Ma Vie de Chat [DVD]

J’aime les chats, j’aime Kevin Spacey, j’aime les comédie américaines, j’aime les films qui mettent du baume au cœur… j’aurais dû aimer Ma Vie de Chat.

Et là, vous vous doutez que ce ne fut pas tout à fait le ca(t)s…

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Commençons par le début !

Tom (Kevin Spacey) est un homme d’affaires obnubilé par le travail, et par la construction de sa tour, qui devrait être la plus haute de tout l’hémisphère nord… mais se voit menacée par celle d’un concurrent.

Il a beau avoir une magnifique épouse, Lara (Jennifer Garner) et une adorable gamine, il passe peu de temps avec sa famille, trop occupé par son travail…

Il ne daigne même plus répondre au téléphone quand Lara l’appelle… Et c’est ce qui pousse cette dernière à refuser de s’occuper du cadeau commun pour l’anniversaire de la petite Rebecca !

Tom est bien embêté, car il n’a aucune idée de ce qui pourrait plaire à sa fille. Et quand il lui demande directement, elle lui répond qu’elle n’a qu’une envie, qui ne plait pas à son Daddy : un chat !

Tom a les chats en horreur, mais faute de trouver une meilleure idée, il se rend à l’animalerie la plus proche, et achète un beau gros chat.

Le cauchemar est déjà bien entamé à ce stade de l’histoire, mais cela ne va pas s’arrêter là pour notre business man, puisqu’un malheureux accident va le rendre prisonnier du corps du-dit chat… 

 

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Les comédies familiales, j’en raffole. Je peux toujours passer un bon moment devant Family Man que j’ai pourtant vu 4-5 fois à ce jour. Mais il faut pour cela, que le film soit bon… Et là je ne suis pas convaincue que cela soit le cas…

Ma Vie de Chat pêche dès le départ car le chat n’est pas crédible. Et c’est fâcheux vu qu’il tient le rôle central. Les images de synthèse sont potables, dans le sens où l’on n’attend pas une prouesse technique pour un film de cette catégorie. Cela se laisse regarder. Mais la gestuelle, les mouvements, n’ont absolument rien de félin. On pourrait argumenter en disant que le corps du chat est habité par un esprit humain, et qu’il est donc normal que le félin soit pataud dans pareilles circonstances, mais non… cela n’explique pas tout.

Je n’ai donc pas réussi à croire à ce chat, et à le trouver attachant. Cela manquait de mignonnerie, ce qui est tout de même sacrément problématique quand on propose un film axé sur les chats !

Le casting était prometteur, mais ne réussit pas à sauver Ma Vie de Chat du naufrage.

L’ambiance du film est 100 % clichée, avec des décors qui rappellent de nombreux autres films américains. Le grand appart propret, les looks BCBG, l’ex femme ultra sophistiquée et sa peste de fille qui poste toute sa life sur Instagram… tout est réuni pour proposer une comédie US classique. Et j’aurais pu aimer car je ne suis pas allergique aux films classiques… mais le scénario est téléphoné d’avance, et il n’y a aucun suspens.

On enchaîne les déjà vus, de la première minute à la dernière.

Mon attention n’a donc été retenue ni par le suspens, ni par le bon jeu des acteurs…

Ce film n’avait pas 1 gramme d’enchantement, ne m’a pas fait sourire, ne m’a pas surprise. Raté !

Donne-moi ta Main [DVD]

Donne-moi ta Main est une comédie romantique qui date de 2010 (déjà !) et met en scène Amy Adams, que j’avais déjà vue dans Il Était une Fois (film de Princesse, à dévorer si vous ne l’avez pas déjà fait !!). Bon, vous vous en doutez, il n’y a pas qu’un personnage dans ce film, sinon ce ne serait pas une comédie romantique. Pour donner la réplique à la jolie rousse, on trouve également Matthew Goode, que je ne connaissais pas du tout. Il incarne un irlandais un peu rustre.

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L’histoire ? Il s’agit d’Anna, une citadine de Boston, qui s’apprête à acheter un superbe appartement très coté, avec son petit ami, Jeremy. Tout semble rouler à merveille pour la jeune femme, si ce n’est que son homme, imminent chirurgien très accaparé par son métier, ne parait pas très pressé de la demander en mariage, et que le temps commence à être long pour elle…

Elle décide donc de prendre les choses en main, et de profiter d’une vieille tradition irlandaise, qui autorise les femmes à demander les hommes en mariage, chaque 29 février !

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Voilà notre business woman en talons qui s’embarque pour l’Irlande, et se retrouve paumée au fin fond de la campagne, suite à des soucis avec son avion… Et là, on tombe dans le classique décalage de la citadine qui atterrit (c’est le cas de le dire) dans la France  l’Irlande profonde !

C’est vu et revu, mais qu’importe, cela ne me gêne pas de visionner des films qui ont des scenari téléphonés d’avance.

Là où cela me dérange en revanche, c’est quand tout est écrit, et que l’on a l’impression de regarder un film que l’on s’est déjà tapé 35 fois, tant aucune scène ne sort du lot et ne vient nous surprendre.

Et là… malheureusement ce fut le cas !

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On sait dès le départ qu’Anna va tomber amoureuse de l’irlandais mal dégrossi, qui va s’avérer être moins rustre qu’il n’y parait. On sait que Jeremy ne la rend pas si heureuse que cela, et qu’Anna n’est pas qu’une bourgeoise qui se pâme pour des escarpins à 600 dollars, et une valise à roulette Louis Vuitton. On attend juste que le film se déroule, pour arriver à une conclusion connue d’avance.

On espère que le déroulement va apporter quelques surprises, des répliques amusantes, des scènes qui font rire. Mais c’est en vain. Dommage.

Ils ont essayé… mais avec moi, cela n’a pas pris… Quand l’irlandais mal dégrossit appelle la valise « Louis » en pensant que Louis Vuitton est un nom qu’Anna donne à son bagage, cela aurait pu être amusant, mais en fait non. Je ne saurais pas dire précisément pourquoi. Il manquait un truc…

On a toutes les scènes habituelles, notamment celle où le faux couple doit partager une chambre avec lit double. Combien de fois a -ton eu droit à cette scène dans des comédies ? Je ne compte même plus…

Les acteurs sont sympas, mais ils ne parviennent pas à sauver un film au scénario aussi plat que l’encéphalogramme d’un bulot mort depuis trois jours…

L’affiche était mignonne, le casting plutôt sympa, mais sans scénario on ne fait pas un bon film. Si vraiment vous cherchez un fond sonore pour ne pas vous endormir sur votre repassage, alors ce DVD peut faire l’affaire. Autrement je serais tentée de crier « Next ! »

 

 

Brouilles et Embrouilles

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Aujourd’hui je vous présente une petite daube du cinéma… Il s’agit d’une comédie américaine avec Sandra Bullock. Elle date de… 1989 !

J’ai trouvé le DVD chez Emmaüs et n’ai même pas eu peur de la jaquette incroyablement kicth. Je faisais confiance à Sandra Bullock, qui ne m’avait jusque là jamais déçue…

L’image est dégueulasse. Les looks piquent les yeux. On a envie de foncer dans le tas avec un fer à lisser et d’arracher les bijoux fantaisie dorés qui pendent un peu partout.

L’histoire vaut-elle que l’on s’installe 1 h 30 devant son écran ? (Je pense que vous avez déjà deviné la réponse).

 

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Morris est un homme d’affaires new-yorkais qui ne vit que pour une seule chose : l’argent. Une nuit, alors qu’il est totalement beurré, Dieu lui apparaît à la télé et lui conseille de monter sa boîte…

C’est ainsi que Morris décide de fonder sa propre religion, avec un seul objectif, toujours le même : gagner des sous !

 

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On est dans la comédie pure et dure, avec de grosses ficelles, et des dialogues récités à la virgule près.

Le truc, c’est que ce film part dans tous les sens, et n’est jamais fini. Il y a de l’idée, mais on ne va jamais au bout. C’est un peu comme si un Producteur avait décidé de financer le scénario proposé par un gamin de CM2, sans que personne n’y apporte la moindre retouche.

Sandra Bullock est bien mise en valeur sur la jaquette, mais finalement on ne la voit que quelques minutes dans tout le film et son rôle est totalement secondaire. Le personnage principal, c’est Morris, l’insuportable et inintéressant Morris.

Les doublages sont merdiques, avec des « mmmoooeuhh » en début et fin de phrases, pour coller avec les mouvements de bouche des acteurs. Je crois que même dans les films diffusés le dimanche aprem je n’avais encore jamais vu de doublage aussi raté…

Bref, c’est mauvais, et j’ai vraiment peiné à ne pas m’endormir avant la fin… donc non, je ne recommanderais pas ce film, même à 50 centimes, même si vraiment vous vous embêtez profondément. Lancez-vous plutôt dans la contemplation de votre plafond. Cela vous fera moins mal au crâne !

Le seul intérêt reste de pouvoir voir le New-York de la fin des années 80, avec quelques plans sur les Twin Tower, mais cela ne suffit pas à justifier une telle torture d’une heure et demi…