J’ai testé La Kube, box littéraire

Connaissez-vous le principe de la Kube ?

Il s’agit d’une box littéraire que vous pouvez offrir ou vous (faire) offrir, ponctuellement ou sous forme d’abonnement.

Elle contient un livre (de poche ou semi-poche) et quelques goodies en lien avec la lecture.

Dans ma Kube, j’ai trouvé du thé en vrac, un marque-page, un petit carnet de notes, et quelques autres surprises que vous pouvez voir sur l’image ci-dessus…

Le livre, pièce centrale de notre Kube, est choisi avec soin et sur mesure par un Libraire partenaire. Lors de la commande, le destinataire est en effet invité à décrire ses goûts et envies du moment. A partir de là, le libraire choisit un livre qui devrait lui convenir.

Ensuite, le destinataire peut soit connaître la proposition du libraire, soit faire confiance et valider l’envoi du livre…

Sympathique comme concept, non ?

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#lecture #citation #roman #lâcheté

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J’avais noté que je souhaitais lire un roman feel-good, léger et qui me donnerait la pêche en plein hiver.

J’ai reçu Vivement l’Avenir de Marie-Sabine Roger. L’auteure est une ancienne instit. J’avais déjà lu et adoré Trente-Six Chandelle, un de ses autres romans. Mais ça je ne m’en souvenais plus. C’est en préparant le billet que vous êtes en train de lire que j’ai fait le rapprochement !

Dans Vivement l’Avenir, elle nous présente Alex, trentenaire androgyne au look d’éternel ado. Alex n’a pas d’attaches et sillonne la France et même le monde, au grès des opportunités. Elle vient d’atterrir chez Marlène et Bertrand, un couple qui loue une chambre. Ils vivent ou plutôt cohabitent avec le frère lourdement handicapé de Bertrand.

Contre toute attente, c’est auprès du frère en question, Gérard de son prénom, qu’Alex va trouver le plus d’humanité.

Ce bouquin est un pur produit feel-good, blindé de bons sentiments et de personnages que l’on aimerait rencontrer IRL (in real life, une expression que j’ai découvert dernièrement et qui je dois dire, est fort pratique). Malgré tout, il reste crédible, et c’est toute sa force. OK, les choses se passent plutôt facilement, mais pas trop non-plus, et l’on ne bascule pas dans un monde de Bisounours.

Du coup, cela donne une belle petite lecture, dont on sort avec le sourire aux lèvres. 🙂

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Positif – Camille Genton

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Je lis Positif le #roman de #CamilleGenton sur le #vih

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Positif est un récit autobiographique, publié chez JC Lattès en septembre 2017. Il compte 208 pages, et se lit très rapidement, grâce au ton vif et incisif employé par son auteur. Vous pouvez vous plonger dedans et le lire d’une traite, sans aucun problème.

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Dans Positif, Camille Genton nous raconte comment il a appris qu’il était séropositif.

Ce jeune homme, entrepreneur dans la Communication, pensait réaliser un simple test de routine, mais a vu sa vie basculer à la lecture du résultat.

Nous découvrons avec lui la maladie, et suivons son cheminement, l’annonce à ses proches, les rendez-vous médicaux ; le tout s’enchaîne sans temps mort, comme si nous étions entraînés dans une véritable spirale pour la vie, pour l’amour. Ce livre porte très très bien son titre, car c’est une bouffée de positivisme, un hymne à la Vie qui doit continuer malgré tout.

J’ai beaucoup aimé ce livre, car il est rempli d’optimisme, et qu’il permet d’aborder le sujet du VIH sous un angle différent. Il ne s’agit pas de dire que la maladie est vaincue et qu’il ne faut plus se protéger. Absolument pas. Mais on découvre ce qu’est le quotidien d’un porteur du VIH en 2017. Et honnêtement cela m’a appris des choses.

Nos nuits deviendront des Jours [Lecture coup de ♥]

J’adore quand mes copines m’offrent des livres ! En général elles savent choisir des romans qui me plaisent, voire plus que cela… Roxou m’a envoyé un joli roman pour mon anniversaire. Il s’agit de Nos Nuits deviendront des Jours, de Marie Fitzerald. J’ai remisé ma liseuse, et me suis jetée dans ce joli roman, moins de deux heures après l’avoir reçu !!

C’est un livre récent, paru en mai 2016. Il est édité par les éditions Fleuve et tient en 300 pages.

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En effet, il m’attirait énormément, car il s’agit d’un roman qui nous raconte plusieurs histoires qui s’entrecroisent et finissent par se rejoindre.

Tout d’abord, il y a Claude, quatre-vingt ans, aveugle, qui vit seul et possède son petit caractère…

Ensuite, Corentin est un ado qui supporte assez mal que ses parents lui imposent ses loisirs. Si cela ne tenait qu’à lui, il ferait du badmington, pas du tennis, et le piano ne serait plus qu’un mauvais souvenir !

Alain est à la rue, et survit plus qu’il ne vit.

Enfin, Carole vit l’enfer dans son mariage, et ne sait pas comment fuir…

Ces quatre personnages qui n’ont a priori rien en commun, vont se retrouver et se lier autour d’un objectif commun, celui de sauver Carole…

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Dès le début, on découvre les personnages, chacun leur tour, à travers de brefs chapitres où chacun prend la parole à la première personne. On tourne les pages très rapidement, car les chapitres sont vraiment courts, et que l’on a tendance à vouloir en lire encore un, puis encore un, et encore un dernier avant de refermer le livre !

On entre facilement dans l’histoire, sans avoir besoin de faire des retours en arrière pour situer les gens, et cela aide grandement à se prendre au jeu ! Chaque chapitre porte le prénom de son narrateur en guise de titre. C’est pratique. On sait tout de suite qui s’exprime !

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J’ai adoré l’histoire, toute simple, et l’écriture limpide de l’auteur.

Je me suis surprise à m’attacher immédiatement aux personnages, et à vouloir avancer dans ma lecture, pour savoir ce qui allait leur arriver.

J’ai retrouvé le plaisir que j’avais éprouvé en lisant Demain J’arrête de Gilles Legardinier. En effet, on se retrouve avec des personnages lambdas, qui vivent dans une petite ville, et pas comme souvent à Paris. Ils ont les mêmes préoccupations que nous, et mènent des existences classiques. Mais pour autant le récit ne manque pas d’intérêt.

Ces gens qui se veulent mutuellement du bien nous mettent du baume au cœur, même si leurs situations respectives ne sont au fond pas bien réjouissantes. On sait que cela finira bien… 

L’ennui parfois avec ce genre de roman, c’est que l’on peut tomber dans l’excès de gentillesse. Cela peut faire trop « Bisounours » et ne plus être crédible. Mais là ce n’est pas le cas. Au contraire, j’y ai cru. Chacun a de bonnes raisons d’agir comme il le fait.

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Ce roman m’a beaucoup plu et j’ai eu un pincement au cœur en tournant la dernière page. Je vous le conseille donc, d’autant que cela me semble une lecture idéale pour l’été, allongé dans l’herbe, ou sur le sable chaud !

 

Bon courage !

Avez-vous déjà fait attention à cette toute petite phrase que l’on entend à mon sens de plus en plus ? « Bon courage ! » lancé en fin de conversation pour remplacer un « bonne journée ! ». J’ai l’impression que le « Bon courage ! » est de plus en plus rependu. Je l’entends au téléphone, quand un client conclut une conversation, à la caisse du supermarché, pour saluer la caissière, même parfois entre proches qui se souhaitent bien du courage pour affronter une nouvelle journée de travail.

A priori c’est plutôt sympa de se souhaiter du courage… A priori seulement. Parce-que si l’on creuse un petit peu, on se rend compte que cela signifie que la personne à qui l’on s’adresse s’apprête à passer un sale moment… et qu’il lui faudra du courage pour surmonter les obstacles ! (Je ne dis pas que c’est faux, mais est-ce forcément utile de le souligner de cette façon ?).

Je trouve que c’est finalement une phrases pessimiste que ce « bon courage ! ». Elle est à classer avec le « comme un lundi » que balance le collègue quand tu le croises à la machine à café de retour de week-end et lui demande comment il va.

Personnellement, quand un interlocuteur me souhaite « bon courage ! » au téléphone, je suis toujours un peu surprise, car parfois je suis dans un très bon jour, et je n’ai aucunement besoin de courage pour terminer ma journée de bureau. Suis-je la seule ??

Alors bon, moi je n’aime pas trop que l’on me souhaite du courage. Je préfère un « bonne journée » enjoué, ou un simple « au revoir » avec un sourire dans la voix. Pas vous ? 😀

Sur ce… je vous souhaite une belle journée !