Le livre des Radieux, de Brandon Sanderson – tomes 1 et 2

Chronique guest : bienvenue à Monsieur Verbania !

Le livre des Radieux fait suite à deux romans, «la voie des rois 1 & 2», qui ouvrent la saga de Brandon Sanderson sur le monde de Roshar.

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les #lectures de Môssieur… #livre

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Roshar est un monde de pierre et de guerre, une guerre terrible et insensée entre les humains et les Parshendis, des êtres humanoïdes ayant la possibilité de changer de forme dans certaines conditions. C’est un monde de tempêtes, où le Père des Tempêtes, un être pseudo-divin, écume les terres en charriant une tempête géante avec lui… en lui…

Alors que le dirigeant de la confédération humaine tente de mettre un terme à la guerre contre les Parshendis, il est assassiné par un homme vêtu de blanc, qui fait montre de pouvoirs magiques impressionnants, et qui utilise une Lame d’éclat, une épée magique légendaire qui était l’apanage exclusif des Chevaliers Radieux, un groupe d’humains dotés de pouvoirs étranges, depuis longtemps tombé en disgrâce et dissout.

Nous suivons dans ce monde Kaladin, et Shallan, en deux histoires séparées qui finiront par se recouper.

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#lectures

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Kaladin est un soldat tombé en esclavage par une perfidie de son général, et qui lui voue une haine qui ne pourra s’éteindre que dans la mort de l’un des deux protagonistes. Shallan est une jeune aristocrate dont les déboires familiaux l’ont rendue fragile, mais qui possède une force de caractère surhumaine, qui finira par la faire partir à la découverte de ses réelles capacités.

Kaladin et Shallan vont tous les deux avancer dans leur vie, séparément, pour se rejoindre ensuite dans la bataille finale contre les Parshendis, qui décidera du sort du monde ; quelque soit l’issue, une des deux races ne sera plus.

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#extrait

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Ces deux livres, ou plutôt ce livre en deux tomes, m’a plongé dans un monde original, profond, sans pitié mais qui connait la beauté. On est séduit rapidement par les personnages principaux et on en vient à vibrer pour eux lors de leurs combats ou épreuves. Le style est fluide et nous permet de nous immerger dans l’univers de l’auteur, qui n’en est pas à ses débuts. Néanmoins, je conseille la lecture des deux tomes précédents afin de mieux comprendre une intrigue bien ficelée (je ne l’ai pas fait, car en commençant ma lecture, j’ignorais qu’ils existaient). En conclusion je recommande fortement cette lecture aux fans de fantasy originale.

Mazarine Pingeot – Le Cimetière des Poupées

Mazarine Pingeot est une femme de lettres, née en 1974 à Avignon. Elle est aussi, il serait surprenant de ne pas le dire, la fille de François Mitterand, née de sa relation avec Anne Pingeot.

Elle a écrit plusieurs romans, et celui que je m’apprête à vous présenter n’est pas son premier. Il est paru en 2007.

Le Cimetière des Poupées est un ouvrage de fiction, qui s’inspire d’un fait divers qui a profondément marqué l’opinion l’année précédant sa sortie… l’affaire des bébés congelés des époux Courjault.

Pour rappel, il s’agit d’un couple d’expatriés installé à Séoul, dont le mari avait retrouvé deux corps de bébés dans le congélateur de la maison familiale. Après de nombreux rebondissements, Dominique Courjault avait avoué le meurtre des nourrissons, et un troisième meurtre antérieur, commis en France.

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Dans son court roman (il tient en 170 pages aux éditions Points), Mazarine Pingeot nous livre l’histoire d’une femme infanticide. La narratrice se trouve en prison, et rédige une lettre dans laquelle elle s’adresse à son mari. Tout le roman est donc écrit à la seconde personne du singulier.

La missive retrace la vie de son expéditrice, et brosse le portrait d’un couple bancal, au sein duquel la femme a toujours été étouffée.

Le lecteur se retrouve en bien mauvaise posture, puisque rapidement, il ressent de la pitié et de l’empathie pour cette femme, au point de parfois comprendre son geste fou…

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Ce roman aurait pu rappeler Chanson Douce de Leila Slimani (sorti après, puisque je le rappelle, il s’agit du dernier Goncourt). Le thème est assez proche.

Mais ces deux livres sont assez différents, ne serait-ce que par le style.

J’ai moyennement accroché à cette lecture. Le style est accessible, et l’on ne peine pas à suivre le récit. Mais il est à mon sens nécessaire de connaître ne serait-ce que vaguement, le fait divers qui a inspiré l’auteure, sinon l’on reste vraiment avec un sentiment d’inachevé. En effet, à aucun moment la narratrice ne met de mots précis sur son acte. Jamais elle ne dit clairement ce qu’elle a fait, et ne détaille le moment où tout a basculé. Il aurait été important à mon sens, de ne pas zapper cet instant crucial, qui aurait dû servir de conclusion au roman.

Au lieu de cela, nous revivons la rencontre, les premiers instants du couple, l’enfance de l’épouse. C’est bien écrit, mais pas assez percutant pour me convaincre entièrement…