De l’absurdité d’être accro au boulot

De temps en temps, j’aime me plonger dans un essai, entre deux romans de fiction.  Ma dernière lecture en date dans ce genre, a été De l’Absurdité d’être accro au boulot, qui paraîtra le 11 octobre 2017 chez JCLattès.

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Depuis plus de six ans, Annie Kahn l’auteure, tient une chronique dans le Monde, intitulée « Ma vie en boîte ». Elle suit de près les différentes études qui ont trait au monde de l’entreprise.

C’est un condensé de toutes ses recherches, de toutes ses lectures, qu’elle nous propose dans son ouvrage, pour nous aider à être plus heureux au travail, et en même temps, plus efficaces ! Car oui, quand on est heureux de travailler, on est aussi plus productif. Qui en doutait encore ?

L’auteure casse certains stéréotypes sur le monde de l’entreprise, détricote les idées préconçues, explique certains chiffres, lance des hypothèses. Tout s’enchaîne dans de brefs chapitres, organisés en grands thèmes.

Le style est tout à fait abordable et même enjoué, ce qui rend la lecture agréable. Annie Kahn prtage avec nous des informations parfois étonnantes, sur ce qui peut permettre d’améliorer la vie au travail.

En lisant de l’Absurdité d’être Accro au Boulot, vous comprendrez pourquoi il est essentiel de ne pas jouer à qui fait le plus d’heures, et de bichonner votre vie privée !

Ceux qui semblent en faire le plus ne sont pas nécessairement les plus bosseurs. Ceux qui peuvent avoir l’air totalement sûrs d’eux ne le sont pas forcément autant que cela, et bonne nouvelle, un chef qui doute est plus susceptible d’être un bon manager, qu’un individu trop sûr de lui !

Ce livre se lit comme un roman ou presque, et nous apprend forcément beaucoup de choses sur le monde du travail ! J’ai beaucoup apprécié cette lecture !

 

 

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Positif – Camille Genton

Je lis Positif le #roman de #CamilleGenton sur le #vih

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Positif est un récit autobiographique, publié chez JC Lattès en septembre 2017. Il compte 208 pages, et se lit très rapidement, grâce au ton vif et incisif employé par son auteur. Vous pouvez vous plonger dedans et le lire d’une traite, sans aucun problème.

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Dans Positif, Camille Genton nous raconte comment il a appris qu’il était séropositif.

Ce jeune homme, entrepreneur dans la Communication, pensait réaliser un simple test de routine, mais a vu sa vie basculer à la lecture du résultat.

Nous découvrons avec lui la maladie, et suivons son cheminement, l’annonce à ses proches, les rendez-vous médicaux ; le tout s’enchaîne sans temps mort, comme si nous étions entraînés dans une véritable spirale pour la vie, pour l’amour. Ce livre porte très très bien son titre, car c’est une bouffée de positivisme, un hymne à la Vie qui doit continuer malgré tout.

J’ai beaucoup aimé ce livre, car il est rempli d’optimisme, et qu’il permet d’aborder le sujet du VIH sous un angle différent. Il ne s’agit pas de dire que la maladie est vaincue et qu’il ne faut plus se protéger. Absolument pas. Mais on découvre ce qu’est le quotidien d’un porteur du VIH en 2017. Et honnêtement cela m’a appris des choses.

Tous nos contretemps – Elan Mastai

Je ne suis vraiment pas une grande amatrice de science-fiction. A part la Planète des Singes, que j’ai lu sous la contrainte au lycée, je crois que je n’avais jamais lu aucun livre de ce genre littéraire… Et pourtant, la couverture de Tous nos Contretemps a attiré mon regard sur Netgalley, et après avoir lu le résumé de ce roman, j’ai craqué et demandé à recevoir ma copie électronique…

#lecture #kindle #sf

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Ce livre édité par Bragelone, nous invite à voyager dans le temps en compagnie de Tom Barren, un jeune homme qui a vécu dans une autre version de notre monde. Il se déplaçait dans des capsules de transit, s’habillait avec des fringues ultra perfectionnées, et ne connaissait ni la guerre ni la pauvreté, puisque toutes deux étaient tout bonnement absente de la surface du globe. Malgré tout, Tom n’était pas heureux, en grande partie car il avait perdu la femme dont il était éperdument amoureux.

Suite à une série de mésaventures, Tom se retrouve dans le monde tel que nous le connaissons…

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Ce livre est un roman de SF qui flirte avec d’autres genre littéraires. Il y a notamment une belle part de romance, mais aussi tout un tas de questionnements fort intéressant autour de l’identité et de la famille.

La question centrale du roman est la suivante : Vaut-il mieux pour Tom, retrouver son monde parfait, mais sans les gens qu’il aime… ou rester dans notre monde moyen-âgeux, en compagnie de sa famille et de son amoureuse ? Et puis… Qui est le vrai Tom au fond ?

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Le futur n'est pas plus avancé ! #regime #sciencefiction #sf #lecture

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Au départ j’ai vraiment accroché au récit. J’ai aimé les passages décrivant le monde de Tom, celui plein de technologies. Ce monde a bénéficié d’une invention absolument révolutionnaire, qui a impacté profondément son développement.

Puis, j’ai suivi Tom dans notre monde, celui que nous connaissons, et j’ai aimé découvrir ce qu’il en pensait, et comment il s’y habituait peu à peu, en faisant la connaissance de la nouvelle version de ses proches.

Mais ensuite, aux 3/4 du livres, je me suis un peu lassée. L’auteur m’a perdue à force de naviguer dans le temps, et de nous faire découvrir différentes versions du même Tom. J’ai eu du mal à tout comprendre, et trouvé la conclusion franchement longue…

Dommage.

Du coup, je ressors de cette lecture avec une impression mitigée. Je ne regrette pas d’avoir lu ce livre, car l’histoire m’a plu globalement. Mais j’aurais aimé une fin un peu plus accessible, moins tarabiscotée.

A vous de vous faire votre propre opinion désormais !

 

 

Ma Vie avec Mozart – Eric-Emmanuel Schmitt

Ma première rencontre avec Eric-Emmanuel Schmitt, ou plutôt avec ses livres, s’est faite un peu par hasard. Je n’étais pas chez moi. Je n’avais pas mon roman avec moi. Et j’ai trouvé La Part de l’Autre, qui traînait sur un meuble. Je l’ai entamé, et j’ai passé une nuit blanche tellement le récit m’a happée.

Après cette découverte, j’ai alterné les bonnes surprises et les moins bonnes. Cet auteur ne me transporte pas forcément à chaque fois. Il arrive qu’il me déçoive même franchement. Mais je ne lui en tiens pas rigueur, car lorsqu’un de ses romans me plait, il le fait à 100 % !

Ma Vie avec Mozart est un livre singulier. Il s’agit de courriers que l’auteur adresse au Compositeur. Ces missives, plus ou moins longues, contiennent des réflexions, des anecdotes, sur la façon dont la musique_et en particulier celle de Mozart_ a pu changer sa vie.

#lecture #musique #Roman

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Ce n’est pas une biographie, encore moins un livre qui vous aidera à découvrir en profondeur l’oeuvre de Mozart. C’est un ovni, dans lequel Eric-Emmanuel Schmitt explique pourquoi et comment il aime Mozart.

La musique Classique n’est pas du tout votre cam ?

Et alors ? Je ne connais pas spécialement Mozart. Comme tout le monde, il m’arrive d’entendre ses créations, parfois sans même savoir qu’elles sont de lui, dans un film, dans une publicité, ou à la radio.

Et pourtant, ce livre m’a beaucoup plu. Je l’ai trouvé facile d’accès, plaisant à lire, et il m’a donné envie d’écouter Mozart.

Cela tombe bien, car plus du roman, on trouve un CD audio glissé dans la couverture, et qui contient différentes œuvres de Mozart, à écouter en lisant ou à côté. Pour ma part, je suis incapable de lire en musique… en voiture, dans le train, dans le métro oui, mais pas en écoutant de la musique. Donc le CD a fini dans ma voiture, et je l’écoute régulièrement en conduisant. Je dois dire que j’apprécie encore plus après avoir lu ce livre…

 

Une très belle découverte…

Marche Avec Moi – Catherine Ryan Hyde

Marche avec moi est un roman de Catherine Ryan Hyde, qui paraitra en novembre, chez Amazon Publishing France.

C’est ma Mum qui l’a lu en avant-première, grâce à NetGalley.

 

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Carly et Jen, sont deux soeurs de 16 et 12 ans, qui vivent avec leur mère et ses amants successifs.

Au décès de celle ci, pour éviter d’être séparées et placées en foyer, elles partent à la recherche de Teddy, un ex amant de leur mère avec qui Carly a toujours gardé contact.

C’est la seule personne de leur entourage susceptible de les accueillir.

En auto-stop mais surtout à pieds, elles se lancent dans un long périple à travers le sud-ouest américain. Prises en train de voler de la nourriture dans une réserve Indienne, elles sont contraintes de travailler pour rembourser leur dette.

Epuisée par leur long périple, Jen révèle à sa sœur que Teddy n’est pas la personne irréprochable qu’elle imagine. Carly va t’elle la croire ou continuer à fuir ?

 

L’auteur

Catherine Ryan Hyde, randonneuse, voyageuse et cavalière passionnée, mais aussi photographe amateur, partage avec le lecteur toutes ses passions. Les descriptions de lieux, de paysages, de personnages sont tellement précises, que l’on visualise quasiment l’histoire comme sur un écran de cinéma.

 

Ce que j’en ai pensé

Ce roman se lit d’une traite. L’histoire nous tient en haleine jusqu’à la dernière page. On vit la fuite de ces deux sœurs en frissonnant devant les dangers courus. Chacune de leurs rencontres nous fait trembler de peur ou d’exaltation.

On attend tout au long du livre que se produise « LA RENCONTRE » qui les mettra hors de danger et leur permettra de rester ensemble . On visualise également la beauté des paysages , l’immensité de ce sud ouest Américain que l’auteur connait bien et nous transmet .

J’ai adoré : pas de fausse note, pas d’apitoiement, pas d’incohérence ni exagération, tout sonne juste ; c’est tout simplement un livre palpitant.

La Première Fois, j’avais 6 ans

Je lis essentiellement des romans, aussi bien contemporains que classiques. Je butine dans tous les genres ou presque, passant du thriller au feel-good au grès de mes envies. Et parfois, je sors un peu des récits imaginaires, pour me plonger dans un témoignages.

Certains sont particulièrement difficiles, en ce sens que les auteurs y narrent des épisodes compliqués de leur existence. Mais les lire est enrichissant, notamment pour se rendre compte de la grande capacité de résilience dont l’humain peut faire preuve…

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Isabelle Aubry a publié La Première Fois j’avais 6 ans, en 2010. Elle y relate son enfance, marquée par l’inceste dont elle a été victime. Son père a commencé les attouchements alors qu’elle était encore très très jeune, avant de la violer, et de l’emmener à des soirées échangistes, où Isabelle encore pré-pubère a été abusé par d’autres hommes.

L’auteure nous raconte son enfance, mais pas uniquement, puisqu’elle détaille ensuite les années de galère qui ont suivi, avec la spirale de la prostitution et de la drogue notamment. Elle évoque également la justice, qui au lieu d’aider et de réparer ce qui aurait pu l’être, n’a fait qu’enfoncer encore plus le clou.

Ce livre se lit très facilement car l’écriture d’Isabelle Aubry est incroyablement fluide.

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A travers son récit, son expérience, on découvre les ravages produits par l’inceste, et les blessures qu’il laisse à ses victimes. Avec des mots simples, Isabelle Aubry nous permet de comprendre la spirale infernale dans laquelle elle est tombée.

J’ai été révoltée par une partie du récit en particulier. Il s’agit du moment où Isabelle se tourne vers la justice. Je m’attendais naïvement à ce qu’elle soit écoutée et que son père se retrouve sévèrement sanctionné… mais ce ne fut pas réellement le cas. Au contraire, j’ai découvert que la victime avait été encore plus malmenée, forcée de se soumettre à diverses expertises, qui la faisaient revivre le cauchemar malheureusement bien réel…

Ce livre est à mon sens fort utile, pour se rendre compte si besoin est, que l’inceste fait énormément de ravages. L’on comprend bien pourquoi Isabelle s’est tue, et pourquoi encore aujourd’hui, de nombreux enfants victimes ne dénoncent pas les proches dont ils subissent les abus. Un livre nécessaire.

 

Aide-Moi – Nicci French

Est-il encore nécessaire de présenter Nicci French ? Ce pseudonyme qui cache en réalité un couple (Nicci Gerrard et Sean French) a signé plusieurs romans, parmi lesquels Charlie n’est pas Rentrée, que j’avais beaucoup apprécié…

Il faut dire que j’ai plaisir à lire des thrillers que je qualifie de « soft », à base de disparitions inquiétantes, sans cadavres ou alors très très peu !

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Aide-Moi est paru en 2007. Ce roman met en scène le personnage de Holly, une jeune femme associée de sa propre entreprise, heureusement mariée à un homme attentif et aimant. Malgré un environnement qui semble des plus favorable, Holly enchaîne les erreurs de parcours, et se met de plus en plus en danger.

Le roman s’ouvre sur une nuit de débauche, au cours de laquelle elle finit au lit avec un parfait inconnu. Au réveil, Holly ne se remémore que des bribes de sa soirée.

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Autant le dire de suite, j’ai eu du mal à avancer dans ce roman. Je n’accrochais pas au personnage de Holly que je n’arrivais pas à comprendre. Je ne ressentais aucune empathie pour cette femme qui paraissait prendre un malin plaisir à se mettre dans des situations dangereuses et désagréables, sans raison apparente.

La clef d’un bon thriller, avant même d’avoir un dénouement qui vaut le coup, c’est de proposer un personnage principal auquel on s’identifie, et pour lequel on tremble tout au long du récit, non ?

Ici, Holly enchaîne les confrontations violentes, les prises de risques, et creuse toujours plus profond, comme si elle recherchait le désastre.

En prime, la personnalité des personnages est assez peu travaillée. On se penche beaucoup sur le trouble psychologique de Holly, mais cela ne suffit pas à la connaître, et à la rendre réelle pour le lecteur. Du coup, j’ai eu l’impression de rester en dehors de ce roman.

L’écriture du duo est efficace, comme toujours, et c’est ce qui a sauvé ce livre, et m’a permis de ne pas l’abandonner en cours de route. Mais malgré cela, je n’ai pas été transportée. J’avais deviné la fin assez rapidement, ce qui est très rare quand je lis un thriller.

Mon impression est donc des plus mitigée. S’il fallait vous conseiller ou non ce roman, je pense que je vous dirais de lire déjà d’autres titres de Nicci French, car Aide-Moi n’est clairement pas le meilleur !