Organiser un séjour en Italie

Ciao ! Aujourd’hui je vous propose quelques astuces et bonnes adresses, pour organiser votre séjour en Italie.

 

L’hébergement

Pour commencer, sachez qu’il n’y a pas que les hôtels (alberghi ou hotel pour les établissements les + hauts de gamme) et les campings à votre disposition, mais aussi des chambres à louer et B&B.

Qu’il s’agissent de chambres seules ou de chambres avec salle de bain (bagno), indépendantes ou chez l’habitant, on parle d’affitacamere. Littéralement, ce sont des « loueurs de chambres ». En parlant de salle de bain, soyez vigilant au moment de réserver, et vérifiez si vous avez bien votre bagno indépendant, ou s’il est commun à plusieurs logements !

L’affitacamere est très proche du B&B. Certains utilisent même les deux termes indifféremment. Mais juridiquement, il y a quelques nuances. L’affitacamere est plus professionnel que le B&B. Il peut être ouvert toute l’année, et proposer jusqu’à six chambres. Dans les deux cas, ce sont des logements meublés, avec chauffage, eau courante et le ménage est effectué au moins une fois par semaine par le Gérant.

En général, si vous optez pour l’affitacamere, vous aurez juste la chambre, avec une salle de bain soit commune soit privée. Il peut y avoir un coin cuisine, mais ce n’est pas obligatoire.

Le B&B devrait, comme son nom l’indique, inclure le petit-déj (la colazione)… mais ce n’est pas automatique. Certains B&B n’offrent que le lit ! Idem pour les affitacamere. Parfois vous êtes totalement indépendant, et le gérant ne passe qu’occasionnellement.

Pour trouver un logement de ce type, je vous conseille le site suivant, qui liste les principaux B&B du pays et vous permet de prendre contact avec les propriétaires :

https://www.bbitalia.it/fr/

En général, on envoie un mail directement depuis le site, puis on s’entend avec le propriétaire par mail ou téléphone (n’hésitez pas à utiliser Whatsapp, appli très employée en Italie, et gratuite !). Le paiement se fait habituellement sur place, ce qui permet de ne pas avoir à payer en avance par virement ou autre. Personnellement je préfère ! Prévoyez des espèces, car les lecteurs de CB sont un poil moins répandus en Italie.

Si vous séjournez en août, et visez une ville dans les terres (Milan, Turin, Bologne), alors vous pourriez avoir la chance de dénicher un hôtel pour quelques dizaines d’euros. En effet, en plein été, les italiens se ruent vers les côtes et les grandes villes qui n’ont pas d’accès sur la mer se retrouvent désertées. A vous les 3* à 50 € la nuit !

 

 

La colazione

Le petit-dèj italien est généralement composé de viennoiseries et gâteaux industriels. Les croissants de boulangerie sont habituellement fourrés de crème anglaise, marmelade ou crème chocolatée. S’ils ne sont pas fourrés, attendez-vous à ce qu’ils aient été tartinés de sucre !

Dans les hôtels, suivant la catégorie, on peut trouver des petit-déj continentaux comme dans nos 3 et 4 étoiles.

caffé

Le stationnement

Prenez toujours garde, si vous êtes en voiture, au stationnement. Se garer en Italie est souvent coûteux, et parfois laborieux (zones limitées en temps, accès limité par les ZTL dans les centres villes).

Quelques mots sur les ZTL ; ce sont des zones de centres villes, qui sont réservées aux riverains. Si l’on n’est pas munis d’un permis d’accès, on ne peut y pénétrer à certains horaires, sous peine de recevoir une amende assez salée.

Les panneaux qui indiquent les ZTL sont parfois peu visibles. Rédigés en italien uniquement, ils sont parfois noyés dans la masse, et quand on est déjà bien occupé à chercher son chemin, on peut facilement les zapper. Or, un loupage peut coûter cher, puisque les plaques des véhicules contrevenants sont scannés par des caméras, et que la sanction atteint facilement les 100 € par passage…

Vous trouverez plus d’info en suivant ce lien : https://it.ambafrance.org/Informations-generales-sur-la-conduite-en-Italie

Regardez si un parking est prévu dans votre hébergement, et s’il implique un supplément.

Pour vos déplacement en Italie, gardez en tête que le train reste accessible en terme de prix, et que parfois cela peut être valable de séjourner en périphérie de la ville, quitte à prendre le train ou le bus, au lieu de loger en plein centre en payant beaucoup plus cher.

Pour plus d’infos sur le train, cela se passe ici.

Voilà pour les conseils d’ordre général. Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à me le dire en commentaire ! 🙂

 

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L’Amour Harcelant – Elena Ferrante

On parle énormément de la mystérieuse Elena Ferrante, suite à l’énorme succès rencontré par ses romans de la série l’Amie Prodigieuse. Je m’étais donc dit que je profiterais de mes vacances en Italie pour dénicher ces romans, en VO. Mais voilà, dans les rayons de la Feltrinelli, je me suis rendu compte qu’avant de publier ces fameux livres, Elena Ferrante avait écrit d’autres romans… à commencer par L’amore molesto, en 1992.

Autant aller dans l’ordre me suis-je dit ! Je suis donc ressortie de la librairie avec mon joli livre bleu sous le bras, et l’ai entamé le soir même…

Le titre original est l’Amore Molesto, autrement dit, l’amour importun, l’amour gênant. En français, il devient l’Amour Harcelant.

Tout commence lorsque la narratrice Delia, reçoit des appels de sa mère Amalia, qui l’informe qu’elle arrivera en retard pour son anniversaire. Amalia a bien pris le train comme prévu, mais n’arrivera jamais à destination.

On retrouvera rapidement son corps, échoué sur une petite plage où la famille aimait se rendre en vacances. Amalia est presque nue. Elle porte uniquement un soutien-gorge luxueux, qui ne correspond pas aux habits que Delia a l’habitude de la voir porter, et tous ses bijoux…

La vieille dame ne parait pas avoir été violentée. Mais alors, que s’est-il passé ?

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Le roman se lance rapidement, et l’on découvre à la fois le personnage de Delia, et celui de sa mère. Les deux femmes étaient proches l’une de l’autre, puisque la mère visitait régulièrement sa fille. Et pourtant, cette apparente proximité n’empêchait pas une grande distance, une sorte de froideur.

Delia ne parait pas bouleversée par la disparition de sa mère. Elle observe les événements comme si elle était étrangère à tout cela.

Par touches, elle remonte le temps, se remémore des instants du passé, pour essayer de comprendre comment sa mère a bien pu se noyer, dans quelles conditions, avec qui ?

*

 

Le récit est assez complexe, et j’ai été déstabilisée par sa construction. On retourne avec Delia sur les lieux de son enfance, et l’on y découvre différents protagonistes.

Il y a d’abord le père, un homme jaloux maladif et violent, qui bat Amalia. Puis, Caserta, initialement apporteur d’affaires pour le père, qui devient une sorte d’ami-amant d’Amalia…

Le récit est cru, parfois violent. Delia fouisse dans ses souvenirs, et aidée par les lieux, les odeurs de son enfance, elle exhume des détails trop longtemps enfouis, qui l’aident à se rappeler et à comprendre des instants vécus lorsqu’elle était encore toute jeune.

En reconstituant l’histoire de sa mère, Delia redécouvre des souvenirs d’enfance, parfois douloureux, et voit remonter à la surface des passages intenses vécus avec sa Amalia.

On découvre une Amalia forte et fragile à la fois, pleine de mystère. L’opposition entre elle et sa fille est flagrante. Amalia est une séductrice, une femme qui plait spontanément, parfois sans même le vouloir, juste en étant, tandis que Delia apparaît incapable de plaire au premier regard.

Elena Ferrante nous donne des détails à priori insignifiants, qui mis les uns au bout des autres, nous font vivre l’histoire, nous aident à nous plonger dans l’ambiance. Elle évoque les odeurs, la sueur des gens dans les transports en commun, les corps qui se touchent, les sensations de Delia.

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L’histoire en elle-même est réellement intéressante. Mais je ne m’attendais pas à cela. En fait, je pense que j’ai lu ce roman au mauvais moment, en plein dans mes vacances. Je cherchais du léger, du beau, et ce n’était clairement pas quelque chose que je pouvais trouver dans l’Amore Molesto !

Je ne dirais donc pas que ce livre est mauvais. Mais il faut savoir à quoi s’attendre, et le lire au bon moment. Je l’aurais probablement plus apprécié si je l’avais ouvert en sachant qu’il s’agissait d’un roman profond, à lire tranquillement, à tête reposée !

 

La Tentazione di essere felice – Lorenzo Marone

C’est sur le blog de Popcorn&Gibberish que j’ai découvert ce livre… Elle nous présentait ce roman en disant qu’il l’avait faite « pass[er] par toutes phases d’émotions ». Et cela, j’adore ! Seule la fin l’avait quelque peu désappointée, mais cela ne m’a pas refroidie, car ce roman avait l’énorme avantage de situer son action en Italie. Et moi je suis mordue d’Italie !

Donc j’ai décidé que je lirais La Tentation d’être Heureux… Sauf que l’ebook en italien coûtait un bras (9,99 € pour un ebook, je suis désolée, mais c’est trop cher)… Alors tant qu’à y mettre le prix, j’ai profité d’un voyage à Rome pour rapporter le livre papier. Il m’a coûté 14 €, mais il les valait largement… En plus, la couverture est super jolie, donc une fois le roman lu, je l’ai exposé fièrement sur mon étagère !

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Je l'aiiii ! #livre #roman #Mondadori

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Et voici mon livre, quelques minutes après l’avoir acheté. Il prend la pose dans une rue de Rome… (Oui j’aurais pu le prendre en photo devant quelque chose de bien reconnaissable comme le Colisée, mais je n’avais pas très envie de le garder dans mon sac toute la journée et de risquer de l’abîmer.^^ 

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Résumé

Cesare est un retraité qui vit seul depuis la mort de sa femme. Ses enfants sont grands et volent de leurs propres ailes. Cesare n’a pas eu une vie fantastique. Il a travaillé toute sa vie assis derrière un bureau, pour nourrir sa famille. Et ce n’est pas sa vie amoureuse qui lui a apporté plus de folie, car il l’a partagée avec une femme dont il n’était pas véritablement épris… On peut finalement dire que notre narrateur est passé à côté de sa vie, par facilité, ou du moins par manque de courage. Malgré tout, il a connu quelques bonheurs, notamment grâce à une belle amitié avec Marino, et à quelques aventures extra-conjugales.

Aujourd’hui, à 77 ans, Cesare coule des jours tranquilles dans son appartement napolitain. Il échange quelques mots avec sa voisine, une vieille dame à chats, et continue de fréquenter Marino. 

Il s’entend assez bien avec ses enfants, Sveva l’avocate légèrement psychorigide, et Dante qui ne lui a jamais annoncé son homosexualité, qui saute pourtant aux yeux.

Le quotidien routinier de Cesare pourrait bien changer, avec l’arrivée d’Emma, sa jeune voisine…

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Non, Cesare et Emma ne vont pas tomber fous amoureux, même si Cesare nous dit dès le départ que la trentenaire est très jolie. L’histoire est un peu plus originale que cela, plus tragique aussi.

Ce roman m’a beaucoup plu, car comme annoncé par Popcorn&Gibberish, il nous fait ressentir différents sentiments. Tout d’abord, on s’attache au personnage de Cesare. Ce n’est pas un papy gâteau tout doux, tout tendre, mais on l’aime avec ses nombreux défauts. Au final, ce sont même ces défauts qui font que l’on s’attache autant, car ils contribuent à le rendre profondément humain.

Ensuite, on s’émeut en découvrant les destins des différents habitants de l’immeuble.

On s’inquiète et on s’insurge pour une en particulier.

L’auteur parvient à nous dépeindre des personnages tous très intéressants, très touchants, sans pour autant nous servir de la guimauve… D’ailleurs, c’est ce qui pourra déplaire à certains lecteurs, qui s’attendent à un livre totalement feel-good, à la fin en arc-en-ciel… Ce roman n’est pas tout rose. Mais je n’en dirai pas plus…

Finalement, si le titre n’avait pas déjà été pris par Maupassant, Lorenzo Marone aurait pu baptiser son roman « une vie » car c’est bien cela qu’il nous décrit, la vie d’un type lambda, un certain Cesare… avec ses joies, ses déceptions, ses valeurs, ses défauts…

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Ce roman a un petit goût de Nos Nuits deviendront des Jours, en moins rose, en plus réaliste.

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Mon seul regret sera de ne pas pouvoir prêter ce livre à mes amis, car je l’ai acheté en italien. Je n’aurai qu’à donner son nom le plus possible, en insistant à coups de grands « Il est génial ! Il FAUT que tu le lises ! Vraiment ! » en espérant que cela marche…