Des livres et des arbres…

Il y a un lien certain entre les livres et les arbres, ne serait-ce que parce-que les premiers sont imprimés sur du papier, qui est issu des seconds. Alors je sais, les liseuses existent, et ne demandent pas de couper des arbres, mais faisons abstraction de cela pour le moment si vous le voulez bien, car je suis quand-même assez fière de mon intro !

#countryside #HauteSaône

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J’aimerais vous parler aujourd’hui des livres qui abordent un sujet commun : les arbres !

Le Journal Intime d’un Arbre est le premier a me venir en tête, car il a été écrit par mon auteur favori, Didier Van Cauwelaert. C’est un roman paru en 2011, qui comme son nom l’indique, est présenté comme un journal intime, dont l’auteur serait un poirier tricentenaire.
Tristan, c’est son nom (et vous noterez le jeu de mot « tri-stan » –> tri-centenaire ») nous raconte la vie des humains qui l’ont côtoyé. C’est un beau livre, qui nous fait traverser les époques, découvrir de jolies tranches de vie, mais également des drames, et quelques informations surprenantes sur les arbres et leur façon de communiquer entre eux et avec leur environnement.

Je dois être honnête et reconnaître que ce n’est pas le roman de Didier Van Cauwelaert que j’ai préféré, car il comporte à mon sens, quelques longueurs. Mais ce livre m’a malgré tout bien plu. Plusieurs années après l’avoir lu, il me laisse encore un joli souvenir.

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L’homme qui plantait des Arbres est un roman très court, voire même une nouvelle, de Jean Giono. Cette histoire, c’est celle un berger redonne vie à sa région, en plantant des arbres… A force de patience, et de persévérance, il parvient à agir profondément sur son environnement, et à le bouleverser positivement.
Cette nouvelle m’a énormément plu, pour son message positif… Il y a un vrai message à retirer de sa lecture, et plusieurs petites leçons de vie. C’est un livre qui se lit très rapidement, et conviendra même aux lecteurs les plus novices !

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Le Baron Perché est également un joli roman, que l’on doit à l’auteur italien Italo Calvino. Il nous envoie au XVIIIème siècle, aux côté d’un jeune aristocrate prénommé Côme.

Ce personnage principal, lassé de ses congénères, décide à l’âge de douze ans, de monter vivre dans les arbres.

C’est une fable pour adultes, pleine de fantaisie comme Italo Calvino savait si bien les écrire. Elle nous fait réfléchir sur la société, et le poids qu’elle fait peser sur l’individu ; notamment par le biais de la famille.

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Enfin, je souhaiterais vous parler d’un dernier roman sur le thème des arbres. Il s’agit d’un Arbre, un Jour, né de la plume de Karine Lambert. Ce livre est tout récent, car il est paru le 2 mai 2018 chez Calmann Levy.

Cette auteure belge ne m’était pas inconnue, car je m’étais délectée de la lecture de l’Immeuble des Femmes qui ont renoncé aux hommes, son premier roman.

Dans Un Arbre un Jour, elle donne la parole à un platane de trente-deux mètres, qui trône au centre d’un village du sud de la France. L’arbre a cent trois ans, mais il ne nous conte les histoires que des habitants actuels, qui partagent son quotidien… Parmi eux, il y a Clément, un petit bonhomme de sept ans, qui se  découvre un côté meneur d’hommes (et de femmes) quand un agent municipal placarde un avis d’abattage sur le tronc du platane.

Autour de lui, gravitent également la jolie Fanny, une gérante de PMU engagée, un vendeur d’artichauts libre comme l’air, un homme amoureux… Chacun semble avoir un lien particulier avec le platane…

Ce roman m’a bien plu, pour son côté feel-good, qui donne le sourire, et met du baume au cœur. L’histoire n’est pas vraiment ultra-originale, mais on a plaisir à retrouver les différents personnages, et à suivre leur évolution tout au long du roman…

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Voici pour le thème des arbres… La liste n’est absolument exhaustive. D’ailleurs je suis certaine que vous avez d’autres titres en tête, qui parlent d’arbres… Laissez-les en commentaires ! 🙂

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Le jardin botanique et la rocca de Bergame

Nous étions déjà venus deux fois à Bergame, et lorsque j’avais suggéré à l’homme d’y retourner une troisième fois, il était assez peu convaincu. Pour lui, c’était petit et nous en avions fait le tour. Mais j’avais insisté (oui, parfois je suis lourdingue), et nous avions finalement programmé une petite journée dans la ville lombarde.

Il s’est avéré que certes, nous avions visité les points les plus connus, mais qu’il restait néanmoins pas mal d’endroits où nous n’avions jamais traîné nos baskets… à commencer par le jardin botanique !

Après avoir admiré la piazza Vecchia et fait le tour des incontournables : la basilique, la cathédrale, le baptistère, nous nous sommes dirigés vers le parc en question. Il faisait chaud, nous avions soif, et besoin d’un petit coup de pied aux fesses !

Comme le veut le dicton, « chi va piano, va sano… e lontano » donc nous avons décidé de nous ménager, en nous offrant un bon café glacé !

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En Italie, on parle de shakerato, car c’est en fait un espresso passé au shaker, avec abondance de glaçons. Dans ce café, il nous a été servi avec une pointe de cacao sur le dessus. Délicieux !

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Correctement requinqués, nous sommes repartis, le plan à la main, à la recherche du jardin… d’abord dans le mauvais sens…

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Vous auriez préféré une 500, un peu plus typique ? Désolée… 😉

Puis finalement, nous avons trouvé l’entrée !

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Le jardin botanique est accessible gratuitement, dans la partie haute de la ville. On y arrive à pieds, en suivant la Scaletta di Colle Aperto.

Les horaires d’ouverture varient selon les périodes de l’année. Vous pourrez les consulter ici, sur le site officiel.

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Jolie vue sur la ville basse, un peu avant d’arriver au jardin.

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Vue sur la ville haute, depuis le jardin.

Depuis le jardin, on jouit d’une vue tout à fait plaisante sur Bergame, et notamment sur ses tours (Gomito et la torre civica). L’endroit est parfait pour avoir un chouette point de vue sur la skyline de Bèrghem (c’est le nom de la ville en Bergamasque).

Oh que j’aime cette ville ! Vraiment, j’ai visité nombre de belles villes en Italie, mais Bergame garde une place toute particulière dans mon cœur. Je dois le dire !

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Le climat est bien différent de notre climat franc-comtois. Et du coup, nous avons été surpris de découvrir certaines plantes. Par exemple, nous n’avions encore jamais vu un ananas. Enfin, si mais juste le fruit, pas la plante… Car non, les ananas ne poussent pas dans un arbre, mais au sol, sur des plantes aux feuilles pointues !

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Ce soir là nous nous sommes couchés moins bêtes…

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Là je ne saurais pas vous dire précisément ce que c’est, mais c’était joli…

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La serre des cactus nous a particulièrement plu, mais nous avons abrégé notre visite car nous nous faisions dévorer par les moustiques…

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C’est probablement pendant que je m’appliquais à prendre ces photos, que des monstres suceurs de sang s’en sont pris à mes jambes, et m’ont filé les patates que j’ai gardé pendant toutes mes vacances… Si j’avais su !!!

Si vous l’ignorez et prévoyez un voyage en Italie, je pense qu’il est utile que je vous le dise… les moustiques tigres ont débarqués là-bas depuis quelques années, même dans le nord. Nous avons été moins massacrés cette années que les années précédentes, mais massacrés quand-même… Je n’ai aucun conseil à vous donner, si ce n’est d’éviter les endroits infestés. Autrement dit, si vous croisez un moustique tigre, fuyez ! Ils sont clairement plus forts que nous, et ni la citronnelle, ni les lotions répulsives, ni même les incantations ne peuvent rien contre eux.

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Nous sommes repartis, un peu déçus de ne pouvoir poursuivre notre visite, et avons pris le chemin de la rocca.

 

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Il y a à Bergame, un château, et une rocca. Il ne faut pas confondre les deux…

La secondea est située sur la colline Sant’Eufemia. Elle fut réalisée entre 1331 et 1336, et subit par la suite de nombreuses modifications.

Les créneaux affichent une « merlatura ghibellina« , c’est à dire qu’ils sont en « queue de pie » et pas droits. Au XIIème siècles, différentes factions s’affrontaient sur le territoire de l’actuelle Italie. D’un côté, les Ghibellini soutenaient l’Empereur, tandis que de l’autre, les Guelfi étaient en faveur du pape.

 

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Les enfants apprécieront de pouvoir approcher un vrai char, et des canons, exposés dans le parc.

Cela me fait penser à vous signaler que Bergame possède aussi un très beau musée d’Histoire naturelle, qui a la particularité de se visiter gratuitement. Nous y sommes allés il y a quelques années, et en gardons un excellent souvenir.

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Nous avons vu une grenade, enfin même plusieurs !

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De là haut, la ville haute était encore plus belle… elle aurait presque mérité que nous attendions le coucher de soleil pour faire des photos dignes de cartes postales !

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Mais bon, toutes les bonnes choses ont une fin, et notre visite à Bergame était incontestablement une bonne chose ! Donc nous sommes repartis, avec la ferme idée de revenir une quatrième fois, et peut-être même une cinquième !

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C’était le temps des feuilles…

J’ai constaté à plusieurs reprises, que de nombreuses personnes adoraient l’automne. Honnêtement, sans internet, les blogs et les réseaux sociaux, je n’aurais jamais imaginé que le phénomène était aussi marqué. Je pensais sincèrement qu’il y avait un original par ci par là pour aimer l’automne, mais que la grande majorité de l’humanité détestait cette saison au moins autant que moi.

Besançon

Au bord du Doubs, à Besançon (29/10/17)

Apparemment, s’enrouler dans un plaid avec une tasse de thé fumant, et ne rien faire de tout son dimanche est une activité à part entière, qui en réjouit plus d’un. Si je valide  totalement le plaisir de bouquiner, de boire du thé et plus globalement de ne rien faire, j’avoue ne pas comprendre l’intérêt d’avoir une température extérieur de 8 degrés pour savourer pleinement. Lire dehors, sous un arbre, dans un beau rayon de soleil, c’est quand-même bien mieux, non ?

Bon. Nous n’allons pas débattre sur un tel sujet. Les goûts et les couleurs… cela ne se discute pas. Moi je déteste l’automne. Je déteste avoir froid, devoir emporter un parapluie avec moi, salir mes bottines. Je n’aime pas quand les journées raccourcissent, que les feuilles tombent et rendent les trottoirs glissants. Je suis rabat-joie, peut-être, sûrement.

Besançon

Besançon

Mais. Attendez attendez ! J’avoue trouver un avantage à cette saison. Il est purement esthétique. J’aime les couleurs de l’automne, surtout quand le soleil pointe malgré tout le bout de son nez, et autorise une balade improvisée, appareil photo à la main pour immortaliser les différentes nuances de jaune et d’orange…

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Cette année encore, les feuilles tombent. Mais pourquoi au fait ?

Vous le savez probablement déjà, mais dans le doute… En fait, les feuilles des arbres possèdent des stomates, de minuscules perforations invisibles à l’œil nu, qui servent de capteurs, et absorbent l’énergie solaire et les gaz.

L’arbre utilise cette énergie pendant la belle saison pour pousser et se fortifier.

Quand l’automne arrive, le soleil se fait plus rare. Les journées raccourcissent, et surtout, le froid revient… c’est le moment de passer en mode économie d’énergie ! Alimenter le feuillage devient beaucoup trop énergivore, alors un bouchon se forme au niveau des pédoncules (ce sont les tiges des feuilles) bloquant l’arrivée de sève dans les feuilles. C’est radical !

Les feuilles privées d’alimentation, changent progressivement de couleur, avant de tomber !

L’arbre débarrassé de son feuillage, peut désormais concentrer son énergie à maintenir ses fonctions vitales… jusqu’au retour du printemps !

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Noisetier de Byzance

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Gingko

 

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Feuilles de liquidambar

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Physalis (ou Amour en Cage)

Physalis (Amour en Cage)

Et vous, appréciez-vous l’automne ?

Le Grand Saint-Bernard – Suisse

Le col du Grand-Saint-Bernard, appelé précédemment col du Mont-Joux, est le point culminant de la via Francignea, qui menait du nord de l’Europe jusqu’à Rome. Il se situe à 2 473 mètres d’altitude, en Suisse.

Nous l’avons emprunté (en voiture) pour rentrer d’Italie, depuis Asti.

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Nous n’avions pas prévu de nous y arrêter, car nous avions déjà fait une pause peu de temps auparavant. Mais finalement, la beauté des paysages nous a saisis, et il absolument fallu que l’on fasse non pas un, mais deux arrêts photos !

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Et si nous avions eu chaud les quinze jours précédents, une fois en haut, nous avons chacun sorti une polaire du coffre de la voiture, car la température n’était pas la même qu’en bas !

Col du Grand Saint Bernard

Col du Grand Saint Bernard

Col du Grand Saint Bernard

Col du Grand Saint Bernard

Alors qu’en dites-vous ? C’est joli, non ?

En plus d’être superbe, ce passage permet d’économiser les 27,90 € du passage par le tunnel.

Le Rocher de Valmy – balade

J’ai bien dû passer au moins 500 fois par la côte de Larnod, et voir le panneau Rocher de Valmy, sans jamais me demander de quoi il s’agissait.

C’est mon homme, qui a eu l’idée de suggérer d’aller voir ce fameux rocher d’un peu plus près…

Un soir, nous avons chaussé nos baskets, et laissé la voiture sur le parking en contrebas, avant d’entamer la petite marche à travers bois…

Bon, il faut le dire franchement, les premiers mètres sont assez décevants, car le sol est jonché de papier toilette, probablement laissé là par les routiers, qui n’ont pas trouvé mieux pour faire leur pause WC le long de la route de Lyon… mais une fois ce moment désagréable derrière nous, on oublie bien vite l’épisode, pour profiter de la petite balade au milieu des arbres…

Il existe une randonnée qui peut durer plusieurs heures, mais nous la testerons ultérieurement, car ce jour là nous sommes arrivés à 20 h 00, sans lampe, et en ballerines pour ma part !

Je vous déconseille de visionner le film Nos Souvenirs avant de vous lancer pour une balade à travers bois, sinon vous allez flipouiller en voyant les branches qui pendouillent comme des bras de zombies…

Rocher de Valmy

On suit un petit sentier pas très compliqué, pour arriver rapidement à une clairière où se trouve un simple autel de béton.

Rocher de Valmy

Il faut continuer quelques mètres pour rejoindre la croix, et découvrir le fameux rocher, qui est en fait un ensemble de pierre agglomérées pour réaliser un mémorial, en l’honneur de Résistants fusillés en 1943.

Rocher de Valmy

La vue sur Besançon est agréable, surtout le soir au crépuscule…

Rocher de Valmy

Rocher de Valmy

Qu’en dites-vous ?

Rocher de Valmy

Randonnée dans les Pyrénées

De passage pour un week-end prolongé chez nos amis toulousains, nous avons souhaité faire une « petite randonnée » pour prendre un peu de hauteur.

Comme nous étions habitués aux randos de Franche-Comté, qui nous prenaient souvent 50 % du temps annoncé (rando de 4 heures bouclée en 2 heures), nous avions jeté notre dévolu sur un parcours de 5 heures… sans penser que le dénivelé ne serait pas vraiment comparable. Et bien, je vous le confirme, la rando nous a effectivement pris 5 heures, et a mis nos mollets à rude épreuve !

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Au départ de Gourbit dans l’Ariège, nous avons trouvé un sentier légèrement pentu, qui nous a permis de cheminer au milieu d’une belle hêtraie. Honnêtement, nous n’avons pas admiré les arbres en détail, tous occupés que nous étions à prendre de grandes inspirations, pour compenser la douleur intense qui n’a pas tardé à apparaître dans nos jambes !

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Chaque petit muscle de nos membres inférieurs a été sollicité, pendant l’ascension, qui a duré un peu de plus de 2 heures, et ce sans aucun répit (je ne parle que de la montée, mais la rando a duré environ 5 heures). Je vous le confesse… j’ai beau être relativement sportive, j’ai pas mal douillé ce jour là !

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Heureusement, personne n’était là pour la compèt’, et nous avons pu faire quelques arrêts, le temps de prendre des photos, de reposer nos jambes, ou encore de trouver un coin pipi entre les arbres !

Pour ma part, j’ai surtout pris pleins de clichés !

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C’est un petit peu avant le roc de Querquéou, que nous avons ouvert nos sacs à dos, au col de Lastris (1427 m) histoire de grignoter un peu avant de reprendre l’ascension. La pause était bienvenue, pour profiter du magnifique paysage en contrebas…

A cette altitude, nous avons cessé de croiser des arbres…

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Et puis nous avons continué de grimper, rencontrant d’autres randonneurs, qui eux redescendaient et nous ont assuré « Vous-y êtes presque, courage ! ». Et moi, candide : « c’est vrai ? »… « Non non, c’était juste pour vous motiver ! » Arf.

Le roc de Querquéou, à 1840 mètres d’altitude, est en fait une sorte d’amas de pierres, du plus bel effet sur fond de ciel bleu et de nuages de beau temps…

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L’endroit est idéal pour prendre de belles photos façon « fond d’écran Windows ».

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Je ne suis pas une habituée des grandes randos en montagne, et j’ai été impressionnée par la rapidité avec laquelle la végétation évolue lorsque l’on prend de l’altitude…

Une fois passé le roc de Querquéou, plus d’herbe au sol, mais une sorte de paille, et de jolies fleurs par ci par là…

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Et vous savez quoi, quand en plein mois de mai, alors que la veille on se baladait épaules nues, on trouve de la neige au sol, et bien c’est que l’on a bien marché !

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Pour autant nous n’étions pas arrivés. Mais c’est à plat que notre balade s’est poursuivie, jusqu’à découvrir l’étang d’Artax. Tranquillement niché entre les montagnes, à presque 1700 mètres d’altitude (1695 précisément) ce bel étang n’est pas forcément destiné à faire trempette. Mais sa contemplation est des plus agréables.

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En voulant toucher la neige, j’ai mis les pieds dans une sorte de petit ruisseau, et me suis retrouvée avec les baskets trempées… car oui, j’ai fait toute la rando en baskets de running, faute d’équipement plus adapté. Mais cela ne m’a pas gênée plus que cela pour le retour.

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A partir de l’étang, nous avons redescendu environ 800 mètres de dénivelé, pour rejoindre le parking. Cela nous a pris deux bonnes heures, que j’ai trouvées nettement plus agréables que la montée.

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La traversée d’une forêt de hêtres en ce mois de mai était vraiment plaisante, car les arbres étaient pleins de fruits (oui oui, on appelle cela des fruits), et que nous pouvions voir des mini-hêtres partout dans le sol !

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Pour votre information, le fruit du hêtre, appelé « faine » est contenu dans une bogue plus petite que celle d’une châtaigne, appelée « cupule ». Il y a 3-4 faines par cupule, et elles sont consommées par de nombreux animaux (les sangliers notamment). Nous autres humains pouvons les faire griller pour les déguster à l’apéro, mais il faut alors les consommer avec modération, car leurs tanins et triméthylamines sont toxiques.

J’espère que la balade vous aura plu. Moi en tout cas, j’ai adoré, même si l’ascension m’en a fait baver. Cela valait vraiment l’effort fourni !

A bientôt !

L’Homme qui plantait des Arbres – Jean Giono

L’Homme qui plantait des Arbres est une nouvelle écrite en 1953 par Jean Giono. Le narrateur nous présente un berger qu’il aurait rencontré pendant une randonnée, Elzéart Bouffier. Ce Berger vit seul, dans un endroit relativement désert de la Provence. Il accueille le narrateur chez lui, pour lui permettre de se reposer. C’est ainsi que nous entrons dans la demeure bien tenue d’Elzéart Bouffier, et faisons connaissance avec cet homme, dont la passion est de planter des arbres. A partir de glands soigneusement sélectionnés, le Berger plante des chênes, puis des hêtres, des bouleaux… toujours avec beaucoup d’attention et de patience.

Il explique au narrateur que seule une petite partie des arbres plantés pousse, et que certains sont mangés par les rongeurs. Mais qu’importe. Il ne se décourage pas, et continue de planter…

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L’histoire se déroule, toute en poésie et en finesse, et nous découvrons peu à peu que les arbres grandissent, et qu’avec eux, Elzéart Bouffier n’a pas seulement créé une forêt, mais aussi redonné vie à tout un éco-système ! Petit à petit, le village quasi déserté reprend vie, et de nouveaux habitants s’y installent, ramenant la joie après les deux guerres…

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Ce livre m’a énormément plu. Il est très rapide à lire (10-15 minutes environ) mais laisse une empreinte. En effet, on peut longtemps réfléchir à tous les sens cachés de ce récit, qui prend des allures de conte pour adulte.

Le thème est étonnamment actuel, puisque l’on peut trouver des notions de développement durable, d’écologie, mais aussi y voir une métaphore du bonheur. Le Berger travaille à son propre bonheur, comme s’il suivant la maxime de Candide « il faut cultiver son jardin »… et avant tout, en planter les graines !

Le personnage du berger, solitaire et travailleur, nous fait nous interroger sur les valeurs du travail et de la patience. On réalise que ce n’est pas la reconnaissance qu’il pourrait tirer de son travail qui le rend heureux. Pour arriver à faire pousser une forêt, il a dû faire face à la perte de nombreux arbres. Mais ça, rares sont ceux qui en ont conscience, à l’exception du narrateur…

Certaines graines n’ont d’ailleurs jamais poussé, et ce malgré le soin apporté à leur sélection et à leur plantation…

Vraiment, je vous conseille vivement de découvrir cette nouvelle si vous ne l’avez pas encore fait. C’est un coup de cœur, un vrai !

Ajout a posteriori… Voici une histoire vraie qui m’a rappelé ce livre : http://www.lepoint.fr/environnement/forest-man-l-homme-qui-a-plante-une-foret-a-mains-nues-31-07-2014-1850485_1927.php