Une Femme entre Nous

Je suis dans ma période thrillers et autres bouquins à suspens. En fait, quand je rentre d’une longue journée de travail, j’apprécie de lire des histoires de gens qui ont des soucis bien pires que ceux que je peux traiter au bureau !

Une Femme entre nous est un thriller écrit à quatre mains par Greer Hendricks et Sarah Pekkanen. Il est paru fin mai 2018, aux éditions Sonatine.

Ce livre m’a attirée par son résumé, car on nous annonçait que ce n’était pas ce que l’on allait penser, et qu’il y avait de grandes chances pour que l’auteur nous mène par le bout du nez, avec une histoire qui semblait classique et limpide, mais pourrait bien totalement nous surprendre.

En apparences, il s’agit de Vanessa, une femme brisée par un mariage qui a mal fini ; son ex Richard étant parti pour une plus jeune, qu’il s’apprête à épouser. Vanessa est totalement obsédée par la nouvelle compagne de Richard, et trouve un semblant de réconfort dans l’alcool…

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Merci @netgalleyfrance pour ces momebts de lecture !

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Mais ça, ce sont les apparences… Cela ressemble à une histoire classique, une banale histoire de couple, quand l’amour finit par s’user, et que l’un des deux part trouver son bonheur dans d’autres bras, laissant son ex totalement démolie.

On aborde les thèmes déjà tant abordés, de la jalousie et de la rupture.

Et pourtant, ce n’est pas de cela qu’il s’agit ! Grâce à une construction astucieuse, les auteurs parviennent à nous tromper pendant plus de la moitié du roman, avant de nous dévoiler la vérité.

J’avais beau savoir que j’allais probablement tomber des nues, je n’ai pas réussi à deviner là où l’on me trompait. Et du coup, lorsque le twist s’est opéré, j’ai adoré découvrir le fin mot de l’histoire !

En plus, cela ne s’arrête pas à ce premier dénouement. Non non, après cela les auteurs continuent de nous surprendre, et de nous proposer un récit rythmé, et prenant…

En résumé, ce livre m’a bien plu, et j’en recommande la lecture aux plus curieux qui passeront par ici.

Enfin, je remercie les éditions Sonatine et Netgalley, pour la belle découverte !

 

 

 

 

 

 

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Piège conjugal – un thriller dans de beaux draps

J’adore lire des thrillers, pas trop saignants, mais bourrés de suspens, histoire de bien me mettre les glandes avant d’aller dormir !

En lisant le résumé de Piège Conjugal sur la plateforme Netgalley, j’ai tout de suite pensé que ce roman pourrait me plaire, et pas qu’un peu.

Je vous propose un résumé fait maison !

Alice est une Avocate, qui a laissé sa carrière de rockeuse de côté pour se réorienter, puis épouser Jake. Lui est Psychologue, et fou amoureux de sa jeune épouse. Leur avenir s’annonce sous les meilleurs auspices, et tout à leur bonheur, les jeunes mariés ne se méfient pas vraiment lorsqu’un invité de leur mariage leur offre un étrange cadeau…

Alice et Jack adhèrent au Pacte, un club select sensé garantir leur mariage dans la durée.

Mais s’engager dans le mystérieux Pacte ne sera pas sans conséquences… Derrière le faste et les beaux discours ponctués de « mon ami », apparaît bien vite un véritable cauchemar… Les règles à suivre sont nombreuses, tout comme les sanctions qui découlent de leur non-respect. Rapidement, les deux jeunes époux réalisent qu’ils se sont embarqués dans une sacrée galère…

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J’ai adoré ce bouquin, car le thème est très original, et change des histoires de disparitions dont j’ai l’habitude. Je me suis laissée attraper par l’histoire dès les toutes premières lignes. J’ai lu plusieurs chapitres à la suite, sans pouvoir éteindre ma Kindle, malgré ma fatigue. N’est-ce pas le signe même que l’on tient un excellent thriller ?

Le livre est relativement long (480 pages) et je pense que quelques passages auraient probablement être retirés, pour donner plus de rythme au récit. Mais malgré tout, l’histoire ne s’essouffle pas.

Tout l’intrigue tient dans les fondements du Pacte. Qu’est-ce qui permet aux fondateurs de tenir leurs membres, et d’éviter que ceux-ci ne sortent du cercle ? Est-ce que les sanctions sont vraiment si atroces qu’elles en ont l’air ? Est-ce une simple mascarade ? Alice et Jack parviendront-ils à sortir du Pacte ? Finiront-ils au contraire par y trouver leur compte ?

J’ai beaucoup aimé cette lecture, que j’ai trouvée originale et pleine de suspens !

Je remercie une fois de plus Netgalley, pour m’avoir permis de découvrir une belle nouveauté, ainsi que les Presses de la Cités, qui éditent ce roman.

L’Homme idéal en mieux – Angéla Morelli

Angéla Morelli est une auteure française, à qui l’on doit différents romans du genre Chick-litt (comprenez par là, littérature de poulette). C’est parce-que le soleil me donnait envie de lire quelque chose de léger, que j’ai choisi L’Homme idéal en mieux, parmi les ebooks qui somnolaient dans ma Kindle.

Emilie a 35 ans, et enseigne le français. Après une rupture particulièrement douloureuse, elle s’est réfugiée de façon temporaire, chez sa meilleure amie, avec sa fille Elizabeth prénommée ainsi en hommage au personnage d’Orgueil et Préjugés.

Le protagoniste numéro 2 de la rupture douloureuse en question, revient tenter sa chance au mauvais moment… car Emilie vient de rencontrer Samuel, le père d’un ancien élève, au charme absolument irrésistible…

***

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Ce roman ne casse pas trois pattes à un canard. C’est de la chick litt classique, pleine de clichés. Le titre ne ment pas, on nous présente l’homme idéal, tellement idéal qu’il ne lui reste pas un gramme de crédibilité. Imaginez un peu, le mec invite Emilie à manger chez lui, et lui envoie même un taxi (prépayé cela va sans dire) pour venir la chercher sur son lieu de travail…

Comme si cela ne suffisait pas, il lui a concocté un repas italien. Et là vous vous dites, mouais facile, il a fait des pâtes… (oui mais des Panzani !) et bien non, il lui a cuisiné un risotto absolument orgasmique, et un tiramisù… Sérieusement quoi ?

Dans le même genre, l’héroïne est malade comme un chien. Elle passe la journée dans son lit, à se moucher. D’un coup, la sonnette retentit, et elle va ouvrir sans vérifier qui est en bas… Vous avez deviné la suite ? C’est évidemment le beau Samuel qui déboule, inquiet de ne pas avoir de nouvelles, et trouve Emilie avec une tronche à faire peur…

Le mec la veille pendant sa maladie, va lui chercher des médicaments à la pharmacie alors qu’elle n’a rien demandé…

Honnêtement, il n’y a que moi qui trouve ça un peu gros ? Déjà, qu’il débarque sans prévenir parce-qu’il est fou d’inquiétude pour une nana qu’il a à peine embrassé une fois ? Ensuite que la nana en question ouvre sans penser une seule fraction de seconde qu’il pourrait s’agir du fameux Samuel ? Non…. faut pas me la faire à moi.

Le personnage de Samuel est vraiment trop parfait, trop prévenant… TROP peu crédible. Et celui d’Emilie est absolument caricatural aussi. La fille qui panique à l’idée de retomber amoureuse, et s’enfuit en courant parce-qu’on l’embrasse, cela arrive dans la vraie vie ? Peut-être vous me direz… mais moi je n’y ai pas cru plus de deux pages.

Ce roman se lit bien, pour passer le temps… Mais heureusement qu’il ne dure pas trop, car il en deviendrait vite lassant ! En fait, ce livre m’a fait réaliser que si le mec idéal existait, en fait il serait chiant parce-que trop acquis et collant. Voilà peut-être l’intérêt de ce livre en fin de compte… :-p

Mon putain d’avis sur un drôle de bouquin

C’est sur la plateforme Netgalley que le bouquin dont je m’apprête à vous parler a capté mon attention. Comment ? Grâce à son titre. En effet, il s’appelle Le putain d’énorme livre du bonheur qui va tout déchirer. Genre. Le truc vend du rêve !

Je me suis dit… avec un titre accrocheur comme ça, il a intérêt à sortir des sentiers battus, sinon son auteur Anneliese Mackintosh n’aura plus qu’à aller se planquer au fond d’une grotte…

Anneliese Mackintosh est née en Allemagne et vit aujourd’hui à Bristol. Elle aime écrire sur différents thèmes comme le sexe, le féminisme, la santé mentale, la dépression… Plusieurs de ces sujets se retrouvent d’ailleurs dans le Putain d’énorme livre du bonheur qui va tout déchirer.


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Que l’on ne s’y trompe pas, ce livre est un roman, et pas un guide de développement personnel. En fait, il contient quelques astuces pour améliorer le quotidien ; des astuces que l’on pourra relever pour notre usage personnel. Mais cela reste avant tout un roman.

Le personnage principal est Ottila, une jeune femme qui n’a que des soucis, à commencer par un sérieux problème d’alcool. On n’est pas en présence de Bridget Jones, qui se bourre la tronche au Chardonnay pour tromper la solitude, toute seule sur son canap. Non Ottila est réellement et profondément alcoolique.

Son père vient de décéder dans des circonstances particulières, et sa sœur est internée pour la protéger de sévères pulsions suicidaires. Les amis d’Ottila ne l’aident pas vraiment à remonter la pente, et notamment à se sortir de son problème d’alcool, exception faite peut-être de Thalès… plus qu’un ami en réalité, un amant. Mais Ottila n’est pas forcément prête à lui laisser la place qu’il réclame dans sa vie…

A la bibliothèque du travail, Ottila trouve Le Petit Livre du bonheur. Elle ne va pas se contenter de le lire pour s’inspirer vaguement des conseils qu’il contient, mais va lui arracher des pages, en coller d’autres, bref se l’approprier, et l’enrichir de mails, copies de SMS et autres tickets de caisse. C’est ce petit guide customisé que nous tenons entre les mains…

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#lecture #netgalley

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Au départ j’ai été un peu déçue, car je m’attendais à un livre feel-good, qui me mettrait instantanément du baume au cœur, en me faisant partager les aventures amusantes de son personnage principal. Au lieu de cela, j’ai fait connaissance avec Ottila, et ses multiples problèmes.

Mais petit à petit, le ciel de l’héroïne s’éclaircit, et notre lecture se charge en espoir, et en bonheur… Et là du coup, j’ai accroché de plus en plus. Je me suis attachée au personnage, et à certains de ses proches, qui rendaient son ciel plus bleu. J’ai pris plaisir à me plonger dans son univers, et à voir ses problèmes se solutionner…
En définitive, cette lecture m’a vraiment plu. Je ne parlerais pas de total coup de cœur, mais pas loin…

Ce livre n’est pas un bouquin à la guimauve, où tout passe du noir au rose. Il est assez crédible, et c’est aussi ce qui m’a plu. Vous le trouverez aux éditions Milady !

Nicci French

J’avais déjà lu deux livres du couple anglais Nicci French (derrière ce pseudo, se cachent en réalité Nicci Gerrard et de son mari Sean French). J’avais bien accroché. C’est pour cela que depuis, lorsque je trouve un livre d’eux en occasion, généralement je me l’offre.

What to do when someone dies (que faire quand quelqu’un meurt) a été traduit en français sous le titre Plus Fort que le Doute.

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L’histoire débute par une très mauvaise nouvelle pour la narratrice Ellie. La police vient de lui annoncer que son époux, Greg, est décédé dans un accident de la route. Et pour en rajouter à sa peine, celui-ci n’était pas seul. Il avait une passagère, rapidement identifiée comme étant Milena Livingstone, une femme dont Ellie n’avait absolument jamais entendu parler.

Pour tout le monde, il est clair que Milena et Greg entretenaient une liaison. Mais pour Ellie, cela semble inconcevable…

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J’ai bien aimé ce thriller, car les auteurs parviennent à instiller une bonne dose de suspens tout du long… L’histoire est intéressante, et comporte de nombreux rebondissements. La tension ne retombe pas.

Les personnages sont suffisamment nombreux pour que nous puissions avoir plusieurs suspects. Mais ils sont bien présentés, et je n’ai jamais eu ne serait-ce qu’à fournir un début d’effort pour les situer les uns par rapport aux autres.
En bref, ce thriller m’a beaucoup plu !

Journal d’un incorrigible éditeur…

C’est sur une belle étagère de book crossing, à l’hôtel Maggiore de Bologne, que j’ai rencontré ce livre (en italien) : Diario di un editore incorreggibile. Je n’en avais jamais entendu parler et ne connaissais pas l’auteur, Mario Cassini.

Le résumé m’a tout de suite tentée. Un livre écrit par un Éditeur, au sujet de son job, quand on aime passionnément les livres cela attire forcément, non ?

Dans ce petit livre (une centaine de pages) l’auteur nous relate comment il est devenu Éditeur, et ce que cela signifie réellement de tenir une maison d’édition.

Il nous détaille ses différentes missions, raconte pourquoi il a choisi cette voie, et en quoi il a pu être déçu par rapport à ce qu’il imaginait.

C’est intéressant, et l’écriture est plaisante. Donc le livre se lit rapidement.

J’ai regretté que certains passages se répètent un peu, notamment quand l’auteur parle de l’aspect paperasse qui prend le dessus sur la lecture et le vrai plaisir de lire. Mais ce n’était pas non-plus insupportable…

J’aurais aimé rencontrer plus d’anecdotes amusantes. Disons que je m’attendais à un livre marrant, et qu’en réalité c’est surtout un témoignage, léger mais pas humoristique.

Le fait de découvrir la réalité qui se cache derrière un métier qui pourrait faire fantasmer est fort intéressant.

Si le thème vous tente et que vous lisez en italien, alors laissez-vous tenter !

La Vie Très Privée de Monsieur Sim

Ciao tout le monde ! Aujourd’hui je vais vous présenter un roman que j’ai lu un peu par hasard, car j’ai remporté un exemplaire à un jeu concours. Il s’agit d’un ouvrage de Jonathan Coe.

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Maxwell Sim est un looser. Sa femme l’a quitté et est partie avec leur fille.

Il n’a plus vraiment de raison de se lever le matin, pas vraiment de passion. Et puis un jour, il reçoit une proposition aussi loufoque qu’inattendue : traverser l’Angleterre au volant d’une Toyota Prius, pour le compte d’une entreprise qui vend des brosses à dents.

Mission acceptée, et voilà notre bonhomme qui sillonne les routes, et converse avec Emma, son GPS ! Au cours de son périple, il en profite pour revoir différentes connaissances qu’ils n’a pas croisées depuis des années.

Ces rencontres lui permettront d’exhumer des souvenirs jusque là enfouis, et de mieux se comprendre lui-même…

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Ce roman m’a plu, même s’il ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. J’ai aimé l’humour typiquement anglais, et le côté road movie version roman. C’est à l’intérieur de sa propre vie que le personnage voyage.

En se remémorant des passages clés de son passé, et en repensant à des événements lointains, il relie les points, démêle les fils de son existence.

Ce n’est pas ennuyeux non, mais il m’a manqué un petit je ne sais quoi pour m’attacher véritablement aux personnages.

Maxwell est un homme solitaire, qui observe beaucoup les autres. S’il lui arrive de partir dans de longs monologues qui peuvent littéralement tuer son voisin de siège dans l’avion, il est plus fréquent qu’il se retrouve bloqué, à ne pas savoir quoi faire ni quoi dire pour se faire comprendre de ses pairs.

Ah comme il est plus facile pour lui de faire la route avec Emma, la voix de son GPS, que de parler avec son ex femme !

J’ai trouvé que l’auteur avait un certain talent, pour nous proposer une histoire sur ce thème, sans nous faire sombrer dans l’ennui le plus profond. D’habitude, dès qu’il y a un peu trop d’introspection, je me mets à bailler. Là pas du tout. Mais même si les découvertes que le narrateur fait sont fort intéressantes, il m’a manqué un petit quelque chose, pour réellement m’attacher à ce personnage, et m’impliquer pleinement dans l’histoire.