De Cinq à Sept – 4 femmes, 4 destins chamboulés par une même maladie

De cinq à sept est un roman d’Olivia Koudrine paru au Cherche Midi.

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L’Homme idéal en mieux – Angéla Morelli

Angéla Morelli est une auteure française, à qui l’on doit différents romans du genre Chick-litt (comprenez par là, littérature de poulette). C’est parce-que le soleil me donnait envie de lire quelque chose de léger, que j’ai choisi L’Homme idéal en mieux, parmi les ebooks qui somnolaient dans ma Kindle.

Emilie a 35 ans, et enseigne le français. Après une rupture particulièrement douloureuse, elle s’est réfugiée de façon temporaire, chez sa meilleure amie, avec sa fille Elizabeth prénommée ainsi en hommage au personnage d’Orgueil et Préjugés.

Le protagoniste numéro 2 de la rupture douloureuse en question, revient tenter sa chance au mauvais moment… car Emilie vient de rencontrer Samuel, le père d’un ancien élève, au charme absolument irrésistible…

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Ce roman ne casse pas trois pattes à un canard. C’est de la chick litt classique, pleine de clichés. Le titre ne ment pas, on nous présente l’homme idéal, tellement idéal qu’il ne lui reste pas un gramme de crédibilité. Imaginez un peu, le mec invite Emilie à manger chez lui, et lui envoie même un taxi (prépayé cela va sans dire) pour venir la chercher sur son lieu de travail…

Comme si cela ne suffisait pas, il lui a concocté un repas italien. Et là vous vous dites, mouais facile, il a fait des pâtes… (oui mais des Panzani !) et bien non, il lui a cuisiné un risotto absolument orgasmique, et un tiramisù… Sérieusement quoi ?

Dans le même genre, l’héroïne est malade comme un chien. Elle passe la journée dans son lit, à se moucher. D’un coup, la sonnette retentit, et elle va ouvrir sans vérifier qui est en bas… Vous avez deviné la suite ? C’est évidemment le beau Samuel qui déboule, inquiet de ne pas avoir de nouvelles, et trouve Emilie avec une tronche à faire peur…

Le mec la veille pendant sa maladie, va lui chercher des médicaments à la pharmacie alors qu’elle n’a rien demandé…

Honnêtement, il n’y a que moi qui trouve ça un peu gros ? Déjà, qu’il débarque sans prévenir parce-qu’il est fou d’inquiétude pour une nana qu’il a à peine embrassé une fois ? Ensuite que la nana en question ouvre sans penser une seule fraction de seconde qu’il pourrait s’agir du fameux Samuel ? Non…. faut pas me la faire à moi.

Le personnage de Samuel est vraiment trop parfait, trop prévenant… TROP peu crédible. Et celui d’Emilie est absolument caricatural aussi. La fille qui panique à l’idée de retomber amoureuse, et s’enfuit en courant parce-qu’on l’embrasse, cela arrive dans la vraie vie ? Peut-être vous me direz… mais moi je n’y ai pas cru plus de deux pages.

Ce roman se lit bien, pour passer le temps… Mais heureusement qu’il ne dure pas trop, car il en deviendrait vite lassant ! En fait, ce livre m’a fait réaliser que si le mec idéal existait, en fait il serait chiant parce-que trop acquis et collant. Voilà peut-être l’intérêt de ce livre en fin de compte… :-p

Mon putain d’avis sur un drôle de bouquin

C’est sur la plateforme Netgalley que le bouquin dont je m’apprête à vous parler a capté mon attention. Comment ? Grâce à son titre. En effet, il s’appelle Le putain d’énorme livre du bonheur qui va tout déchirer. Genre. Le truc vend du rêve !

Je me suis dit… avec un titre accrocheur comme ça, il a intérêt à sortir des sentiers battus, sinon son auteur Anneliese Mackintosh n’aura plus qu’à aller se planquer au fond d’une grotte…

Anneliese Mackintosh est née en Allemagne et vit aujourd’hui à Bristol. Elle aime écrire sur différents thèmes comme le sexe, le féminisme, la santé mentale, la dépression… Plusieurs de ces sujets se retrouvent d’ailleurs dans le Putain d’énorme livre du bonheur qui va tout déchirer.


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Que l’on ne s’y trompe pas, ce livre est un roman, et pas un guide de développement personnel. En fait, il contient quelques astuces pour améliorer le quotidien ; des astuces que l’on pourra relever pour notre usage personnel. Mais cela reste avant tout un roman.

Le personnage principal est Ottila, une jeune femme qui n’a que des soucis, à commencer par un sérieux problème d’alcool. On n’est pas en présence de Bridget Jones, qui se bourre la tronche au Chardonnay pour tromper la solitude, toute seule sur son canap. Non Ottila est réellement et profondément alcoolique.

Son père vient de décéder dans des circonstances particulières, et sa sœur est internée pour la protéger de sévères pulsions suicidaires. Les amis d’Ottila ne l’aident pas vraiment à remonter la pente, et notamment à se sortir de son problème d’alcool, exception faite peut-être de Thalès… plus qu’un ami en réalité, un amant. Mais Ottila n’est pas forcément prête à lui laisser la place qu’il réclame dans sa vie…

A la bibliothèque du travail, Ottila trouve Le Petit Livre du bonheur. Elle ne va pas se contenter de le lire pour s’inspirer vaguement des conseils qu’il contient, mais va lui arracher des pages, en coller d’autres, bref se l’approprier, et l’enrichir de mails, copies de SMS et autres tickets de caisse. C’est ce petit guide customisé que nous tenons entre les mains…

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#lecture #netgalley

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Au départ j’ai été un peu déçue, car je m’attendais à un livre feel-good, qui me mettrait instantanément du baume au cœur, en me faisant partager les aventures amusantes de son personnage principal. Au lieu de cela, j’ai fait connaissance avec Ottila, et ses multiples problèmes.

Mais petit à petit, le ciel de l’héroïne s’éclaircit, et notre lecture se charge en espoir, et en bonheur… Et là du coup, j’ai accroché de plus en plus. Je me suis attachée au personnage, et à certains de ses proches, qui rendaient son ciel plus bleu. J’ai pris plaisir à me plonger dans son univers, et à voir ses problèmes se solutionner…
En définitive, cette lecture m’a vraiment plu. Je ne parlerais pas de total coup de cœur, mais pas loin…

Ce livre n’est pas un bouquin à la guimauve, où tout passe du noir au rose. Il est assez crédible, et c’est aussi ce qui m’a plu. Vous le trouverez aux éditions Milady !

Les Jeunes Femmes de Cinquante Ans

C’est grâce à la plateforme Netgalley, que j’ai pu recevoir le e-book Les Jeunes Femmes de Cinquantes Ans, roman de Mylène Desclaux à paraître au mois de mai chez JCLattès.

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J’ai demandé ce livre, car ma Mère a la cinquantaine, et que le résumé me laissait penser que l’histoire pourrait lui plaire… C’est donc elle qui l’a lu, et qui va vous en parler !

L’histoire commence par un constat du narrateur :

Elle a 50 ans, est célibataire. Ses enfants partis, et elle est sans travail ; à la recherche de sa deuxième partie de vie professionnelle et amoureuse.

50 ans ou la prise de conscience du temps qui passe et l’envie de vivre…

L’auteure passe au crible le regard de la société sur les « jeunes » de 50 ans, tellement plus jeunes que leurs parents à leur âge. Elle évoque leur rapport à leur âge, difficile à cacher selon l’âge de leurs propres enfants et l’omniprésence réseaux sociaux; rapport à l’âge dans le monde du travail également, et vis à vis de leurs aînés.

L’auteure aborde la solitude ou au contraire, la liberté redécouverte après un divorce et/ou le départ des enfants. Elle parle également de la santé (l’âge du test colorectal et de la mammographie) et surtout… de ce thème inépuisable : l’amour.

Le livre laisse une grande part à l’amour a; amour perdu (maris partis compter fleurette à plus jeune), recherche encore et toujours de l’amour via les sites de rencontre, amants d’un soir pour souligner la vitalité sexuelle des cinquantenaires ou amour sérieux pour continuer la vie à deux, femmes cougars ? Choix d’un veuf ? D’un divorcé, d’un ex ? Les pièges à éviter, les avantages et les défauts de leur âge…

Le style est fluide, léger, l’humour présent dans chaque page, les cinquantenaires malmenés, livrés sans merci, mis à nu par la plume de l’auteure qui allonge ses personnages sur le divan d’un psy, étale sans pudeur leurs états d’âme et leurs déboires sentimentaux, leurs règlements de compte avec leurs parents, leurs relations avec leurs collègues.

Ce livre traite d’un âge intermédiaire, de ses avantages et de ses inconvénients. Cela pourrait être un guide de la cinquantaine pour les nuls !

J’ai aimé, beaucoup, vraiment, chaque cinquantenaire se retrouve au détour d’une ligne, d’un exemple.

Ego surdimensionné s’abstenir, pourrait ne pas apprécier à sa juste valeur un humour qui bien souvent cache un grand désarroi et une profonde solitude !

Nicci French

J’avais déjà lu deux livres du couple anglais Nicci French (derrière ce pseudo, se cachent en réalité Nicci Gerrard et de son mari Sean French). J’avais bien accroché. C’est pour cela que depuis, lorsque je trouve un livre d’eux en occasion, généralement je me l’offre.

What to do when someone dies (que faire quand quelqu’un meurt) a été traduit en français sous le titre Plus Fort que le Doute.

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L’histoire débute par une très mauvaise nouvelle pour la narratrice Ellie. La police vient de lui annoncer que son époux, Greg, est décédé dans un accident de la route. Et pour en rajouter à sa peine, celui-ci n’était pas seul. Il avait une passagère, rapidement identifiée comme étant Milena Livingstone, une femme dont Ellie n’avait absolument jamais entendu parler.

Pour tout le monde, il est clair que Milena et Greg entretenaient une liaison. Mais pour Ellie, cela semble inconcevable…

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J’ai bien aimé ce thriller, car les auteurs parviennent à instiller une bonne dose de suspens tout du long… L’histoire est intéressante, et comporte de nombreux rebondissements. La tension ne retombe pas.

Les personnages sont suffisamment nombreux pour que nous puissions avoir plusieurs suspects. Mais ils sont bien présentés, et je n’ai jamais eu ne serait-ce qu’à fournir un début d’effort pour les situer les uns par rapport aux autres.
En bref, ce thriller m’a beaucoup plu !

Jean Teulé – Entrez dans la Danse !

Parmi mes romans préférés de tous les temps, il y a le Montespan, de Jean Teulé paru en 2008. Il s’agissait du premier roman que je découvrais de cet auteur, et ce fut un coup de cœur absolu. J’avais ensuite acheté d’autres romans de Jean Teulé, en espérant me régaler à nouveau grâce à son écriture.

Mais si certains autres ouvrages de l’auteur m’avaient permis de passer de bons moments, aucun ne m’avait à nouveau séduite comme l’avait fait le Montespan. Et certains au contraire, m’avaient même franchement déçue…

Qu’à cela ne tienne, je ne voudrais pas passer à côté d’un bon roman, donc je continue à lire chaque bouquin de Teulé !

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Entrez dans la Danse est un roman dont l’histoire se base sur des faits ayant réellement eu lieu. Nous sommes à Strasbourg en 1519, et une épidémie des plus étrange sévit dans la cité alsacienne. Une femme infanticide s’est mise à danser, pour ne plus s’arrêter, entraînant avec elle de nombreux autres strasbourgeois. Les danseurs sont comme pris de démence, comme possédés, et se meuvent sans arrêt, jour et nuit, pendant deux mois ! Certains dansent littéralement jusqu’à en mourir !

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Jean Teulé n’en est pas à son coup d’essai avec les romans basés sur des faits réels. Il avait déjà écrit Mangez-le si vous Voulez ! un roman dérangeant sur une histoire de cannibalisme. L’auteur semble également apprécier le Moyen-Âge, qu’il dépeint dans toute sa violence et sa cruauté, avec le vocabulaire cru qui est sien.

Teulé n’a pas peur des mots, et nous parle de merde, de sang, de sexe sans rougir.

Mais… il n’a pas réussi à m’emmener avec lui dans la danse… pas cette fois-ci malheureusement.

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Entrez dans la Danse ! m’est apparu comme un roman linéaire dépourvu de tout rebondissement. Il n’est que prétexte à placer des descriptions vulgaires, des mots souvent trop recherchés (qui alternent avec les termes triviaux) que j’ai justement dû rechercher dans le dictionnaire de ma liseuse… Point de suspens, rien pour tenir le lecteur en haleine… 

C’est dommage, car le thème était intriguant. Tant pis, pour cette fois je suis déçue, mais je ne bouderai pas pour autant le prochain roman de l’auteur !

Journal d’un incorrigible éditeur…

C’est sur une belle étagère de book crossing, à l’hôtel Maggiore de Bologne, que j’ai rencontré ce livre (en italien) : Diario di un editore incorreggibile. Je n’en avais jamais entendu parler et ne connaissais pas l’auteur, Mario Cassini.

Le résumé m’a tout de suite tentée. Un livre écrit par un Éditeur, au sujet de son job, quand on aime passionnément les livres cela attire forcément, non ?

Livre trouvé en #bookCrossing à Bologne… 🙂 @bookcrossing_italia

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Dans ce petit livre (une centaine de pages) l’auteur nous relate comment il est devenu Éditeur, et ce que cela signifie réellement de tenir une maison d’édition.

Il nous détaille ses différentes missions, raconte pourquoi il a choisi cette voie, et en quoi il a pu être déçu par rapport à ce qu’il imaginait.

C’est intéressant, et l’écriture est plaisante. Donc le livre se lit rapidement.

J’ai regretté que certains passages se répètent un peu, notamment quand l’auteur parle de l’aspect paperasse qui prend le dessus sur la lecture et le vrai plaisir de lire. Mais ce n’était pas non-plus insupportable…

J’aurais aimé rencontrer plus d’anecdotes amusantes. Disons que je m’attendais à un livre marrant, et qu’en réalité c’est surtout un témoignage, léger mais pas humoristique.

Le fait de découvrir la réalité qui se cache derrière un métier qui pourrait faire fantasmer est fort intéressant.

Si le thème vous tente et que vous lisez en italien, alors laissez-vous tenter !