Accepte ton corps ! Reportage

J’ai vu passer un lien sur internet, menant vers un reportage proposé en libre accès sur Youtube. Le sujet m’a tout de suite intéressée, et je pense qu’il parlera à une majorité de femmes… Je vais donc vous le présenter et tâcher de vous donner envie de le visionner à votre tour !

Voici la photo sur laquelle début le reportage. C’est un avant-après peu conventionnel, de Taryn Brumfitt, créatrice du #BodyImageMovement Pourquoi « peu conventionnel » ? Car le sujet est plus gros sur la seconde photo, mais aussi plus souriant ! C’est rare, non ?

Taryn est australienne. Elle écrit, donne des conférences, et est également maman de trois enfants. Elle a quelque chose en plus que beaucoup n’ont pas. Elle aime son corps. Et pourtant, celui-ci est loin d’être parfait, par rapport aux canons de la beauté actuellement en vigueur.

Taryn explique au début du reportage, qu’elle n’a pas toujours aimé son physique, loin de là. Elle a successivement pris du poids, en a perdu, s’est musclée, avant de réaliser que quoi qu’elle fasse, quel que soit le corps qu’elle se façonnerait, elle était sur la mauvaise piste pour être heureuse.

Même lorsqu’elle a réussi à atteindre un objectif de corps mince et musclé, en regardant derrière elle les efforts que cela lui avait coûté, elle a compris que non, elle n’était pas sur le bon chemin.

C’est alors qu’elle a réalisé que pour arriver à apprécier son corps, et à être en paix avec, il lui faudrait « juste  » l’accepter, et en prendre soin. Sa vie a changé. De son propre aveu, elle a eu la sensation d’avoir gagné à la loterie !

C’est pour permettre à toutes les femmes de tirer le ticket gagnant, qu’elle a réalisé le reportage dont je suis en train de vous parler.

Pour cela, elle est partie aux quatre coins du monde, rencontrer des femmes dont elle a ensuite compilé les témoignages. Pendant une heure et demi de reportage, nous rencontrons grâce à Taryn, une jeune femme qui souffre d’anorexie, une photographe de mode, un chirurgien esthétique (ah oui, il y a aussi quelques hommes !), une rédactrice en chef d’un magazine féminin, …

Chacun(e) témoigne sur ce vaste sujet commun, celui de l’image du corps féminin et de son acceptation.

Parmi les femmes interviewées par Taryn, il y a Mia Freedman, Rédactrice en chef de Cosmopolitan Australia, qui s’est battue pour casser les codes, et mettre des femmes « pulpeuses » dans les pages de son magazine.

***

Le reportage nous montre que la minceur n’est pas nécessairement synonyme de bonheur, et que l’on peut tout à fait être épanouie avec un physique qui ne remplit pas les critères habituels. Il nous rappelle que nous n’avons qu’un corps, et que si l’on en prend soin, on met toutes les chances de son côté pour l’aimer. Penser en permanence au poids, nous empêche de nous concentrer sur autre chose…

J’ai particulièrement aimé le passage dans lequel Tarynn explique qu’elle ne veut pas sans cesse dire à sa propre fille qu’elle est belle. Elle préfère la complimenter sur ce qu’elle fait, et l’encourager à entreprendre des projets, plutôt que de mettre l’accent sur son apparence.

Le reportage nous appelle également à nous focaliser sur de vrais sujets, sans perdre un temps précieux à compter les calories ingérées et à détester notre graisse dans le miroir !

Finalement, le propos n’a rien de bien nouveau. Mais il n’est jamais inutile de le réentendre je pense, surtout s’il est comme ici, illustré par de nouveaux exemples.

J’ai regardé Accepte ton Corps ! sans voir filer le temps, et j’en ai retiré beaucoup de pensées positives. Alors je vous le conseille si vous ne l’avez pas déjà vu !

Voici le lien : https://www.youtube.com/watch?v=oaqgFNmH5CM

 

Sur le même sujet, si vous avez envie d’aller plus loin, je vous renvoie vers mon billet sur la diet culture !

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La diet culture, un GROS bobard qui peut faire mal

C’est dingue comme parfois, mettre un terme anglais sur les choses permet de commencer à les cerner, et donc par extension, à les comprendre.

Je suis tombée dernièrement sur celui de diet culture, que l’on pourrait traduire par « la culture du régime » et je me suis dis « Purée mais c’est ça ! C’est ça qui cloche, cette manie de sanctifier le fait de perdre du poids, et de nous répéter H24 que nous sommes tous gros et laids ! ».

Nous avons tous compris depuis des lustres que la pub visait à créer des besoins, pour faire vendre. Si nous avions dormi en cours d’économie, Beigbeder nous a proposé un cours de rattrapage grand public, avec 99 Francs (le livre ET le film). Au besoin relisez/revisionnez l’oeuvre.

L’industrie des régimes aussi fait de la pub, et pour cela, elle joue avec notre poids, et la vision que nous en avons…

Allumez la télé et zappez pour tomber sur les pubs. Cela ne devrait pas vous prendre longtemps avant de tomber sur un spot pour une nouvelle méthode de régime, ou un Xième produit light, à moins que vous ne visionniez une publicité pour un cachet miracle, qui promet d’absorber une bonne partie des sucres et des graisses qui vous allez ingérer.

Idée de base : nous sommes tous trop gras, trop gros, et amateurs de bouffe peu saine.

–> c’est d’ailleurs pour cela que nous ne sommes pas pleinement heureux.

Solution proposée : des régimes, des produits miracles, des plats sains.

Résultat : Même les personnes qui ne sont pas en surpoids se lancent dans des régimes, qu’elles abandonnent souvent (parce-que manger est un plus qu’une envie, un besoin physiologique).

C’est là qu’arrive la sensation d’échec, et que se lance le cercle vicieux…

C’est futé… mais qui est-ce qui trinque dans l’affaire ? Le consommateur lambda, vous et moi autrement dit, qui se trouve toujours trop gras, trop mou du ventre, et a en plus la sensation d’être un naz qui ne parvient pas à tenir un régime.

*

On trouve assez peu de choses en français sur la diet culture, cette injonction qui nous est faite de manger moins et toujours plus sain. Pourtant, on commence à parler tout doucement d’orthorexie, cette maladie classée parmi les troubles du comportement alimentaire (TCA) qui se caractérise par une obsession du manger sain. Tu le vois le hashtag #healthyfood ?

Pour résumer les choses, la diet culture serait une sorte de lavage de cerveau, opéré par les médias (pubs, magazines, mode, etc). Elle empreigne notre société, et marque notre quotidien sans que nous ne nous en rendions forcément compte.

Elle induirait chez nous des pensées comme « le gras est un ennemi à supprimer » / « manger du chou kalé et du jus de betterave fait de moi une bonne personne » / « si je mange ce cake, je vais devenir une affreuse grosse baleine ».

Rectification : le gras est nécessaire à un bon fonctionnement du corps et de l’esprit. C’est le mauvais gras, et l’excès de gras qui cause des dégâts, et à plus forte raison quand il se retrouve dans des produits SUCRÉS comme l’industrie en propose tant.

A noter, le gras est totalement diabolisé alors que le sucre a encore la vie belle en comparaison. Pourtant vous noterez que le sucre est une calorie vide. Notre corps a besoin de glucides certes, mais pas de glucides ultra raffinés qui ne lui apportent que de l’énergie, sans vitamines, sans minéraux, que dalle, niet, niente di niente. Toutefois, les produits « 0 % de matière grasse » continuent à pulluler dans les rayons, alors qu’ils contiennent pour de nombreuses références, du sucre à gogo. Bref.

D’ailleurs, permettez-moi de faire encore une aparté, et d’écrire une bonne fois pour toute, le gras que l’on retrouve sur notre corps, n’est pas directement du gras consommé tel quel dans les aliments. Le sucre consommé en excès par exemple, est stocké, et devient AUSSI du gras dans notre corps. Tandis que le bon gras, consommé en quantités raisonnable, sert à la construction de nos cellules par exemple.

Manger du chou kalé et du jus de betterave ne vous fera pas de mal (si vous ne vous alimentez pas que de cela) mais si vous êtes un con fini, cela ne changera rien à ce niveau… 

Si vous mangez ce cake, vous mangerez ce cake. Les baleines ne mangent pas de  cake. Elles se nourrissent essentiellement de mini-crevettes (krill).

*

Alors bien-sûr, à la base, la majeure partie de ces messages vise à nous faire culpabiliser. Ce n’est pas pour le plaisir de nous nuire (quoi que) mais plutôt pour gagner de l’argent. Le nerf de la guerre.

Je culpabilise –> je me sens mal –> on me propose une solution –> j’achète la solution en question en espérant aller mieux…

L’ennui, c’est qu’à la longue, ces messages peuvent induire un véritable danger chez certains sujets, qui seraient un poil trop réceptifs. Et pas besoin d’être exagérément réceptif, quand le message est omniprésent, à la télé, à la radio, dans les journaux,…

On parle de plus en plus des IMC exagérément bas des mannequins, et des retouches numériques dans les magazines de mode, qui peuvent pousser certaines femmes (et hommes aussi) vers l’anorexie.

Mais que dire des messages qui valorisent toujours plus les aliments sains, et diabolisent au contraire tout ce qui est « trop gras, trop sucré, trop salé » et faussent notre rapport à la nourriture ?

Rappelons-le, manger n’est pas un acte qui devrait nous faire nous sentir coupable. Il n’y a aucune honte à avoir faim et à prendre du plaisir en mangeant.

La nourriture est un carburant, une nécessité pour faire fonctionner le corps et l’esprit. Manger n’est pas « craquer ». Manger, c’est alimenter son corps, comme il doit l’être, rien de plus, rien de moins. Si on peut le faire avec plaisir, alors tant mieux.

Est-ce que vous ne trouvez pas cela hallucinant toutes ces ex-Miss qui font des pubs pour des régimes ou cachets visant à aider la perte de poids ? Est-ce que vous ne vous sentez pas un peu agressés parfois, d’entendre des publicités qui vous interpellent par un « Et vous ? Vous commencez quand ??? ».

Se priver de manger, compter les calories, acheter des aliments light, cela ne choque presque plus personne. Tout cela est devenu normal. Réprimer ses envies, se punir, se priver pour atteindre un idéal de corps mince, le seul admis comme modèle de réussite, est une (triste) normalité.

Difficile dans de telles conditions, de passer à côté de tous ces messages culpabilisants, et de garder un rapport sain vis à vis de la nourriture. Difficile, mais pas impossible, surtout une fois que l’on a pris conscience de ce phénomène de diet culture.

Les commentaires sont ouverts. Faites-vous plaisir !

 

 

 

[Lecture] Jamais assez Maigre

Au départ je ne pensais pas lire le témoignage de Victoire Maçon Dauxerre car, bien que le sujet m’intéresse, je craignais d’avoir déjà tout entendu dans les interviews qu’elle avait pu donner. Je l’avais en effet entendue sur Europe 1, dans 7 à 8, et je suivais sa page Facebook.

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Et puis finalement, après avoir lu une en énième critique enthousiaste sur un blog, je me suis décidée ! J’avais un voyage de 3 heures en car. Ce livre m’accompagnerait !

Victoire a dix-huit ans et une vie d’adolescente épanouie, avec des parents aimants, deux petits frères, et son chat adoré.

C’est une jeune femme perfectionniste, stressée et exigeante avec elle-même, qui vise de belles études ; science po ou hypokhâgne.

Un jour alors qu’elle fait du shopping avec sa maman, elle est abordée par un homme qui lui jure voir en elle la future Claudia Shiffer…

Victoire n’a pas le fantasme de devenir top model. Elle a les pieds sur terre et d’autres projets à des années lumières de la mode… mais petit à petit, elle va goûter aux paillettes, à la gloire, prendre goût au « merveilleux » monde des catwalks, et sombrer dans l’anorexie

Déjà très mince avant de commencer le mannequinat, Victoire va devoir perdre 6 kilos pour atteindre les objectifs qu’elle se fixe pour entrer dans une taille 32 avec son 1,78 m.

Elle qui a toujours été exigeante avec elle-même se met à contrôler son corps, et à maigrir, au point d’atteindre 47 kilos…

***

Ce témoignage m’a tenue en haleine et j’ai lu ce livre en deux fois. J’ai dû m’interrompre au milieu car nous étions arrivés à destination. Mais je l’ai gardé en tête jusqu’à ce que je puisse le terminer. Et une fois la dernière page tournée, j’ai continué à y penser.

***

L’auteure nous décrit l’enfer des castings, la sensation de n’être qu’un cintre au service de gens qui ne daignent même pas appeler les mannequins par leur prénom.

Elle explique les séances d’essais coiffure et maquillage avant les défilés, au cours desquels il arrive que l’on massacre sciemment les cheveux des mannequins avec des produits très agressifs. Peu importe, d’autres filles seront recrutés pour le jour J !

Elle nous parle de l’obsession des kilos, de la voix terrible qui lui répète dans sa tête qu’elle est grosse dès qu’elle s’autorise un gramme de poulet. Elle décrit sa lente descente en enfer, son renoncement à la vie sociale, puisque manger au restaurant lui est désormais impossible…

Elle nous parle du froid qui l’accompagne partout, de l’impossibilité à se concentrer, de l’arrêt de ses règles, des lavements…

Le témoignage est très dur et donne envie de se révolter. On se demande comment tout cela peut encore avoir lieu en 2016 et pourquoi une loi ne protège toujours pas les mannequins… (oui oui il y a une loi fixant un IMC minimum en France, pour pouvoir défiler, mais quand on voit les images des fashion weeks à la télé, on peut se demander si les choses changent vraiment, non ?).

On comprend par contre l’engrenage dans lequel tombe les jeunes femmes, l’adrénaline et l’espoir qui font qu’elles ne peuvent pas en sortir d’un simple claquement de doigt.

J’ai été en colère contre les parents qui ne voyaient pas le danger que courait Victoire, et qui la poussaient à s’accrocher alors qu’elle voulait tout arrêter. J’ai surtout détesté les stylistes, les directeurs de castings, tous ceux qui mangeaient devant elle et la félicitaient d’être de plus en plus maigre… l’encourageant à se détruire toujours plus…

Ce livre est très vite lu, mais il marque. On passe deux heures, à en tourner les pages, mais il occupe les pensées encore longtemps après.

Je ne regrette pas de l’avoir lu, et vous recommande de le lire à votre tour si vous aimez les témoignages et histoires vraies,… Ou si vous envisagez une carrière de mannequin !

Hypocrisie ?

L’été approche, et avec l’échéance de la plage, on voit fleurir un peu partout, des pubs contre la cellulite, et pour différents produits miracles qui promettent de nous faire maigrir plus ou moins facilement. Dès le petit dèj cela commence avec les publicités qui entrecoupent Télématin. Une diététicienne, ou en tout cas une nana avec une blouse blanche, nous vante les mérites d’un capteur de graisses, qui va nous permettre d’éliminer une partie des calories ingérées, sans aucun effort. Merci m’dame, je peux donc terminer ma tartine de margarine sans culpabiliser ?

Une fois en voiture, les pubs continuent sur les ondes radios, avec des « témoignages » de personnes qui ont perdu du poids grâce à telle ou telle méthode… Inutile de couper la radio, il restera de toute façon les affiches 4×3, à moins que vous ne circuliez vraiment en rase campagne, et encore… Paradoxalement, tous ces messages pour la minceur, côtoient sans aucun problème les affiches et publicités diverses pour des produits pas franchement diets… (produits généralement présentés par des égéries à l’IMC dans les normes et je n’ai pas écrit « dans l’énorme »).

Dans les magazines féminins, comme si les pages modes qui alignent les mannequins filiformes ne suffisaient pas à faire passer le message, on en rajoute une bonne couche avec quelques dizaines de pages de pubs pour les produits anti-cellulite, les aliments brûle-graisse, et autres produits miracles… Vous avez déjà ouvert un magazine « masculin » mesdames ? Tenez par exemple je lis Capital, magazine plutôt feuilleté par les hommes, ou encore l’Automobile… Aucune pub minceur dans les pages de ces deux magazines ! Cela vous surprend ? Ils ont du bide pourtant nos homme parfois !

Et bien mine de rien je préfère les pubs pour des montres ou des bagnoles. Cela me détend plus… du moins, cela ne me rappelle pas en permanence que j’ai de la cellulite et de la graisse abdominale ! Quand je lis un magazine c’est pour me détendre, me cultiver éventuellement, pas pour me rappeler que je ferais mieux de décoller mon fessier du canapé pour faire du vélo elliptique !

A côté de cela, il est bien vu de nos jours de dire du bien de celles que l’on appelle gentiment les « rondes ». Entendons-nous bien sur la définition, est ronde la nana qui ne correspond pas aux critères classiques du mannequinat de 2016. Dès que tu fais plus de 60 kg, peu importe ta taille, tu peux te considérer comme ronde. Je caricature légèrement, mais vous avez vu la mannequin Plus Size de Calvin Klein (c’est par ici) vous verrez que ce n’est pas si capilotracté… La demoiselle a l’audace de faire entrer son mètre 80 dans une taille 40 ! C’est pire que tout, de coller une étiquette « ronde » sur une femme que je qualifierais de standard… une femme qui nous ressemble finalement, non ?

Il paraîtrait que les mannequins Plus Size seraient en fait des nanas qui portent du 38, allez, du 40, et seraient parfois agrémentées de prothèses, pour paraître plus grosses ; euh pardon, plus rondes, sans les inconvénients des vrais rondes… [Source : ici.] Oui parce-que les rondeurs au niveau de la poitrine et des fesses c’est sympa, mais le ventre qui plisse et les bras qui pendouillent no thanks !

Tenez regardez les mannequins grandes tailles à la mode actuellement…

Ashley Graham, Tara Lynn, pas vraiment des « rondes » classiques, si ? Plutôt des bombasses intergalactiques ! Oui elles sont franchement rondes. On peut dire « grosse » ou ça fait encore mal élevé ? Bref, pas de doute, elles sont largement au dessus de l’IMC standard, mais elles ont des rondeurs bien placées…

Alors vous me direz, ba oui mais bon c’est le principe des modèles… il faut qu’elles donnent envie, et donc qu’elles soient au dessus de la masse de toutes les autres (sans jeu de mot). Pas faux… Mais alors que l’on arrête de nous dire que les choses changent et que les rondes ont leur place dans les magazines de mode, car elles restent très très minoritaires, et il leur faut être totalement canons pour se frayer une place, là où les filiformes sont légion… Et généralement, quand les magazines recourent aux services de ces mannequins, c’est pour illustrer un dossier spéciale rondes…

Quand des mannequins qui ne correspondent pas à 100 % aux critères de minceur sont utilisés par les marques, cela fait beaucoup parler. Elles sont étiquetées « plus size », et tout le monde souligne le fait qu’elles sont là malgré le fait qu’elles ne sont pas dans la fameuse norme. Quand ces mannequins seront là et que plus personne n’en sera surpris, là un grand pas aura été fait !

En tout cas, cela commence à bouger lentement, par le biais des réseaux sociaux. Je remarque que de plus en plus, les internautes critiquent les marques qui font l’éloge de la maigreur, via des commentaires. Et les marques sont bien obligées de répondre, et de s’excuser plus ou moins… Il ne faudrait pas tomber dans l’excès inverse et rejeter en masse la minceur, car l’on peut aussi être mince sans se nourrir exclusivement de haricots verts, et sans se faire montrer du doigt. Je n’aime pas que l’on traite les mannequins minces (ou maigres) d’anorexiques, ou autres noms d’oiseau (d’ailleurs l’anorexie est une maladie, pas une insulte). Et il faudrait aussi montrer des mannequins qui sont entre la maigreur et la rondeur, juste avec un IMC moyen… vous ne pensez pas ?

A voir, si les choses évoluent réellement, et si l’on aura un jour le plaisir d’ouvrir un magazine avec des mannequins standard, des filles de moins d’1,70 m, avec leurs vergetures, leur cellulite, et pourquoi pas un petit bidon un peu mou ! Cela ferait du bien non, de ne plus être confrontées en permanence à des modèles inatteignables ? Cela ferait du bien de voir des femmes comme nous, avec leurs petits défauts, leurs imperfections qui les rendent au fond… totalement parfaites, car réelles ?

A quand la fin des pubs qui nous farcissent le cerveau avec des idéaux de minceur inatteignables ? Cela me met en rogne que l’on nous propose de remplacer notre repas par de la soupe déshydratée ou par une barre de chocolat… forcément on peut manger une barre de chocolat et ne pas grossir, si on ne mange que ça, à la place d’un repas complet… mais franchement, cela vous semble sain vous ?!

Enfin, il y aurait énormément à dire sur le sujet… et quand la période plage et bikini sera passée, on pourra parler de maigrir pour la rentrée, ou de réparer les excès des fêtes de fin d’année, de Pâques, etc…

Vous en dites quoi vous de tout cela ? Lâchez-vous, je sens qu’on a encore des choses à partager sur le sujet ! :-p