaire à confirmé. Si vous avez un niveau d’anglais débutant, vous aurez du mal à suivre, car tout est en anglais. Il vous manquera les bases pour pouvoir avoir une bonne compréhension.

Au besoin, vous pouvez suivre le texte que vous entendez dans le podcast, en le lisant sur le site internet de la BBC : ICI ou alors, vous pouvez vous focaliser uniquement sur le son, en écoutant le podcast depuis l’application podcast de votre smartphone par exemple.

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J’aime beaucoup cette émission, car elle permet d’enrichir son anglais, en acquérant facilement de nouvelles expressions et du vocabulaire. Elle est plaisante à écouter, et comme les épisodes sont courtissimes, on peut toujours en caler un ou deux dans la journée !

Pour retrouver tous les podcasts The English We Speak, c’est par ici !

Liars and Saints – Maile Meloy

Liars and Saints est un roman traduit de l’américain et paru en français sous le titre Pieux Mensonges. La version originale date de 2003, et c’est celle-ci que j’ai lue, car j’ai eu la chance de trouver le livre papier chez Emmaüs !

 

Une famille, en Amérique…

Ce livre est une histoire de famille, qui débute dans les années 1940, avec la rencontre et le mariage d’Yvette et Teddy. Les jeunes gens s’unissent en Californie, et Yvette tombe enceinte avant que son mari, pilote de chasse, parte à la guerre. 

Ce roman nous fait partager le destin d’une famille américaine, pendant plusieurs générations. Nous suivons l’histoire d’Yvette et Teddy, puis de leurs filles, Clarissa et Margot….

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Un récit plein de rebondissements…

Les histoires familiales, je m’en méfie d’habitude, car il m’est arrivé plusieurs fois d’en lire, et de regretter des longueurs… Ce fut le cas avec Le Goût des Pépins de Pomme de Katharina Hagena par exemple. Je pourrais aussi citer Boomerang de Tatiana de Rosnay, qui m’a plu, mais moins que ses autres romans, que j’ai trouvé dans l’ensemble plus rythmés…

Qu’ai-je pensé de Liars and Saints ?

Et bien d’entrée de jeu, j’ai véritablement accroché au style fort accessible de l’auteur, et à sa façon de nous présenter les personnages, de façon claire. On découvre Yvette et Teddy, puis leurs filles, et les fréquentations de celles-ci, mais il n’est nul besoin de relever les noms, car cela reste toujours très abordable !

Les faits s’enchaînent à un bon rythme et on ne se focalise pas sur un seul point, comme cela peut être le cas dans d’autres romans familiaux. Il y a des secrets de famille (pas un seul et unique), mais aussi des évènements a priori sans importance, qui marquent profondément certains personnages, et seront évoqués ponctuellement tout au long du récit…

Le roman est émaillé d’événements, et à la page 40 je me faisais déjà la réflexion d’être pleinement plongée dans l’histoire, et d’avoir découvert deux faits marquants !

Sur les 260 pages que fait ce roman, l’auteure arrive à nous immerger totalement dans la famille, et à nous faire nous attacher à chacun des personnages.

Nous découvrons les forces qui les animent, et comprenons leurs blessures, et leurs façons d’affronter certains événements.

J’ai ralenti ma lecture à la fin du livre, car je n’avais pas envie de me séparer d’eux… C’est rare que cela me fasse cela, et j’avais vraiment du mal à accepter de quitter ce roman.

Vous l’aurez compris, Liars and Saints a été un vrai coup de cœur… Je vous le conseille donc, et plutôt trente-cinq fois qu’une !

 

English words

Hi Everyone!

Je vous retrouve aujourd’hui pour partager une nouvelle fournée d’expressions anglophones. Sans plus attendre, voici une petite subtilité capillo-littéraire !

En anglais on ne dort pas AVEC des bigoudis, mais DANS des bigoudis. En effet, l’expression permettant de dire que l’on dort avec des bigoudis, pour se réveiller avec de jolis ondulations est « to sleep in curlers » et là encore, on note l’extrême logique anglophone, puisque « curlers » vient de « to curl » (boucler), tout simplement. Les anglais n’ont pas besoin d’inventer un mot pour désigner un truc qui permet de boucler les cheveux, ils reprenent simplement le verbe et lui ajoutent un suffixe !

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Connaissez-vous l’expression « to get shitfaced » ?

Je la trouve assez facile à comprendre puisqu’elle est faite des mots « shit » (merde) et « face » (visage). Il s’agit tout simplement d’exprimer l’état d’ébriété avancé, que l’on pourrait traduire en français par être « bourré » ou « défoncé ».

Tout le monde a fini défoncé = Everyone got shitfaced

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#reading #novel

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to run out of steam ou to lose steam signifie « arriver à cours de vapeur » ou « perdre de la vapeur ». C’est une expression imagée, qui traduit le fait de perdre de l’énergie, de s’essouffler.

Cela peut s’utiliser dans différents contextes, notamment pour traduire le fait qu’une personne en train de s’énerver, perd peu à peu ses forces, et commence à se calmer.

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Terminons avec l’expression « to pan out » qui se traduirait en français par « se passer », ou « se dérouler ».

Par exemple : « Je suggère d’attendre, pour voir comment les choses évoluent » : I suggest we wait to see how things pan out.

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Et c’est tout pour cette fois, mais comme d’habitude, je vous propose de partager les expressions étrangères (pas uniquement anglaises) que vous pouvez connaître, par vos lectures, vos cours, vos voyages. Et on se retrouve bientôt pour une nouvelle ration de vocabulaire ! 🙂

Lady Susan – Jane Austen

J’ai mis longtemps à oser approcher la littérature classique anglaise. Mais une fois mon premier roman refermé (les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë) j’ai eu envie de rester dans cette période et ce pays, car je m’y plaisais bien ! Je me suis donc mise en quête d’un autre livre susceptible de me convenir, et je suis tombée sur un billet du blog de Miss Alfie, qui nous présentait Lady Susan.

Lady Susan est un court roman épistolaire, fait de quarante et une lettres précisément.

Ce n’est pas le livre le plus connu de Jane Austen, à qui l’on doit Orgueil et Préjugés notamment. Mais cela constituait une sorte de porte d’entrée pour moi, afin de découvrir le style de l’auteure, avant de me lancer éventuellement dans un livre plus épais !

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Jane Austen a écrit Lady Susan en 1794, mais ce titre n’est sorti qu’en 1871. L’auteure avait environ 18 ans au moment de l’écriture de ce conte moral.

 

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Lady Susan est une veuve de trente-cinq ans, qui parait beaucoup plus jeune, et est dotée d’une grande beauté. Aventureuse désargentée, elle n’a aucun scrupule à jouer de son charme, pour séduire et manipuler…

Au contraire, elle s’amuse à faire chavirer les cœurs, et à convertir ceux qui ont une opinion négative sur elle.

Au début du roman, nous apprenons qu’elle va s’installer quelques temps chez son beau-frère, Mr Charles Vernon.

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Le livre est fait de lettres échangées entre Lady Susan et son amie Mrs Alicia Johnson, mais aussi entre Mrs Vernon (la femme du beau-frère) et sa propre mère, Lady de Courcy.

Certains personnages nous sont présentés au travers des lettres, notamment Frederica Vernon, la fille de Lady Susan, âgée de seize ans. Sa mère aimerait la voir épouser Sir James Martin, un homme stupide, mais riche…

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Catherine Vernon écrit à son frère, au sujet de sa belle-sœur…

She is really excessively pretty.

[…]

I must, for my own part, declare that I have seldome seen so lovely woman as Lady Susan. She is delicately fair, with fine grey eyes and dark eyelashes; and from her appareance one would not suppose her more than five and twenty, though she must in fact be ten years older.

[…]

She is clever and agreeable, has all that knowledge of the world which makes conversation easy, and talks very well, with a happy commande of language, which is too often used, I believe, to make black appear white.

Manipulatrice, Lady Susan déteste son beau-frère et sa belle-sœur, et les sentiments sont réciproques, d’autant plus que la première a tenté d’empêcher le mariage des Vernon… Mais elle s’emploie à tisser sa toile, et à étendre son réseau jour après jour… Cela commence par Réginald, le frère de Mrs Vernon, qui vient également habiter chez eux…

Le roman est intéressant, car il dépeint des rapports hautement hypocrites entre différents personnages qui se détestent bien cordialement. Lady Susan est une peste, un personnage qui ne joue jamais franc jeu et s’amuse à séduire et manipuler son monde. Elle ne semble aimer qu’elle même, et n’a aucune affection pour sa propre fille, qu’elle trouve sotte et sans aucun intérêt !

 

Le livre se lit facilement. Il ne contient pas de longueurs inutiles, et m’a fait sourire à plusieurs reprises. Je suis absolument ravie de l’avoir ouvert !

Je n’ai pas encore visionné l’adaptation ciné qui a été faite de ce roman, mais sachez qu’elle existe, sous le titre Love&Friendship

Quelques expressions anglaises…

Hello chers lecteurs ! Vous êtes généralement enthousiastes quand je vous propose des articles sur du vocabulaire nouveau croisé dans mes lectures. Et je vous annonce que cela me fait bien plaisir ! Alors voici une nouvelle louche de vocabulaire et d’expressions sympathiques, en anglais !

Ce sont des termes que j’ai pu glaner par ci par là, dans mes lectures, au travail, dans différents films…

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On commence avec un verbe « to skim-read« . To skim signifie « to remove floating matter from a liquid« . Vous l’avez ? Il s’agit de « filtrer ».

Et associé au verbe « to read » (lire) il signifie que l’on lit en diagonale, de façon superficielle, afin de repérer les informations essentielles, le plus rapidement possible. 

Vous pourrez utiliser ce verbe dans votre communication professionnelle, pour vous excuser par exemple de demander une information qui était contenue dans un mail. « Oops sorry I should have read your email properly instead of skim reading!«  :-p

 

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Voici un verbe croisé dans un roman que j’ai lu en anglais : To moonlight.

Moon désigne la lune, et light la lumière. Le verbe to moonlight pourrait être traduit par « travailler au noir ». On imagine bien quelqu’un se cacher, et faire les choses dans la nuit, éclairé par la seule lumière de la pleine lune…

Dans mon livre (dont je vous parlerai bientôt, promis !) l’un des personnages demande à son ami qui lui donne des conseils « You’re moonlighting as a skrink now? ». En gros, « T’es psy maintenant ?! ». Pas mal non, comme expression à réutiliser ?!!

 

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To be jam-packed se dit d’un lieu ou d’une personne. Cela peut se traduire par « completely full » (bondé, blindé). Le métro peut être jam-packed, aux heures de pointe. Un agenda peut être jam-packed.

Par exemple dans The Second Chance Cafe l’un des personnage répond que « my days are jam-packed as it is. », c’est à dire que ses journées sont déjà bien remplies !

Attention, c’est une expression courante, que l’on n’emploiera pas n’importe quand et avec n’importe qui. On imagine mal un Réceptionniste d’hôtel répondre à un client qui souhaite réserver, que l’établissement est « jam-packed » !

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Terminons avec To speak someone’s mind.

L’anglais est une langue pratique, qui ne s’encombre pas de mots inutiles, mais fait volontiers des combinaisons, pour exprimer des idées.

Ici, on pourrait traduire littéralement par « parler son esprit ». Concrètement, il s’agit de s’exprimer franchement, de dire ce que l’on a en tête.

He speaks his mind signifie que la personne dit ce qu’il pense, tout simplement.

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Sur ce, je vous laisse et retourne glaner des expressions, pour vous proposer un nouveau billet très bientôt !

Vocabulaire anglais – Les Hauts de Hurlevent

J’aime relever des expressions et du vocabulaire dans mes lectures, surtout lorsque je lis en langue étrangère… Voici quelques petits morceaux délicieux, issus des Hauts de Hurlevent

« I wouldn’t be you for a kingdom! »

Cette exclamation est lancée par Catherine Linton, à l’attention de sa belle-sœur, Isabelle Linton. Littéralement cela se traduirait par « je ne voudrais pas être toi pour un royaume ! », autrement dit, pour tout l’or du monde, je ne souhaiterais être à ta place !

To back someone up

Encore utilisé de nos jours, cette expression signifie que l’on supporte quelqu’un, que l’on va dans son sens. On peut aussi dire « to support », qui se rapproche vraiment du verbe français « supporter ».

What he grasps with one hand he flings away with the other.

Ce qu’il saisit d’une main, il le jette de l’autre. C’est clair non ?

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Dans les Hauts de Hurlevent, on trouve aussi quelques jurons passés de mode…

scoundrel

Désigne un « vaurien » un « bandit ».

A l’inverse, l’expression…

a rough diamond

se traduit par « un diamand brut » et désigne quelqu’un qui est fondamentalement bon…

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Maintenant voici quelques adjectifs intéressants…

wolfish = vorace, féroce –> on note la racine « wolf » du « loup », et cette image négative que le pauvre animal traine depuis des lustres derrière lui.

ghoulish = macabre –> on repère ici la racine « ghoul » qui vient de l’arabe semble t-il et désigne un mort vivant, un ogre, bref, une créature que personne de normalement constitué ne souhaite croiser le soir dans une ruelle déserte…

Ce sera tout pour cette fois, mais je continue à ouvrir l’oeil et surligner les passages intéressants dans ma liseuse, pour vous proposer de nouveaux billets sur le même thème ! 😉

Les Hauts de Hurlevent – VO

BONNE ANNÉE à vous chers lecteurs !

Je vous propose d’entamer 2017 sur les chapeaux de roues, avec une chronique sur un grand classique, que j’ai lu en lecture commune avec le site Livraddict. C’est parti ?

Ce billet est illustré par des photos prises lors d’une fraîche balade à Besançon. Je trouve qu’elle collent assez bien à notre roman du jour !

 

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Besançon givrée

 

Il y a des livres comme cela, que j’ai envie de lire depuis des mois, voire même des années, mais qui m’intimident. J’ai peur de les entamer, et de n’y rien comprendre… Et comme j’ai toujours du mal à abandonner une lecture en cours, et bien parfois je préfère ne pas la commencer, pour ne pas courir le risque de devoir me forcer à la terminer. C’est grave Docteur ?

Bref. Malgré cette terrible névrose, je me suis lancée dans la lecture des Hauts de Hurlevent, en anglais. Tant qu’à lire un classique, autant choisir de le faire en version originale lorsque c’est possible ! J’ai trouvé le ebook gratuitement, car l’oeuvre est tombée dans le domaine public.

Ce roman est le seul et unique roman d’Emily Brontë. Il fut publié en 1847, sous un pseudonyme masculin. Le titre original est Wuthering Heights.

L’auteure est morte l’année suivante et n’a jamais su que son roman avait connu le succès. Et quel succès ? Aujourd’hui ce livre est un classique de la littérature anglais, et a été adapté plusieurs fois en films…

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Cela parle de quoi ?

Il s’agit d’un livre relativement long, qui explore des thèmes somme toute assez classiques : l’amour, la famille, mais aussi la mort, la méchanceté, la cruauté, la vengeance… 

Au centre de l’histoire, s’il ne devait rester qu’un seul thème, ce serait celui de la VENGEANCE, omniprésente.

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Les premières pages…

Au tout début du roman, le narrateur est Mr Lockwood, fraîchement arrivé au Manoir de la Grive. Accueilli plus que froidement par Heathcliff et sa belle fille à Hurlevent, il y passe la nuit, et entame une discussion avec Nelly Dean, la domestique.

Cette dernière va lui compter l’histoire de la famille Earnshaw.

Vous le voyez, Les Hauts de Hurlevent est donc un récit dans le récit, une mise en abîme. Mais cela ne complique en rien la compréhension, car Nelly a une très bonne mémoire et rapporte des faits qui se sont produits plus de quarante ans en arrière, avec force de détails. On revit l’histoire comme si elle se déroulait en temps réel.

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Hurlevent, et ses habitants…

Les Hauts de Hurlevent sont une sorte de lieu-dit, situé en haut d’une colline balayée par le vent. C’est là que vivent les Earnshaw, les parents et leurs deux enfants : Hindley et Catherine. Un jour, le père Earnshaw ramène à la maison un jeune bohémien âgé de six ans, Heathcliff.

Hindley le déteste immédiatement, et ressent beaucoup de jalousie pour ce gamin qui lui apparaît comme un intrus. Catherine au contraire, lie une profonde amitié avec lui.

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Heathcliff est rejeté, en particulier par Hindley, qui deviendra le maître de maison une fois Mr Earnshaw décédé…

Difficile de savoir à quel moment je dois arrêter mon résumé… car c’est un roman relativement long comme je vous l’ai dit, et que les différents rebondissements font tout l’intérêt de ce livre… Certains résumés détaillent l’histoire bien plus longuement, mais je pense que ce n’est pas forcément une chose à faire pour ménager le suspens…

Sachez que l’essentiel de l’histoire tourne autour des personnages de Catherine et Heathcliff. Puis, elle s’étend à la génération suivante, et aux enfants des deux principaux protagonistes…

Enfants, Catherine et Heathcliff sont très complices, et développent ensuite un amour très fort, et surtout destructeur. C’est cet amour, et les humiliations qu’il subit régulièrement, qui forgent la cruauté de Heathcliff, qui elle aussi est centrale dans le livre…

Dans les Hauts de Hurlevent, les gentils sont ceux qui trinquent, comme Edgard Linton et sa sœur Isabella, mariés respectivement à Catherine et Heathcliff…

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Le récit est simple à suivre, que cela soit en anglais ou en français (j’ai lu quelques chapitres en français pour me faire une idée de la qualité de la traduction, et du style dans cette langue).

On ne se perd pas dans les différents personnages, et on tourne les pages sans voir le temps passer. En effet, il y a beaucoup de rebondissements, et l’auteure ne s’embarrasse pas de longues descriptions de paysages !

Balade hivernale

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Les Hauts de Hurlevent ne sont à mon sens pas du tout une romance, même si l’amour est au centre de toute cette histoire. Pour moi, il s’agit d’un roman à l’ambiance très noire, qui s’attache à décrire les sentiments des personnages, et à expliquer les mécanismes de la vengeance et de la cruauté.

Je pense que la saison actuelle se prête très bien à la lecture de ce roman. J’imaginais les lieux décrits dans le livre comme étant relativement hostiles, froids, humides… J’aurais probablement moins vécu l’histoire en lisant ce livre à la plage !

J’ai beaucoup aimé lire ce roman, et me suis mise immédiatement en quête de la version film (il y en a plusieurs d’ailleurs) pour rester encore un petit peu dans l’ambiance… Rendez-vous prochainement pour évoquer les films ?

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La Dernière Fugitive

« I am surprised myself at how hard I have found it to adjust to this new life. » I had thought that I would take it easily. »

J’ai lancé un challenge sur le site Livraddict, qui s’appelle Lire dans toutes les Langues. Le principe est simple : il s’agit de lire un maximum de livres en langues étrangères, d’ici septembre 2017 !

Après avoir lu Le Cercle Littéraire des Amateurs d’épluchures de Patates en VO, j’ai enchaîné sur la version numérique de The Last Runaway, de mon auteure favorite, Tracy Chevalier ! Sachez que ce livre existe aussi en français, sous le titre La Dernière Fugitive. (D’ailleurs je l’ai en français, et je n’exclus pas de le relire dans quelques années, car cela m’arrive parfois avec les livres de cette auteure).

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Nous sommes en 1850, et Honor Bright s’embarque avec sa sœur, Grace, pour l’Amérique. Là-bas, Grace doit épouser un anglais, qui a émigré. Mais la traversée de l’océan est éprouvante, et Grace tombe malade puis décède… Honor poursuit son voyage et s’installe comme prévu chez Adam, le futur époux de sa défunte sœur. Mais elle ne se sent pas à sa place dans l’étrange trio qu’ils forment avec Abigail, la sœur du frère décédé d’Adam…

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Une fois de plus, Tracy Chevalier nous fait changer d’époque, et nous propose de découvrir un joli portrait, d’une jeune femme attachante et en plein chamboulement. Honor change de pays, quitte sa famille, et va devoir se (re)construire dans une Amérique qui se trouve elle-même en pleine mutation.

En effet, l’Amérique est divisée sur la question de l’esclavage. La communauté de Quakers à laquelle appartient Honor est théoriquement contre l’esclavage. Mais cela ne veut pas dire qu’elle aide pour autant les esclaves à s’affranchir…

Au travers de ce roman, nous découvrons la nouvelle vie de Honor, son mariage avec un paysan de l’Ohio, son intégration en Amérique, sa rencontre avec des esclaves en fuite…

L’histoire nous est comptée par un narrateur extérieur. Elle est entrecoupée de lettres écrites par Honor à ses connaissances restées en Angleterre.

Certains passages sur l’esclavagisme, notamment quand Honor interroge son nouvel époux et lui demande s’ils peuvent aider les fugitifs m’ont particulièrement touchée. J’ai trouvé qu’ils étaient très actuels, en ce sens que le mari de Honor justifie en partie le recours à l’esclavage, en expliquant que sans cette pratique, ils ne pourraient pas avoir tout le coton nécessaire à leur vie actuelle. Cela pourrait se rapprocher de certains débats que nous avons maintenant, autour de l’écologie, et du recours à des mains d’oeuvre très peu payées à l’étranger…

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Lire ce livre en anglais m’a semblé assez simple, bien que nous ayons des tournures de phrase d’époque. L’emploi du vieux pronom « thee » à la place du « you » est un peu perturbant au départ, mais l’on s’y fait ! Au contraire, cela contribue à nous mettre tout de suite dans l’ambiance de l’époque.

Ce livre sera l’occasion de vous familiariser avec le lexique de la campagne : hay, straw, barn, to milk the cows, oat, …

Alors, tentés ? Peut-être avez-vous déjà lu ce roman, ou d’autres de Tracy Chevalier ?