La Disparue de Noël – Rachel ABBOTT

Salut à Tous. J’espère que vous allez bien et vous apprêtez à passer d’excellentes fêtes, en pleine forme !

Aujourd’hui je vous retrouve avec grand plaisir, pour vous présenter un thriller édité par Belfond.

Il s’agit de La Disparue de Noël de la britannique Rachel ABBOTT.

***

cover124760-medium.png

Je n’avais encore jamais rien lu de cette auteure. Mais le résumé présenté sur Netgalley a su me donner envie. On y découvrait que le livre était un thriller axé sur une histoire de disparition peu commune.

En effet, Natasha avait six ans lorsque sa maman a perdu le contrôle de la voiture, et s’est tuée sur le coup. La petite fille était avec elle, mais malgré les recherches, personne ne l’a jamais retrouvée. De longues années plus tard, Natasha réapparait, alors que son père David, a refait sa vie avec Emma, et est papa d’un petit garçon Ollie.

David est fou de bonheur, mais très vite le tableau qui aurait pu être idyllique, se retrouve obscurci. La jeune fille ne parle pas de ce qu’elle a vécu. Elle cache un lourd secret, et se referme totalement dès que l’on essaie de la toucher ou de la faire parler…

*

J’ai beaucoup aimé ce livre, car il nous embarque sans attendre dans une histoire très intrigante. Dès le départ, l’apparition de Natasha, adolescente mutique, a de quoi glacer le sang. Je vous avoue que le premier soir, j’ai eu du mal à trouver le sommeil, car j’avais cette image de gamine silencieuse, qui fixe les gens sans que l’on puisse deviner quelles sont ses intentions. Cela a de quoi inquiéter !

Le récit est dense, car l’auteure a pris la peine de travailler le passé et la personnalité de différents personnages, et pas uniquement ceux de Natasha et David. Pour autant, je ne me suis pas perdue entre ces protagonistes, car ils sont très bien présentés, et que l’on n’a aucune difficulté à les situer les uns par rapport aux autres.

L’intrigue est bien là, et jusqu’au bout je me suis demandé comment tout cela allait se terminer… Il y a peut-être quelques longueurs vers la fin du livre, avant le dénouement, mais rien de dramatique.

Publicités

Où est Cora ?

cover121731-medium.png

Un petit thriller de temps en temps, ça fait du bien. Vous n’êtes pas de mon avis ?

J’aime me blottir sous la couette pendant une heure ou plus, et plonger dans une intrigue riche en suspens. Mais je ne suis pas prête à lire n’importe quoi. Dès que cela devient trop violent, trop sanglant, je fronce les sourcils ! Ce que j’aime ce sont les histoires qui mettent l’accent sur la psychologie des personnages, nous entraînent sur de fausses pistes et nous servent de nombreux rebondissements, jusqu’à déboucher sur un dénouement que je n’ai pas vu arriver.

Shari Lapena fut avocate, puis professeur d’anglais. Aujourd’hui, elle se consacre exclusivement à l’écriture.

Le Couple d’à Côté est son premier thriller.

L’intrigue est assez simple. Il s’agit de la disparition d’un nourrisson.

Marco et Anne devaient aller manger chez des voisins, mais au dernier moment, la baby-sitter leur a fait faux-bond. Les voisins avaient dit « pas d’enfants ! » alors ils n’ont pas osé venir avec Cora, et l’ont laissée dormir dans sa chambre, passant toutes les demi-heures pour vérifier que tout allait bien. Mais en revenant chez eux après le dîner, ils ont trouvé le petit lit vide… 

L’histoire  de base n’est pas ultra originale. Les intrigues qui débutent par une disparition d’enfant sont légion. Mais le traitement l’est un peu plus. L’auteure ouvre rapidement des tiroirs dans l’histoire du couple Anne – Marco, qui sont autant de pistes qui vont nous amener à suspecter différents protagonistes.

Anne est en plein baby blue et voit une psy. Marco est lui, redevable envers ses riches beaux-parents qui lui ont prêté une grosse somme d’argent pour sa société. Les voisins chez qui ils dînaient semblent aussi avoir quelques squelettes dans les placards… mais lequel d’entre eux aurait pu avoir suffisamment de raisons pour enlever un bébé ?

Qui aurait pu avoir les tripes d’emmener la petite Cora, où ? Et pourquoi ?

*

Shari Lapena nous balade tout au long de son roman, et distille les éléments de réponse à dose homéopathique pendant toute la première partie. Puis, elle ouvre les valves et nous donne un sac entier d’éléments vers la moitié du récit. Mais… l’histoire est encore loin d’être terminée, car les rebondissements sont encore nombreux croyez-moi… et ils s’enchaînent à un bon rythme, jusqu’à une conclusion absolument inattendue, en feu d’artifice !

Ce livre est bon. Certes il n’est pas aussi addictif qu’un thriller de Linwood Barclay (mon auteur favoris dans le genre), mais il s’en approche par moment.

A découvrir… vraiment !

Pas un Mot – Brad Parks

C’est sur Netgalley que j’ai découvert le thriller de Brad Parks. Je ne connaissais pas du tout cet auteur, mais le résumé m’a tentée.

Nous faisons la connaissance du juge Scott Sampson, qui tout au début du livre, reçoit un message de son épouse Alison, qui lui dit de ne pas aller récupérer les jumeaux à l’école, puisqu’elle s’en charge elle-même. Sauf que le soir, lorsque l’épouse arrive à la maison, elle est seule, et affirme à son mari ne jamais avoir envoyé le-dit message.

Commence alors une très longue attente pour les Sampson, qui découvrent que leurs enfants ont été enlevés, et sont retenus en otage…

Pour les revoir sains et saufs, il faudra suivre les ordres des ravisseurs, sans avertir la police, bien-sûr.

*

J’aime beaucoup les thrillers, surtout quand ils évoquent des cas de disparitions. J’adore les bouquins de Linwood Barclay par exemple, que je trouve bien plus subtiles que ceux de Harlan Coben, qui donne plus volontiers dans la violence et dans le gore.

cover123688-medium.png

Mais là… je vous le dirai tout de suite, j’ai décroché. J’ai apprécié le début du récit, et la façon dont l’auteur plantait le décor sans nous faire attendre inutilement.

En revanche, j’ai très vite été refroidie par les détails juridiques, liés à la fonction du narrateur (il est Juge, pour ceux qui n’auraient pas suivi). Scott Sampson nous parle de ses dossiers en cours, et détaille les procédures, les subtilités… ce n’est pas inintéressant, mais disons que ce n’est pas non-plus ce que je venais chercher dans ce livre.

J’aurais aimé que la lecture soit plus simples, et que l’on appuie sur le côté émotionnel pour faire monter le suspens.

Je n’ai pas eu envie de faire l’effort de revenir en arrière dans ma lecture, pour éclaircir certains points que je n’avais pas saisi à la première lecture.

Du coup, en arrivant au premier tiers de ce livre, j’étais un peu paumée… Je ne me souvenais plus qui était qui, qui faisait quoi. Et surtout, j’avais une fâcheuse tendance à laisser mon bouquin de côté, au profit d’autres activités.

J’ai décidé que cela avait assez duré, et j’ai abandonné… C’est rare, très rare même que j’abandonne un livre. Mais cela arrive. Je ne dirais pas pour autant que ce roman est mauvais. Je ne pense pas qu’il le soit. Mais il ne correspondait pas à mes goûts, et à mes attentes du moment.

Si le côté juridique ne vous rebute pas, et que vous aimez les thrillers un peu complexes, alors ce livre pourra vous plaire. Sinon… vous voilà mis en garde !

 

 

7 Sisters

7 Sisters est un film actuellement au cinéma, à cheval sur les genres de la Science-fiction et du thriller.

*

Nous sommes en 2073 et la terre est surpeuplée. Les OGM ont permis un temps de nourrir les habitants, mais on court à présent tout droit vers la catastrophe si la population continue d’augmenter… Le Gouvernement a décidé d’instaurer une politique d’enfant unique, et de congeler les enfants des couples qui ne respecteraient pas la loi.

Mais une jeune femme meurt en donnant la vie à sept petites filles… Sept enfants que leur grand-père décide d’élever en cachette.

Recluses dans un appartement, les sept gamines vont grandir, puis sortir à tour de rôle, chacune un jour de la semaine, toujours sous la même identité de Karen Settman… Tout cela aurait pu durer, mais malheureusement, c’était sans compter sur la disparition subite de l’une des jeunes femmes…

478760.jpg*

7 Sisters est un film tout à fait passionnant. Chacune des sept sœurs, toutes incarnées par la même actrice : Noomie Rapace, a son propre caractère. Il y a la geekette férue de technologie, la blonde platine façon Marilyn, la sportive, l’addict à la drogue…

L’univers dans lequel elles évoluent toutes ensemble, est à la fois gris, à moitié en ruines, et pourtant truffé de technologie. Chaque habitant est muni d’un bracelet d’identification et peut filmer tout ce qu’il vit, et faire des recherches en pianotant dans la paume de sa main.

Ce monde plein à craquer, n’est finalement pas si éloigné du nôtre, puisqu’il n’y a pas de voitures volantes, ou d’autres effets spéciaux utilisés à gogo.

Il est intéressant de suivre les scènes où les sept sœurs argumentent, et de se laisser prendre au jeu d’oublier qu’il n’y a en réalité qu’une seule et même actrice.

Le film inclut quelques scènes d’action tout à fait crédibles. Point de bagarre incroyable, mais des sisters qui arrivent à échapper quelques temps aux agents du bureau des naissances, grâce à la force du désespoir et à une bonne utilisation de la technologie… c’est bien pensé !

Le scénario est bon, et les rebondissements s’insèrent aux moments opportuns.

Un chouette film, dont nous avons parlé longuement après l’avoir visionné… Il nous a plu et fait réfléchir !

Aide-Moi – Nicci French

Est-il encore nécessaire de présenter Nicci French ? Ce pseudonyme qui cache en réalité un couple (Nicci Gerrard et Sean French) a signé plusieurs romans, parmi lesquels Charlie n’est pas Rentrée, que j’avais beaucoup apprécié…

Il faut dire que j’ai plaisir à lire des thrillers que je qualifie de « soft », à base de disparitions inquiétantes, sans cadavres ou alors très très peu !

téléchargement.jpg

Aide-Moi est paru en 2007. Ce roman met en scène le personnage de Holly, une jeune femme associée de sa propre entreprise, heureusement mariée à un homme attentif et aimant. Malgré un environnement qui semble des plus favorable, Holly enchaîne les erreurs de parcours, et se met de plus en plus en danger.

Le roman s’ouvre sur une nuit de débauche, au cours de laquelle elle finit au lit avec un parfait inconnu. Au réveil, Holly ne se remémore que des bribes de sa soirée.

*

Autant le dire de suite, j’ai eu du mal à avancer dans ce roman. Je n’accrochais pas au personnage de Holly que je n’arrivais pas à comprendre. Je ne ressentais aucune empathie pour cette femme qui paraissait prendre un malin plaisir à se mettre dans des situations dangereuses et désagréables, sans raison apparente.

La clef d’un bon thriller, avant même d’avoir un dénouement qui vaut le coup, c’est de proposer un personnage principal auquel on s’identifie, et pour lequel on tremble tout au long du récit, non ?

Ici, Holly enchaîne les confrontations violentes, les prises de risques, et creuse toujours plus profond, comme si elle recherchait le désastre.

En prime, la personnalité des personnages est assez peu travaillée. On se penche beaucoup sur le trouble psychologique de Holly, mais cela ne suffit pas à la connaître, et à la rendre réelle pour le lecteur. Du coup, j’ai eu l’impression de rester en dehors de ce roman.

L’écriture du duo est efficace, comme toujours, et c’est ce qui a sauvé ce livre, et m’a permis de ne pas l’abandonner en cours de route. Mais malgré cela, je n’ai pas été transportée. J’avais deviné la fin assez rapidement, ce qui est très rare quand je lis un thriller.

Mon impression est donc des plus mitigée. S’il fallait vous conseiller ou non ce roman, je pense que je vous dirais de lire déjà d’autres titres de Nicci French, car Aide-Moi n’est clairement pas le meilleur !

Enquête à l’italienne… Un Giorno Perfetto per Uccidere

Aujourd’hui je vous présente un roman giallo, c’est à dire « jaune« . C’est ainsi que l’on désigne un polar italien, en référence à la couleur de couverture de ce genre littéraire. Un Giorno Perfetto per Uccidere (Un Jour Parfait pour Tuer) est un thriller de Mario Mazzanti, que j’ai acheté en version papier lors de mes vacances en Italie. Malheureusement, si vous ne lisez pas l’italien, vous ne pourrez pas profiter du talent de Mazzanti, car à ce jour, son oeuvre n’est pas traduite. Mais je voulais néanmoins vous en parler, car j’ai beaucoup apprécié ma lecture.

Un Giorno Perfetto per Uccidere nous emmène dans le nord de l’Italie, dans un village lombard, où un crime parfaitement ignoble a été commis. La petite Ami, jeune fille d’origine sénégalaise, a été tuée et on a retrouvé son corps, amputé d’un petit doigt.

Le Commissaire Sensi mène l’enquête, aidé de son vieille ami et Criminologue renommé, Claps.

*

Ce livre m’a beaucoup plu car il m’a apporté tout ce que j’attends d’un bon polar. D’une part, même s’il débute sur une sordide affaire d’assassinat d’enfant, il ne part pas trop dans les détails insoutenables. Ensuite, le contexte est clairement exposé, et les personnages sont présentés avec soin, ce qui fait que je ne me suis jamais mélangé les pinceaux. Et puis bien-sûr, c’est la clef pour un bon bouquin à suspens… l’auteur a pris soin de nous fournir tout un tas de pistes, et de nous laisser suspecter des gens qui n’avaient rien fait de mal ! Je n’avais donc pas deviné le dénouement, et j’ai adoré être surprise par la chute…

Un bien bon bouquin, à dévorer si vous lisez l’italien !

Nobel Son, un thriller qui se laisse regarder…

Nobel Son est un film américain, sorti en 2007.

Comme souvent, j’ai trouvé le DVD pour 1 € et l’ai acheté car le résumé me donnait envie.

téléchargement.jpg

Le casting est plutôt prometteur, avec le regretté Alan Rickman (Professeur Rogue de Harry Potter) dans le rôle principal.

Le résumé, je vous le fais à ma sauce…

Eli Michaelson est un Professeur de Chimie, qui enseigne à la fac, et se tape ses étudiantes dans le dos de son épouse. Le personnage est cynique, pas très attachant au premier abord (au deuxième non-plus d’ailleurs) mais cela ne l’empêche pas de réussir dans sa vie professionnelle, puisqu’il vient de remporter le prix Nobel de chimie, et doit s’envoler avec sa femme pour Stockholm, pour récupérer son prix. Sauf que… entre l’annonce de sa victoire, et le décollage de l’avion, son fils se fait enlever…

Eli reçoit une demande de rançon, et finit par payer les 2 millions de dollars demandés pour revoir son fiston en vie.

Jusque là, c’est fort classique, sauf que ce que je viens de vous raconter ne constitue que les première minutes du film. Et ensuite, il faut vous attendre à quelques retournements de situation assez sympathiques, qui donneront au final un film plutôt réussi, mais pas 100 % captivant.

Disons que la présence d’Alan Rickman fait beaucoup pour ce thriller qui flirte parfois avec la comédie. Mais plusieurs fois j’ai failli décrocher, à cause du manque de suspens, et de quelques longueurs.

J’ignore si la marque automobile Mini a payé pour placer ses voitures dans le film, mais on a régulièrement l’impression de regarder un spot publicitaire, tant les petites bagnoles anglaises sont visibles dans diverses scènes, notamment une qui n’a a mon sens aucun intérêt, et à failli me perdre en chemin.

Mais bon, je ne vous en dirai pas plus car ce serait spoiler…

En résumé, Nobel Son est un film qui laisse globalement une impression sympathique, mais ne vous marquera pas pendant bien longtemps. Les variations de rythmes finissent par avoir raison de l’attention du spectateur. C’est dommage !