La Femme Nue – Elena Stancanelli

La Femme Nue est un roman de l’auteure italienne Elena Stancanelli. Paru chez Stock, ce roman déroutant nous entraîne dans les pas d’Anna, quarantenaire romaine qui perd les pédales lorsque Davide la quitte, après cinq ans de vie commune. Plus que l’infidélité en elle-même, Anne est blessée par le fait que Davide aime une autre femme qu’elle.

Très rapidement, la narratrice, dont nous suivons le quotidien à travers une longue lettre qu’elle adresse à son amie Valentina, sombre dans un état proche de la folie. Elle est de plus en plus obsédée par Davide, et par la femme pour laquelle il est parti.

Elle traque leurs faits et gestes en lisant les messages de Davide, en suivant ses déplacements via son Iphone. Très vite, Anna ne vit plus que par procuration, et en vient à se négliger totalement. Alors qu’elle cesse de s’alimenter, et maigrit de façon spectaculaire, elle couche à droite à gauche, avec des hommes qui ne lui apportent aucun plaisir, et consacre tout son temps à espionner son ex et sa nouvelle amante.

Ce roman est formidablement bien écrit, et c’est le style de l’auteur, à la fois élégant et jamais pompeux, qui nous fait tourner les pages les unes après les autres, avec avidité.

Ma dernière #lecture a une couverture un peu olé olé 😋 #roman

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Le rythme est soutenu, sans longueurs, sans temps morts, et le roman dure juste ce qu’il faut.

Certes, le thème n’a rien de réjouissant, et j’appréhendais d’ailleurs une certaine noirceur, qui généralement me lasse, et fait que je n’ai pas envie de me plonger dans un livre, pour en ressortir plus déprimée qu’avant.

Mais bien que ce récit ne soit pas du tout un feel-good, il reste un livre délicat, qui explore un thème universel, celui de la rupture amoureuse, en pleine époque hyper-connectée qui est la notre. Et il le fait bien.

A lire !

 

Un roman sur le tennis

Lauren Weisberger est une auteure américaine née en 1977, à qui l’on doit Le Diable s’habille en Prada. Ce livre est son tout premier roman, paru en 2003, et comme beaucoup je l’ai adoré.

Laissez-moi à présent, vous parler d’un autre roman de cette auteur : The Single Games (titre français : l’Art et la Manière de Conclure en Beauté).

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Ce livre m’a été offert par Karine, ma e-copine à qui je dois déjà beaucoup de découvertes théinées !

Et je dois dire qu’elle a super bien choisi ce roman !

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Je ne m’intéresse pas du tout au tennis. Pour tout vous dire, j’ignorais même ce qu’était le fameux « grand Chelem » et je m’en fichais royalement.

Puisque nous en parlons, je vous l’explique rapidos, pour le cas où vous soyez aussi ignares que moi.

C’est en fait l’ensemble des quatre tournois les plus importants : Open d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon et US Open. Un joueur réalise le grand Chelem quand il remporte les 4 tournois la même année.

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 Mais revenons-en au roman…

De quoi cela parle ?

Charlotte, dite Charlie, est une joueuse de tennis professionnelle. Elle est parmi les meilleures joueuses de tennis au monde, mais pas LA meilleure, et cela commence à l’ennuyer un peu, d’autant qu’elle sort de blessure et que le temps passe… Elle aimerait décrocher le pompon avant de raccrocher ses raquettes.

Pour mettre toutes les chances de son côté, la jeune femme décide de se séparer de son entraîneuse, et de recourir à l’exigeant Todd. L’entraineur a amené les plus grands joueurs au top niveau. Ce n’est pas un rigolo, mais Charlie est persuadée qu’il est l’homme de la situation.

Nous suivons donc le parcours de Charlie, ses différents sacrifices et les compromis auxquels elle doit faire face, pour espérer grimper tout en haut du podium…

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Les chapitres sont courts. Ils abordent surtout les journées de Charlie, faites d’entraînements, de matchs, et de repas light pris généralement avec son père et son frère et Manager.

Nous découvrons aussi sa vie sentimentale, plutôt plate, sauf lorsque la jeune femme retrouve Marco, un autre joueur de tennis avec lequel elle tisse une relation qui se veut « casual »

Et puis il y a les frictions avec les autres joueuses, la pression des médias, les relations avec les différents sponsors, le rythme de folie qui va de paire avec la vie de sportive de haut niveau.

Tout cela est évoqué par l’auteure, et contribue à former un roman relativement complet, et jamais ennuyeux. Pendant environ 400 pages, je n’ai jamais décroché !

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Nous suivons certains passages de matchs, et étonnamment, même pour moi qui n’aime pas le tennis, ou du moins qui ne m’y étais jamais intéressée, cela a été passionnant.

Parfois j’avais l’impression de suivre le match depuis les gradins, et j’en aurais presque eu mal à la nuque à force de regarder la balle filer entre Charlie et son adversaire !

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J’ai beaucoup aimé ce livre, car il traite d’un thème assez peu abordé dans les romans de chicklit : le sport de haut niveau, vu à travers les yeux d’une athlète.

Ici, nous ne suivons pas une working-girl newyorkaise, qui trottine en talons aiguilles pour aller acheter son latte avant de rejoindre son bureau à la city. Nous découvrons le quotidien d’une tenniswoman, qui se couche tôt après un repas sans alcool, pour être en forme le lendemain et enchaîner les matchs.

Et franchement, j’ai beaucoup aimé découvrir le quotidien de Charlie. J’ai eu un pincement au cœur au moment de refermer ce roman, car je savais que l’héroïne allait me manquer…

Grace Kelly, l’amour et moi – Lucy Holliday

J’avais beaucoup apprécié le personnage de Libby Lomax, dans le roman Audrey Hepburn, la vie et Moi. Alors quand j’ai vu que la suite était proposée sur NetGalley, je n’ai pas hésité, et ai réclamé ma copie numérique… Les éditions Harper Collins ont accédé à ma requête, et je les en remercie, car grâce à elles, j’ai pu à nouveau, passer un excellent moment avec ma copine londonienne !

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Dans ce livre, nous retrouvons les personnages déjà présentés dans l’opus précédent. Mais cela ne pose aucun souci de lire ce livre sans avoir lu le précédent, car les deux histoires sont indépendantes, et que les protagonistes nous sont présentés à nouveau.

Libby a rompu avec Dillon, son petit copain au physique de rêve, mais à la cervelle un peu vide, et se retrouve à nouveau célibataire.

Elle travaille à son compte, comme créatrice de bijoux fantaisie. Ce serait le bonheur, si elle ne dépendait pas d’investisseurs un peu… spéciaux. Pour compliquer les choses encore un petit peu plus, Libby a quitté son ancien appartement miteux, et vit dans un grand appart qui appartient à l’un des investisseurs.

Elle est toujours très proche d’Olly, pour qui elle nourrit un amour secret depuis des lustres… et a gardé le contact avec la sœur de ce dernier, l’adorable Nora.

Dans le roman précédent, Libby avait rencontré Bogdan, le fils de son logeur Bogdan (oui les deux s’appellent Bogdan), un moldave haut en couleurs, qui a décidé d’assumer son rêve : devenir coiffeur !

Et bien sûr, Libby a toujours son fameux canapé Chesterfield, une vieillerie qui sent le chien mouillé, et d’où semblent sortir des célébrités décédées… Après Audrey Hepburn, c’est Grace Kelly qui fait son apparition dans le salon de Libby…

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C’est bien ?

Je ne suis d’habitude pas très friande des livres en plusieurs tomes. J’aime changer d’ambiance en général. Et pourtant, j’avais tellement accroché au personnage de Libby Lomax, que j’ai décidé de tenter le coup et de lire un autre roman de ses aventures, moins de 15 jours après avoir refermé le précédent… C’était risqué.

Et pourtant, j’ai à nouveau eu grand plaisir à suivre notre héroïne, et à partager ses journées riches en rebondissements !

Ce roman est un délice, car il nous apporte tout ce que l’on est en droit d’espérer d’un bon bouquin de chicklit, et même un peu plus : de l’amour bien-entendu, mais aussi de l’amitié, et une bonne grosse dose d’humour. Le personnage de Libby est attachant, car la jeune femme doute d’elle-même, et représente une trentenaire lambda, à laquelle il est facile de s’identifier. Autour d’elles, différents personnages tous plus intéressants les uns que les autres, permettent de tisser des histoires secondaires, qui ajoutent à l’intérêt du roman. On ne s’ennuie jamais !

Pour en revenir à Libby, on est loin de la pimbêche toujours juchée sur 20 centimètres de talons aiguilles, qui ne se préoccupe que de sa manucure et de sortir boire des cocktails colorés avec ses copines. Ce personnage est plutôt incarné par sa sœur, et dans une moindre mesure, par leur mère…

Et puis l’histoire est pimentée par les apparitions toujours savoureuses, de Grace Kelly ! Je dirais que ce personnage est loin d’être central, bien qu’il soit mentionné dans le titre du roman. Mais il apporte incontestablement la touche d’originalité de ce livre.

En conclusion, ce roman est vraiment bon… à savourer au fond de votre lit, ou sur la serviette, dès que le soleil voudra bien montrer le bout de ses rayons !

Une Brève Histoire du Tracteur en Ukraine

C’est la couverture particulièrement jolie aux éditions France Loisir, qui a attiré ma curiosité. J’ai acheté ce livre chez Emmaüs pour 50 centimes. Le prix a aidé aussi au moment du choix !

De quoi cela parle ?

Nikolaï est un octogénaire, veuf depuis peu. Il vit seul, mais reste relativement proche de sa fille cadette, Nadezhda. 

Un jour, il lui annonce qu’il compte se remarier, avec Valentina, une ukrainienne de trente-six ans, qui doit le rejoindre en Grande-Bretagne.

L’ennui, à part l’écart d’âge assez marqué… c’est que Valentina est une blonde à la poitrine opulente, qui semble plus intéressée par le compte en banque de Nikolaï, que par sa conversation…

Nadezhda va donc se rapprocher de sa sœur Vera, avec laquelle elle était en froid depuis la disparition de leur mère, pour tenter d’éloigner l’intruse…

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Le roman avait l’air prometteur. Son résumé, son titre, cette histoire d’ukrainienne blonde, il y avait du potentiel… Et en effet, dès les premières lignes j’ai bien accroché au récit fait par Nadezhda.

Nous suivons l’évolution de l’histoire entre Valentina et le père, et en parallèle, nous faisons des petits retours en arrière, pour découvrir l’histoire de la famille de Nadezhda et de ses parents. Le tout est intéressant, et nous en profitons pour apprendre au passage, des éléments de l’histoire et de la culture ukrainiennes.

Mais très vite, mon enthousiasme a commencé à retomber.

En effet, l’auteure semble ne pas vouloir se mouiller, et navigue entre deux eaux. Ses personnages n’arrêtent pas de changer d’avis, et ne s’engagent jamais vraiment totalement.

Le tracteur avance, recule, cale, repart… On ne sait pas bien où l’on va et si l’on va quelque part au final…

On a toute une moitié de roman qui ne sert pas à grand chose, à part nous détailler les petites crises entre le père et sa nouvelle femme. C’est franchement lassant.

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Les secrets de famille exhumés peu à peu laissent penser que l’on va aller vers quelque chose de plus consistant, de plus intéressant, mais non. L’auteur se contente d’évoquer le passé en pointillé, sans vraiment sortir de grosse révélation. Quel dommage !

Et le tracteur dans tout cela ? Un prétexte… il s’agit d’un sujet qui passionne le père, et vient parfois dans le récit, puisque celui-ci rédige un livre sur l’histoire du tracteur dans son pays d’origine. Cela arrive un peu comme un cheveu sur la soupe…

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Je m’attendais à m’amuser un peu plus que cela. Je pensais me lancer dans un roman à la Maudit Karma (de David Safier) et enchaîner les gags. En réalité, l’histoire aurait pu être marrante, mais on finit rapidement par trouver les personnages agaçants, et pas uniquement celui de Valentina…

Ce père qui se laisse ruiner sans bouger le petit doigt, passe encore, mais les filles ne se montrent guère plus vindicatives… Bof. Un roman ni mauvais, ni exceptionnel, vite lu et vite oublié… Je dirais… dispensable. Si vraiment vous n’avez rien d’autre à lire, allez-y, mais sinon vous pourrez trouver mieux !

Tu as promis que tu vivrais pour moi -Carène Ponte

Je vous avais parlé d’Un Merci de Trop, délicieux roman feel-good paru l’an dernier chez Michel Lafon. Ce livre m’avait donné la patate, grâce à son histoire fraîche et pleine d’optimisme !

Alors forcément, lorsque j’ai appris que son auteure, Carène Ponte venait de sortir un second roman, je n’ai même pas lu le résumé, et ai réclamé mon ebook sur NetGalley !

Ce livre s’intitule :

Tu as Promis que tu Vivrais pour Moi

Dès les premières lignes, nous découvrons Molly, narratrice qui nous raconte sa vie à la première personne. Molly a trente ans et vient de perdre sa meilleure amie, Marie, qui a succombé à une grave maladie.

Avant de partir, Marie a fait une surprenante demande à Molly. Elle lui a demandé de vivre… plus précisément, de vivre pleinement, pour elles deux.

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Je me régale avec le tout dernier #roman de @carene_ponte … #lecture #book @editionsmichellafon

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Ce roman a un petit goût de PS : I Love You. En effet, Molly lit des lettres que son amie défunte a écrit à l’avance, pour l’accompagner dans son deuil.

L’histoire est pleine d’espoir et de douceur, et bien qu’elle débute par le décès de Marie, elle reste profondément positive. Il n’arrive rien de mauvais à Molly, au contraire. Tant qu’elle prend son courage à deux mains pour assumer ses choix, tous se révèlent couronnés de succès.

On peut se dire que le livre a un goût prononcé de guimauve, et que dans la vraie vie il est rare que tout soit aussi merveilleux. Mais après tout, pourquoi ne pas y croire juste le temps d’un roman ? C’est tellement plaisant parfois, un peu de douceur dans un monde de brutes !

Si vous aimez les jolis feel good, les livres emplis d’optimisme et d’espoir, alors celui-ci est résolument fait pour vous !

 

Audrey Hepburn, la vie et moi Lucy Holliday

Au début, lorsque j’ai entamé la lecture de Audrey Hepburn, la vie et moi, j’ai eu peur de ne pas trop accrocher. L’héroïne était moins proche de moi, moins crédible que celles que je venais de quitter dans mes dernières lectures. Il y avait un côté très fictionnel auquel j’ai craint de résister…

Et puis finalement, j’ai très vite changé d’avis. Au bout de deux chapitres j’ai eu envie de continuer ma lecture, et à la fin du troisième Libby était devenue ma nouvelle meilleure copine !

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Commençons par le début…

Libby est une héroïne classique de chicklit, en ce sens qu’elle est un peu complexée, surtout lorsqu’elle se compare à sa frangine, blonde ultra féminine dotée d’une forte poitrine.

Elle a de bons amis sur lesquels elle peut compter, à défaut de pouvoir s’épancher sur l’épaule maternelle…

Constamment enquiquinée par sa mère, qui la rabaisse pour mieux porter sa sœur aux nues, Libby enchaine les castings auxquels l’inscrit son ascendante, et cumule les rôles de figurante, sans grande conviction…

C’est déguisée en extraterrestre mécano qu’elle va faire la rencontre du plus beau mec vivant sur la planète Terre… juste avant de mettre le feu à ses propres cheveux… mais ça, c’est une autre histoire…

Et le titre dans tout cela ? Ah oui, j’allais oublier de vous préciser que Libby va aussi rencontrer l’héroïne de Diamants sur Canapé, dans son propre canapé justement… L’élégante actrice, ou son fantôme, va même lui réaliser une coupe de cheveux de façon totalement improvisée…

C’est tout ? Non bien-sûr, mais pour connaître la suite, il faudra lire ce roman !

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Ce livre publié par Harper Collins m’a beaucoup plu, car il comporte tout ce que l’on est en droit d’attendre d’un bon bouquin de chicklit. L’héroïne est attachante et a forcément quelques points communs avec nous…

Elle a une vie sentimentale à peu près aussi épanouissante que sa carrière professionnelle… et son cercle familial ne rattrape pas ce triste tableau ! Malgré tout, Libby reste pleine de peps et de ressources. Lire ses aventures nous donne forcément la pêche !

Et puis le livre est copieusement fourni en humour ! Il y a notamment le personnage de Bogdan, le propriétaire de l’appartement de Libby qui semble posséder tout le quartier… et son fils, Bogdan fils de Bogdan, qui rêve d’être coiffeure. Et enfin, il y a la délicieuse Audrey Hepburn, qui découvre la société actuelle et sa technologie… l’Ipad, la machine Nespresso, ce qui donne des passages désopilants !

L’ensemble est vraiment plaisant,et promet de très belles heures de lecture…

Le Roi disait que J’étais Diable

 

Roxou m’avait prévenue en me donnant ce roman ; il l’avait déçue… Mais bon, il restait rapide à lire, donc comme j’étais intriguée, j’ai voulu m’y risquer malgré tout.

 

Clara Dupont Monot est une femme de lettres française, née en 1973. Elle a écrit plusieurs romans, et travaillé comme chroniqueuse télé, et animatrice de radio. Malgré ses différentes casquettes, je dois dire que je ne la connaissais pas vraiment.

A sa sortie en 2014, le roman dont je vais vous parler, a reçu le prix du magazine Point de Vue.

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Paru chez Grasset & Fasquelle, il est petit (à 236 pages écrites gros) et se lit rapidement.

Le thème ? L’auteure nous présente la relation entre Aliénor d’Aquitaine et son époux le roi de France, Louis VII.

J’avais déjà lu le roman de Mireille Calmel sur cette reine hors du commun, mais m’étais arrêtée au tome 1 car le côté surnaturel m’avait lassée. Toutefois, la vie de la souveraine m’avait intéressée, d’où mon choix de lire ce roman qui l’évoquait à nouveau…

#roman

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Problème ; le style utilisé par Clara Dupont Monod pour Le Roi disait que j’étais Diable, est très particulier. L’auteure choisit de nous immerger dans l’histoire, en utilisant une double narration à la première personne. Nous avons une sorte de témoignage, à la fois de la part d’Aliénor, et de la part de Louis VII. L’idée n’est pas mauvaise du tout.

La partie Aliénor est écrite « normalement » tandis que celle du Roi est en italique. On ne se mélange pas les pinceaux.

Mais le récit fait par les deux personnages n’est pas limpide. Il faut avoir de bonnes connaissance historiques pour comprendre certains événements, qui sont abordés par les narrateurs, sans que l’on ne nous les détaille suffisamment à mon goût. Il m’est arrivé d’avoir recours à Google pour me documenter sur une bataille ou un fait évoqué dans le livre, car j’avais le sentiment de ne pas bien saisir de quoi il s’agissait.

A côté de cela, Clara Dupont Monod met l’accent sur les sentiments des personnages. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils sont tranchés. Aliénor est présentée comme une femme de caractère, qui sait ce qu’elle veut et se bat pour l’obtenir. Elle est sans scrupules, tandis que son époux est pieux. D’ailleurs, cela contribue à accroître le dégoût et même la honte d’Aliénor à son égard. La jeune femme aime le luxe, et ne supporte pas bien de voir son mari habillé chichement, comme un moine !

 J’avais beau être intéressée par le thème, ce roman m’a laissée de marbre. Je n’ai pas vraiment trouvé d’intérêt dans cette lecture. Je n’ai rien appris de spécial, et n’ai pas pris plaisir à partager les pensées des narrateurs. C’est bien embêtant car je n’aime pas avoir un avis aussi tranché négativement pour un livre, mais là je dois m’y résoudre…