Le Linguiste était presque Parfait

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J’ai eu la chance de remporter ce roman de David Carkeet à un jeu concours organisé par les éditions Points sur les réseaux sociaux.

Il s’agit d’un policier teinté d’humour, que je n’aurais pas forcément choisi de moi-même.

Nous nous retrouvons à Wabash, un centre de recherches, où des linguistes étudient le langage des très jeunes enfants. Il y a là des Linguistes comme je viens de l’écrire, mais également des puéricultrices, Mary la Secrétaire, un pigiste, et différents autres personnages, qui deviennent tous de potentiels suspects, quand le Linguiste Stiph est retrouvé mort, le crâne fraîchement rasé.

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Le Linguiste était presque parfait… #extrait #lecture

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Il y a de nombreux personnages dans ce roman, qui nous sont tous présentés en même temps. Les linguistes sont tantôt désignés par leur nom, tantôt par leur prénom, ce qui fait que parfois l’on s’y perd un peu.

C’est à cause de cette confusion que j’ai eu du mal à entrer véritablement dans l’histoire, et à me prendre au jeu de l’enquête. Je ne me souvenais plus qui avait fait quoi, qui détestait qui…

Le fait de ne pas accrocher véritablement aux personnages a fait que malheureusement, je ne me suis pas immergée dans l’enquête, et en suis restée une spectatrice distante…

Ce livre n’a donc pas été un coup de cœur pour moi, mais pas non-plus un raté total. Cela restera une lecture agréable, sans plus…

 

Romy – David Lelait Helo

Grâce à un jeu concours organisé par mon émission de radio fétiche (La Curiosité, RTL) j’ai remporté un lot de deux livres, dont la biographie de Romy Schneider par David Lelait Helo.

Ce livre sort 35 ans après la disparition de l’actrice, dans des circonstances qui restent troubles.

J’aime énormément les biographies, au point de lire celles d’artistes dont je ne connais aucune oeuvre. Ce fut le cas pour celle-ci, car je l’avoue, je n’ai à ce jour encore visionné aucun film avec Romy Schneider (non non, pas même Sissi) !

David Lelait Helo, journaliste au magazine Nous Deux, n’en est pas à son coup d’essai, puisque avant de publier Romy, il a déjà écrit de nombreuses biographies, dont la première Evita, Le destin mythique d’Eva Perón, remonte à 1997. Il a aussi écrit sur Maria Callas, Dalida, Vanessa Paradis…

Et après avoir lu Romy, je pense me mettre en quête de ses autres livres, car j’ai beaucoup apprécié son style.

Le biographe retrace les grands événements de la vie de l’artiste, en se faisant oublier. L’on suit le récit, sans voir les minutes filer, tant l’on est captivés par ce destin hors normes.

Il y a beaucoup de sensibilité dans ce livre, et c’est un portrait à la fois délicat et respectueux que dresse son auteur.

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Même pour moi qui ne connaissais pas du tout Romy Shneider, à part dans les (très) grandes lignes, il a été très facile de me repérer dans ma lecture.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai désormais fort envie de découvrir la filmographie de Romy Schneider, et que je ne commencerai pas par les Sissi ! En effet, j’ignorais que l’actrice les avait tournés plutôt à contre-cœur…

Vous l’aurez deviné je pense, ce livre m’a passionnée. Notez également qu’il contient un rabat de chaque côté de la couverture, incluant des photos de Romy Schneider. Vous pourrez le trouver pour 18 € aux éditions Télémaque.

 

Aide-Moi – Nicci French

Est-il encore nécessaire de présenter Nicci French ? Ce pseudonyme qui cache en réalité un couple (Nicci Gerrard et Sean French) a signé plusieurs romans, parmi lesquels Charlie n’est pas Rentrée, que j’avais beaucoup apprécié…

Il faut dire que j’ai plaisir à lire des thrillers que je qualifie de « soft », à base de disparitions inquiétantes, sans cadavres ou alors très très peu !

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Aide-Moi est paru en 2007. Ce roman met en scène le personnage de Holly, une jeune femme associée de sa propre entreprise, heureusement mariée à un homme attentif et aimant. Malgré un environnement qui semble des plus favorable, Holly enchaîne les erreurs de parcours, et se met de plus en plus en danger.

Le roman s’ouvre sur une nuit de débauche, au cours de laquelle elle finit au lit avec un parfait inconnu. Au réveil, Holly ne se remémore que des bribes de sa soirée.

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Autant le dire de suite, j’ai eu du mal à avancer dans ce roman. Je n’accrochais pas au personnage de Holly que je n’arrivais pas à comprendre. Je ne ressentais aucune empathie pour cette femme qui paraissait prendre un malin plaisir à se mettre dans des situations dangereuses et désagréables, sans raison apparente.

La clef d’un bon thriller, avant même d’avoir un dénouement qui vaut le coup, c’est de proposer un personnage principal auquel on s’identifie, et pour lequel on tremble tout au long du récit, non ?

Ici, Holly enchaîne les confrontations violentes, les prises de risques, et creuse toujours plus profond, comme si elle recherchait le désastre.

En prime, la personnalité des personnages est assez peu travaillée. On se penche beaucoup sur le trouble psychologique de Holly, mais cela ne suffit pas à la connaître, et à la rendre réelle pour le lecteur. Du coup, j’ai eu l’impression de rester en dehors de ce roman.

L’écriture du duo est efficace, comme toujours, et c’est ce qui a sauvé ce livre, et m’a permis de ne pas l’abandonner en cours de route. Mais malgré cela, je n’ai pas été transportée. J’avais deviné la fin assez rapidement, ce qui est très rare quand je lis un thriller.

Mon impression est donc des plus mitigée. S’il fallait vous conseiller ou non ce roman, je pense que je vous dirais de lire déjà d’autres titres de Nicci French, car Aide-Moi n’est clairement pas le meilleur !

Quand on s’appelle Simone, Corinne Naa

J’ai acheté Quand on s’appelle Simone un peu sur un coup de tête. Enfin, non c’était COMPLÈTEMENT sur un coup de tête en fait, puisque je n’en avais jamais entendu parler, et l’ai trouvé dans les promos du jour sur Amazon. Le résumé m’a plu, donc je me suis laissée tenter.

L’histoire est celle de Simone, vous l’aviez deviné, perspicaces comme vous êtes.

Lorsque nous la rencontrons, Simone n’est encore qu’une enfant, qui habite avec ses parents et sa grand-mère. Les premiers sont flics ; la mamie est retraitée. Son père est totalement flippé de tout, et donne des prénoms à ses couteaux. Sa mère est culturiste et passe sont temps à faire de la muscu et à s’enduire de tan.

Simone n’est donc pas vraiment tombée au sein d’une famille « classique », si tant est que la famille classique existe.

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Elle nous raconte sa vie à la première personne, son enfance, ses études, ses amours, et nous suivons sa drôle de vie comme si le film passait en accéléré sur un écran. Sur son premier mariage avec un imbécile, elle passe rapidement. On s’attarde un peu plus sur sa deuxième histoire, puis sur sa reconversion professionnelle, et sur son changement total de vie… On découvre les blessures qui ont parsemé son existence…

Les phrases sont simples, courtes, et donnent un rythme vraiment particulier au récit. J’ai eu du mal au départ, car j’avais l’impression de lire un résumé et de passer à côté des choses.

Et puis, très rapidement, je me suis laissée prendre au jeu, et j’ai eu de plus en plus de mal à lâcher mon livre quand venait l’heure de dormir…

L’auteure emploie des tournures amusantes, joue avec les mots, fait des comparaisons parfois vraiment tordantes. Elle nous conte une histoire qui n’est pas forcément toute rose, mais qui a le mérite d’avoir de nombreux rebondissements.

Simone est attachante, et l’on n’a qu’une envie, savoir ce qu’il va advenir de ce petit bout de femme…

Bien souvent je me suis regardée dans ses yeux.

Regardée oui, vue… jamais.

 

Il est difficile pour moi de vous dire en quoi ce roman est vraiment bon, et pourquoi je l’ai adoré, alors je vais vous dire qu’il est à part, et qu’il ne m’a pas rappelé d’autres romans que j’aurais pu lire avant lui… Et pour le reste, et bien à vous de voir si j’ai suffisamment piqué votre curiosité pour vous donner envie de le découvrir à votre tour… Je l’espère !

 

La Vie en Temps de Paix

Sur Netgalley, j’ai été attirée par le titre de ce roman La Vie en Temps de Paix, à paraître en août chez JCLattès, et ai donc lu le résumé… Cela parlait d’Italie, donc forcément, j’ai demandé mon exemplaire numérique…

Mais malheureusement, je vous le dis tout de suite, ce fut un flop.

Non, ne pensez pas que ce roman est mauvais ; je ne pense pas que cela soit nécessairement le cas… mais il ne correspond pas à mes goûts. Trop de longueurs, de lenteurs… d’introspection… pas assez d’action… et surtout, un personnage central auquel j’ai trouvé peu d’intérêt.

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Ivo Brandani est un Ingénieur de soixante-neuf ans, qui travaille pour le compte d’une multinationale, sur le chantier de reconstruction de la barrière de corail de la mer Rouge. Alors qu’il rentre en Italie, il part dans ses pensées, et revit mentalement certains moments forts de son passé…

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C’est un livre long (592 pages), qui retrace une bonne partie de la vie d’un homme presque septuagénaire. Cette vie a été bien remplie, mais lui a apporté peu de joie. La raconter permet de raconter l’histoire du pays de celui qui l’a vécue, l’Italie, avec ses aberrations, sa bureaucratie, ses petits chefs…

Du coup, les pensées de Brandani sont plutôt de nature à filer le bourdon au lecteur.

Ajoutez là-dessus que la chronologie est parfois compliquée à suivre, et que je me suis demandée à plusieurs reprises si le passage que j’étais en train de lire se déroulait avant ou après celui que j’avais lu quelques pages en arrière… c’était trop pour moi.

L’auteur retranscrit totalement la divagation des pensées de son personnage. On ne perd pas de vue le fait qu’il est perdu dans ses souvenirs, mais c’est aussi cela qui m’a lassée. Dans le temps présent, rien ne bouge…

J’ai donc abandonné ma lecture, à peine avant d’atteindre le milieu du roman.

Je déteste faire cela, mais quand vraiment je n’accroche pas du tout à un livre et que je dois me faire violence pour l’ouvrir chaque soir, je finis par m’y résoudre.

La Vie en Temps de Paix aura été le deuxième livre abandonné en cours de route pour cette année… Pas de bol. Je ne le recommanderai pas, mais lirai néanmoins les chroniques des autres lecteurs, avec un intérêt accru. Je suis en effet curieuse de voir si je suis passée à côté de quelque chose…

 

 

 

Hello de la Planète Zèbres – Sam. B. Sam

Sur Netgalley, je regardais les dernières parutions, quand mon curseur s’est arrêté sur un titre original : Hello de la Planète Zèbres. La couverture verte représentant un zèbre à lunettes annonçait plutôt un ouvrage à destination des plus jeunes. Mais cela ne m’a pas empêché de cliquer, par curiosité.

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Paru aux éditions LiLys, ce court roman a été écrit par un jeune homme de onze ans, dans le cadre d’un projet scolaire. C’est le premier titre proposé par Lilys dans la collection Génération Z.

Ce livre retrace le quotidien d’un garçon différent, avec des mots simples, qui permettent de s’immerger immédiatement dans l’histoire, pour n’en ressortir qu’après le dernier point !

Sam est différent de ses camarades. Il ne sait pas bien dire pourquoi au juste, au début du livre, mais au fil des jours, il va le découvrir, et mettre des mots sur ce qui le différencie.

J’ai beaucoup aimé lire ce livre, très joliment écrit soit dit en passant, et ai appris également en tournant ses pages.

La lecture est rapide. Disons que vous pouvez lire ce livre en une seule fois. Et pour cela, je le recommande aussi bien aux plus jeunes, qu’aux adultes curieux !

 

Mon Autopsie – Jean-Louis Fournier

Décidément, si l’on pensait que Jean-Louis Fournier avait déjà parlé de lui en long en large et en travers, et qu’il ne pourrait guère nous surprendre plus, on se trompait. Après avoir évoqué ses deux fils handicapés mentaux dans un touchant Où on va, Papa, partagé le deuil de son épouse dans Veuf et abordé la grosse brouille qui le sépare de sa fille Marie dans La Servante du Seigneur, cet écrivain, également humoriste et réalisateur de télé, nous propose un nouveau roman, écrit avec les tripes… Savourez le jeu de mot, puisque comme son nom l’indique, Mon Autopsie met en scène… sa propre autopsie.

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« La culture c’est la récompense de la curiosité. »

On retrouve notre auteur, allongé sur la table d’examen, entre les mains délicates d’une étudiante en médecine, qu’il a choisi d’appeler Égoïne, en clin d’œil à la fameuse scie égoïne, qui comme elle, incise, coupe, ouvre…

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Non Jean-Louis Fournier ne nous sert pas ici un remake de Saw sous forme de bouquin. S’il évoque les manipulations que l’étudiante inflige à son cadavre, il s’attarde surtout sur le sens figuré de cette autopsie, et analyse sa vie passée, au fur et à mesure qu’Égoïne découpe et découvre… Ce livre ce sont des mémoires.

L’auteur nous parle à nouveau de Sylvie, son épouse partie avant lui, mais aussi de ses enfants, de ses souvenirs de jeunesse, de ses parents… Il le fait à travers des chapitres courts, très joliment écrits.

Que vous ayez déjà lu d’autres ouvrages de Jean-Louis Fournier, ou que vous soyez totalement novices, vous n’aurez aucun mal à vous laisser guider par sa plume.

Le ton est délicieux, comme souvent avec cet auteur. Il y a de jolies citations à retenir, des jeux de mot, et partout, de la douceur, enrobée dans une belle dose d’humour, omniprésente chez Jean-Louis Fournier !

Ce livre est aussi l’occasion de préciser certaines choses, et notamment de répondre à la critique qui a pu entourer la sortie de son roman Où on va Papa. L’auteur consacre un chapitre à ce livre, dans lequel il explique qu’il a écrit ce livre non pas pour se plaindre (ceux qui comme moi l’ont lu ont certainement dû le constater) mais pour parler de ses deux fils handicapés ; pour les faire connaître.

On partage plus facilement quand on a rien.

J’ai rarement été déçue par Jean-Louis Fournier (une seule fois à vrai dire, et je vous en avais parlé ici). Ce livre m’a confirmé que j’adore le style délicat de cet auteur. Il rit de tout, avec beaucoup de finesse et en se moquant du qu’en dira t-on.

Je vous conseille totalement ce livre, d’autant plus qu’il est très rapide à lire, et qu’il parlera à tout un chacun, puisqu’il aborde les thèmes de la vie...

Et enfin, je vous propose de se quitter sur un dernier lot de citations issues de ce joli ouvrage !

Longtemps j’ai pensé que la meilleure façon de se croire jeune c’était de s’entourer de plus vieux, mais il y a un moment où ça devient difficile, on n’en trouve plus.

J’aurais aimé être instituteur, faire entrer des tas de choses dans les têtes des petits cons.

Souvent ce qu’on n’aime pas sur terre est ce qu’on ne connait pas.

 

Le livre papier est à paraître chez Stock, le 30/08/2017. Vous pouvez dors-et-déjà le pré-commander.