San Giovanni in Laterano – Rome

La basilique San Giovanni in Laterano, Saint-Jean-de-Latran en français, est l’une des quatre basiliques majeures de Rome (avec Saint-Pierre, Saint-Paul-hors-les-murs et Sainte-Marie Majeure).

San Giovanni in Laterano porte le titre de omnium urbis et orbis ecclesiarum mater et caput, qui se traduit par «mère et tête de toutes les églises de la ville et du monde».

Comme les trois autres basiliques majeures, elle possède une porte sainte, qui est ouverte au début de chaque année sainte (tous les 25 ans, et parfois de façon exceptionnelle. L’année 2016, année de la miséricorde, était une année sainte, qui s’est terminée le 20 novembre).

La porte sainte est murée à la fin de chaque année sainte, et rouverte à la prochaine année sainte.

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Voici la façade de Saint-Jean-de-Latran, telle que nous l’avons découverte lors de notre première visite. En effet, la basilique était proche de notre hôtel (à moins que ce ne soit l’hôtel qui ait été proche de la basilique… :-p Ceci explique que nous soyons passés plusieurs fois à proximité).

La basilique a un statut très particulier. Elle est la propriété du Vatican, alors qu’elle ne se situe pas sur le territoire du Saint Siège.

Douze conciles y eurent lieu pendant le Moyen-Âge et la Renaissance, et c’est ici que Charlemagne se fit baptiser, en 774. Rappelons que son sacre se déroula lui, à Saint-Pierre, au Vatican, le 25 décembre 800.

C’est ici aussi que furent signés les fameux accords du Latran, qui fixent les relations entre l’État italien et le Vatican, en 1929.

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Sur la place voisine, l’on trouve le plus grand obélisque de Rome…

La construction de la basilique a débuté sur commande de l’Empereur Constantin, et l’édifice a été consacré en 324, deux ans avant Saint-Pierre. Elle s’est effectuée sur les anciens terrains d’une famille du nom de Laterani, d’où le nom de la basilique.

Le bâtiment que l’on connait aujourd’hui n’a plus grand chose à voir avec la basilique de Constantin, car il a été plusieurs fois endommagé, par les ennemis ou par des phénomènes naturels (tremblements de terre). Le cloître, dont la visite est payante, est la partie la plus ancienne. Il date du XIIIème siècle.

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Il faut savoir que la papauté n’a pas toujours siégé à Saint-Pierre, et qu’avant de s’installer dans l’actuel Vatican, le pape était au Latran ! Ce fut vrai du IVème au XIVème siècle, jusqu’à l’exil à Avignon.

La façade est en travertin, comme le Colisée, et a été réalisée entre 1732 et 1735.

Entrons, et découvrons l’intérieur de la basilique, surprenant par son immensité, et par la richesse des décorations, en style baroque.

San Giovanni in Laterano - ROMA

 

C’est Francesco Borromini qui fut chargé de décorer l’intérieur de la basilique, à compter de 1650. La nef est longue de 130 mètres (c’est grand, croyez-moi !), et sur les côtés, nous pouvons admirer des statues des apôtres.

Borromini a conservé le sol, en marbre et remontant à la période médiévale, ainsi que l’impressionnant plafond en caissons peints. Ces caissons sont en bois sculpté, et doré…

San Giovanni in Laterano - ROMA

Dire que tout cela est « beau » serait un euphémisme. En photos, vous le voyez, la basilique est somptueuse, mais ce n’est rien comparé au sentiment que l’on ressent en la découvrant pour de vrai…

San Giovanni in Laterano - ROMA

San Giovanni in Laterano - ROMA

Il y aurait encore énormément à dire sur la basilique du Latran, mais je pense que vous trouverez d’autres sites bien documentés si l’envie vous prend de compléter ce que je vous ai déjà présenté…

Pour ma part, je vous propose de terminer sur quelques photos…

San Giovanni in Laterano - ROMA

San Giovanni in Laterano - ROMA

San Giovanni in Laterano - ROMA

San Giovanni in Laterano - ROMA

Statue de bois de Vierge à l’enfant, donnée à la basilique par le Pape François

San Giovanni in Laterano - ROMA

San Giovanni in Laterano - ROMA

San Giovanni in Laterano - ROMA

San Giovanni in Laterano - ROMA

San Giovanni in Laterano - ROMA

A bientôt, pour de nouvelles découvertes romaines, mais aussi pour des avis livres et films of course !

Visitons Toulouse !

Salut fidèles lecteurs et visiteurs de passage ! Merci d’être là, à consacrer votre précieux temps à la lecture de mon blog. 🙂

Lors du week-end prolongé du 8 mai, nous avons rendu visite à des amis fraîchement installés à côté de Toulouse. C’était une première pour nous, et l’occasion de découvrir la ville rose. Rappelez-vous, je vous avais déjà parlé de ce fameux week-end, au cours duquel nous avions visité Albi également.

Albi - Toulouse

Pourquoi rose ?

Vous le savez probablement déjà, Toulouse est surnommé la Ville Rose. Ce que vous ignorez peut-être en revanche, c’est pourquoi.

Je vous donne la réponse en image…

Albi - Toulouse

Voilà… à Toulouse, la brique est omniprésente. La ville est donc littéralement rose ! Et cela se vérifie aussi depuis le ciel parait-il… mais je n’ai pas eu l’occasion d’en faire l’expérience.

Derrière Paris, Lyon et Marseille, Toulouse est la quatrième ville la plus peuplée de France. Elle compte plus de 465 000 habitants.

Albi - Toulouse

 

Surprenant, on trouve à Toulouse des bâtiments à colombages, comme à Strasbourg ! Pour moi, les colombages renvoyaient automatiquement à l’Alsace et à la Normandie. Et j’ai été surprise de constater que la technique avait été largement utilisée aussi à Toulouse (et Albi). Ici on l’appelle « Corondage« .

Il resterait à ce jour plus de deux-cent maisons de ce type à Toulouse !

Albi - Toulouse

La Place du Capitole

La principale place de la ville est celle du Capitole, que l’on rejoint facilement via la ligne A du métro… métro fort pratique, soit dit en passant, car il fonctionne sans conducteur, et que les quais sont bordés de portes palières. Mais bon, ce n’est pas le sujet !

Le bâtiment du capitole abrite la mairie et le théâtre. Sa façade est faite de pierre calcaire et… de briques bien-entendu.

Albi - Toulouse

Lors de notre visite, un guide de la ville, réalisé par des étudiants, était lancé (pas littéralement ; on nous le donnait gentiment dans la main^^) et il y avait des animations sur la place, notamment des concerts, en lien avec ce lancement. Du coup, vous le voyez sur les photos, la place était remplie de monde et de barrières !

Juste à côté de la place, se trouve un petit square pour les enfants, avec du mobilier sur le thème des arbres… plutôt sympa…

Albi - Toulouse

Albi - Toulouse

En nous promenant, nous sommes « tombés » sur plusieurs églises, dont nous avons poussé la porte, en curieux que nous sommes…

 

Des églises

L’église du Taur m’a plu pour… son parquet. En effet, nous sommes plus habitués aux sols de pierre dans les églises. Déformation professionnelle (je travaille dans le bois ; la encore pas littéralement) je n’ai pu m’empêcher de remarquer ce détail.

La légende veut que cette église ait été bâtie là où le corps de Saint Saturnin, premier évêque de la ville, s’est détaché du taureau, qui le traînait derrière lui…

On ne faisait pas dans la dentelle en 250 !

Albi - Toulouse

Une fois la contemplation du plancher terminée, j’ai levé le nez et remarqué un orgue de taille conséquente…

Albi - Toulouse

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Albi - Toulouse

Lors de notre visite, le temps était mitigé. Nous avons eu de la pluie le matin, puis le soleil a daigné sortir de derrière les nuages, avant de s’éclipser de façon assez fourbe, pour laisser la place à une averse de grêle !

Malgré tout, les terrasses étaient bien remplies (hormis pendant l’averse bien-entendu).

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Toulouse m’a donné l’impression d’une ville où il fait bon se balader, s’installer en terrasse, aller au resto. Les rues sont rarement désertes, surtout en ce mois de mai, où tout le monde avait envie de profiter du soleil de retour après l’hiver !

 

Saint-Sernin

Je vous parlais un peu plus haut, de l’église du Taur, bâtie là où le corps de Saint Saturnin se serait détaché du taureau. Ce Saint martyrisé en 250, était le premier évêque de la ville. Ses reliques reposent désormais dans la basilique Saint Sernin.

Saint Sernin (Toulouse)

 

Saint Sernin est un édifice roman, dont l’intérieur nous a surpris par sa clarté.

 

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Pendant notre visite, une exposition de différentes œuvres du peintre Arbacas, était en cours. Elle se terminait le 4 juin 2017.

Arcabas est un artiste français, né en 1926. Il réalise des œuvres d’art sacré contemporain, à l’image du polyptyque que vous pouvez admirer ci-dessous…

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Nous n’avions pas prévu de visiter l’église Saint Pierre des Chartreux, car nous n’en avions pas entendu parler. Mais elle s’est trouvée sur notre chemin, donc nous avons poussé la porte…

Eglise Saint-Pierre des Chartreux

De l’extérieur, l’église ne payait pas de mine… et pourtant, la visite nous a bien plu, car elle se fait en empruntant une allée qui passe sur les côtés de l’église, et nous mène au chœur, où nous attend un orgue (encore un !).

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Un peu de culture, savez-vous comment s’appellent ces petits « strapontins » que l’on trouve autour de l’autel ?

Ce sont des miséricordes, également appelée « patience » ou « crédence ». On peut y reposer les fesses sans s’asseoir totalement, ou basculer la tablette de bois, pour en faire un siège. Selon les églises, les miséricordes sont plus ou moins travaillées.

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Basilique de la Daurade

Nous avons échappé à une grosse averse de grêle, en nous réfugiant dans un autre édifice religieux ; la basilique de la Daurade.

Celle-ci présente un intérieur étonnamment sombre, qui je dois le dire honnêtement, ne m’a pas laissé beaucoup de souvenirs.

Dans la précipitation pour échapper à la grêle, nous n’avons pas admiré la façade. Pourtant avec le recul, il semblerait que c’était la partie la plus intéressante, comparée à l’intérieur même du bâtiment.

En effet, cette basilique a été bâtie sur les vestiges d’un temple romain.

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Hop, je vous pose cette photo de street art comme ça, pour le plaisir des yeux…

 

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En nous baladant, nous avons découvert un café original, qui propose des consommations (café, thé, jus de fruits, en-cas) en illimité. Ici l’on paye au temps passé, et l’on peut venir pour la journée ou au contraire, juste pour une heure. C’est pratique pour travailler, bouquiner, ou se rencontrer dans un endroit publique. Bien-entendu, il y a du wifi.

Nous n’avons pas testé, mais à travers la fenêtre, nous avons vu que le concept semblait bien fonctionner !

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Cathédrale Saint-Etienne

Enfin, nous avons visité la Cathédrale…

Celle-ci a une apparence surprenante, pas du tout symétrique, et faite de styles particuliers qui ont été mélangés.

Il est difficile de connaître avec certitude son origine, mais elle remontrait au XIème siècle environ, et le bâtiment actuel aurait, comme souvent, été bâti à partir d’un édifice plus ancien alors en ruines.

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La façade principale présente une belle rosace, inspirée directement de celle de Notre Dame de Paris.

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Chose rare, il reste dans cette Cathédrale, plusieurs vitraux datant du XIVème siècle.

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Ainsi s’achève notre visite de Toulouse.

J’espère qu’elle vous aura plu, et permis de découvrir de jolies choses… 🙂

Manger des pâtes à Rome

Nous sommes tombés sur ce resto rapide en nous baladant à Rome. Nous cherchions de quoi manger rapidement, sans opter pour une classique pizza. Les pâtes et les pizze, ce n’est pas ce qui manque dans la capitale romaine, mais nous voulions faire rapide, et ne pas en avoir pour 20 € par personne.

Alors nous avons laissé de côté les restos à touristes, ceux aux terrasses desquels un serveur ultra sapé alpague les clients ! Rien ne me donne plus envie de fuir que les restos devant lesquels on vient m’embêter alors que je lis le menu… Pas vous ? J’ai instantanément la sensation que je vais me faire couillonner, pour dire les choses franchement !

Nous sommes passés notamment devant un restaurant, où une dame est venue nous raconter sa vie dans le détail alors que nous essayions simplement de lire le menu. Elle est sortie nous dire « Bonjour ! Aujourd’hui tout ce que vous voyez sur la carte est fait maison et frais ! » (heureusement que l’on n’est pas venu hier car ça devait être avarié ?!), avant de rentrer et de revenir deux secondes plus tard, pour nous montrer une bouteille de vin produit par sa famille, et de nous parler ensuite de son tiramisù… Cela aurait pu être tentant, si le menu n’avait pas été traduit en 5 langues, que la dame ne s’entêtait pas à nous parler anglais alors que nous répondions en italien, et que le prix de la moindre assiette de pâtes n’était pas supérieur à 15 €… Là cela sentait franchement l’attrape touristes…

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Du choix en veux-tu, en voilà !

 

Bref, nous avons continué nos recherches et sommes tombés sur un petit local qui ne payait pas de mine… Pastaway est un fast food situé via della Mercede, 19, (00187 Roma, Italie).

Ce fast food propose un large choix de plats simples : pasta, faites à la demande, ou déjà prêtes (lasagnes, gratins), légumes grillés à l’huile d’olive, brocolis, riz cantonais…

On peut opter pour un plat simple (secondo piatto) ou pour un menu. Dans tous les cas, la boisson est incluse : un verre de vin ou un verre d’Evian !

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Les prix sont notés de façon très claire, en dehors du resto, et à l’intérieur, près du comptoir. L’on peut voir les plats à réchauffer, ce qui aide à choisir. Et on peut choisir la quantité souhaitée, puisque la personne prépare les assiettes devant nous (sauf pour les pâtes faites à la minute).

 

Un accueil au top !

La dame qui nous a servi était ultra prévenante et patiente. Nous ne comprenions pas tout du fonctionnement et elle a su nous expliquer ce qui était proposé ce jour là, sans la moindre once d’agacement.^^

La salle est bien décorée. On mange sur des tables faites en palettes. Et aux murs, des photos d’amateurs de pâtes, illustres ou inconnus, sont encadrées.

J’ai choisi des légumes grillés (aubergines, poivrons, assortiment de choux), avec deux grosses polpette* de légumes (qui contenaient du fromage, et étaient donc végétariennes et non végétaLiennes).

L’homme a pris des pâtes aux lardons et pecorino. Avec mes légumes, j’ai eu droit à du pain, sans supplément (2 tranches).

Le tout nous a coûté 11,40 € (pour deux !!).

*Les polpette (au singulier « polpetta ») sont des boulettes initialiement proposées à base de viande, mais déclinées de plus en plus en version légumes. On en trouve énormément à Rome, alors que dans le nord je n’en avais encore jamais goûté… Généralement, elles sont frites, mais peuvent aussi être cuites à la poêle. Par défaut, elles ne sont pas végétariennes, mais il arrive qu’elles le soient, et de plus en plus, des restos en proposent des versions carrément véganes. Attention toutefois car sans précision contraire, la panure contient de l’œuf.

 

https://www.instagram.com/p/BOmjFUGDFZZ/

Le rapport qualité-prix était imbattable. Les WC étaient propres. Nous avons mangé rapidement mais en nous régalant. Pastaway n’est certes pas le lieu idéal pour découvrir la gastronomie romaine, mais c’est une excellente adresse pour manger de façon relativement saine et économique, dans un cadre agréable. Pour le touriste pressé et affamé, c’est clairement une adresse à noter !

 

Pastaway

L’endroit propose aussi des salades composées (insalatone, en italien), des Calamars frits, et différents desserts (salades de fruits, tiramisù).

Nous avons été ravis de trouver cet endroit, pour nous restaurer correctement sans craquer notre PEL ! 🙂

[Bologne] Taj Mahal – manger végétarien

Pendant nos vacances estivales, nous avons fait étape une journée à Bologne. Je vous arrête de suite, ne pensez pas manger des spaghetti bolo à Bologne car 1) la bolognaise s’appelle ici « ragù » 2) les spaghetti sont napolitaines !

Bologna

Pour la visite de la ville, je vous renvoie à mon billet touristique, en cliquant ici. Aujourd’hui nous parlerons bouffe food, et uniquement bouffe food !

Nous avons été originaux puisque nous n’avons mangé ni pasta ni pizza. Nous fîmes le choix d’un resto indien ! En effet, les restos indiens sont souvent pratiques pour les végétariens de mon espèce, et le Taj Mahal ne fait pas exception à la règle.

Taj Mahal - resto indien

Ce resto était ouvert en août, malgré sa position un peu excentrée (il est à 15 mn de marche rapide du centre avec la Cathédrale, et la plupart des boutiques voisines étaient fermées pour congés).

Voici son adresse exacte :

Via S. Felice, 92, 40122 Bologna, Italie

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Le Taj Mahal offre plusieurs plats végétariens voire végétaliens et même une assiette végétarienne à 18 €, et un menu complet avec dessert, nan etc à 34 €.

La salle est ultra grande et décorée à l’indienne, avec des lustres multicolores, des tissus au plafond et une chaîne de télé indienne en fond sonore.

Taj Mahal - resto indien

Préoccupation number 2 du touriste (la number 1 étant de remplir son estomac), les WC sont propres !

Mais revenons-en aux assiettes…

Après avoir dégusté la chips géante à la farine de pois chiches, que l’on trouve dans la plupart des restos indiens, et que l’on tartine de sauces typiques (une sauce piquante, une sorte de ketchup ultra sucré, et une sauce de yaourt à la menthe) nous avons découvert nos plats…

Taj Mahal - resto indien

J’ai opté pour l’assiette VG, qui incluait un pain (j’ai pris un chapati au blé complet) et mon homme nivore a choisi le poulet vindaloo avec du riz basmati, et un naan.

Taj Mahal - resto indien

Le serveur ne parle pas très bien italien. Nous non-plus (enfin, là je joue les modestes, cling cling !). Mais ce n’est nullement problématique ! Il est très souriant et soucieux de nous faire passer un bon moment !

Taj Mahal - resto indien

Ci-dessus, l’assiette végétarienne…

Les plats arrivent rapidement. Le resto a beau être super grand, nous sommes les premiers à débarquer vers midi, et seules deux autres tables se rempliront ce jour-là. C’est normal, nous sommes en plein mois d’août, et les habitants sont à la mer (on peut supputer que les touristes se restaurent dans les lieux plus « typiques ») !…

Pour moi c’est un plateau en aluminium avec des petits creux remplis des différents plats : soupe à la courgette, lentilles en curry, légumes indiens… Le serveur m’a tout présenté mais souvent dans ces cas là j’oublie aussi vite. Pas grave. C’était bon, et c’est tout ce qui compte !

Taj Mahal - resto indien

Taj Mahal - resto indien

Ci-dessus, le plat de Monsieur…

À aucun moment on ne nous a demandé si nous souhaitions manger pimenté. Nos plats étaient relevés, mais pas piquants. C’était très bon, mais nous aurions pu apprécier un peu plus de piment car nous adorons quand cela picote !

Au centre, le riz basmati aux épices vient compléter tout cela… Il est succulent.

L’homme ouvre de grands yeux devant sa plâtrée de riz. Nous avons la grosse dalle (tourisme et marche obligent !) mais il n’est pas dit que nous ferons assiette nette…

Les plats sont délicieux. Les naans le sont aussi… moelleux, goûteux… (voir photo à peine plus haut).

Plus de place pour un dessert, mais je commande un thé vert. Ce sera du Lipton en sachet (oups) mais servi dans une jolie théière en porcelaine. Et l’on nous apporte deux tasses. Donc monsieur se laisse tenter !

Taj Mahal - resto indien

Il est temps de repartir… On règle et on échange deux-trois mots avec le serveur qui a remarqué notre accent et s’enquiert de notre origine. C’est vraiment bien la France ? La langue ressemble à l’italien ?! C’est toujours super sympa de parler avec les locaux en vacances, même si en l’occurence notre serveur n’était pas un pur local !! :-p

Ciao. Arrivederci ! C’était une très bonne découverte que ce resto et pour moi maintenant Bologne a un petit goût de curry, vraiment délicieux ! 😉

Ajout de Monsieur : Il a pu faire recharger sa batterie d’appareil photos, et cela lui a beaucoup rendu service. En effet, la préoccupation number 4 du touriste (la number 3 étant de pouvoir dormir de temps en temps) est d’être capable de rapporter des photos, il est essentiel d’avoir toujours un appareil avec de la batterie…

Côté addition, nous nous en tirons pour environ 35 € pour deux plats bien complets, chacun un naan, et un thé à partager. C’est totalement dans la moyenne des restos indiens, et le rapport qualité-prix est fort correct car nous nous sommes régalés, et n’avons plus eu faim de tout l’après-midi !!

Notons à nouveau l’un des gros points forts du resto, en plus de la nourriture excellente : l’accueille vraiment sympathique !

Si nous repassons par Bologne, il se peut bien que le Taj Mahal revoie nos bobines !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bologne, suite et fin de la visite

Ciao ciao, je vous retrouve aujourd’hui pour terminer notre petit tour de Bologne… Si vous avez raté le premier épisode, vous le retrouverez ici…

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Bologna

Je regrette un peu de ne pas avoir profité au maximum de mon séjour express à Bologne. En effet, nous avons fait étape pour une seule journée dans la capitale émiliane, et j’étais fatiguée par les précédentes visites. Donc j’ai un peu traîné les pieds lorsqu’il a s’agit de visiter. C’est dommage, parce-que Bologne est une ville énorme et qu’il y avait beaucoup beaucoup de choses à voir. Je pense que la visite peut s’effectuer sur une journée, mais qu’à moins d’être vraiment en top forme, et prêt à arpenter la ville non-stop, il vaut mieux opter pour une étape de 48 heures !

Bologna #Italia #Emilia

Bologne vous surprendra par la hauteur de ses bâtiments, et par la présence de nombreuses tours médiévales…

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Etape obligée lors d’une visite de Bologne : le Palazzo communale, siège actuel de la mairie. On l’appelle également Palazzo d’Accursio, en référence à Accursius, juriste et maître de droit à l’université de Bologne.

On y entre gratuitement, et se balade à l’intérieur des pièces ouvertes au public. Mieux vaut faire une petite recherche avant de s’y rendre, pour savoir un peu de quoi il retourne, ou emporter le Routard, comme nous… Car je n’ai pas le souvenir d’avoir vu de nombreux panneaux explicatifs.

Bologna - Palazzo Communale

Bologna

Bologna

Initialement il accueillait quelques services municipaux, mais servait surtout à conserver les céréales destinées aux habitants de la ville.

Bologna #Italia #Emilia

Le Palazzo se compose de différents bâtiments, organisés autour d’une cour à arcades. J’ai trouvé l’agencement de la cour intéressant, car du mobilier urbain en pierre a été mis à disposition du public. Cela s’intègre très bien dans l’espace, et donne un côté très sympathique. Les gens s’installent sur les bancs de pierre, et profitent du wifi gratuit dans un cadre plutôt agréable…

Bologna

Bologne

Sur la façade, on peut admirer une Vierge à l’enfant de Niccolò dell’Arca, qui date du XVème siècle.

Bologna

L’on peut profiter d’une jolie vue sur la place du Duomo ; Duomo qui rappelons-le, n’a jamais été terminé, et a donc une apparence assez originale…

Duomo di Bologna

Le palazzo communale se visite gratuitement, comme j’ai pu vous le dire précédemment, à l’exception d’une partie musée, que nous avons laissée de côté.

On peut découvrir la salle Farnese, richement décorée… C’est là que l’empereur Charles Quint fut couronné en 1530. Les peintures racontent l’histoire de Bologne, du Moyen-Âge au XVIIème siècle…

 

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Tours médiévales

A l’époque médiévale, il était bien vu pour les riches familles de Bologne, de faire ériger une tour, la plus haute possible, pour figurer son prestige… C’était à qui aurait la plus grande… (uhuh, classique !).

On dit qu’il y avait plus de 100 tours dans la ville, mais aujourd’hui il n’en reste qu’une petite vingtaine, dont les deux plus connues sont la Torre ASINELLI, construite à partir de 1109 par la famille du même nom, et sa voisine, la très penchée Torre GARISENDA. Ensemble, on les désigne sous le surnom « le due torre » (les deux tours).

 

 

Sur la place Nettuno, se trouve une imposante et magnifique statue de Neptune, réalisée en 1566 par Jean de Bologne. C’est une statue de bronze. Mais malheureusement, lors de notre visite, elle était en rénovation et nous ne l’avons absolument pas vue…

Bologna #Italia #Emilia

Petit aperçu de la place by night, un soir de cinéma de plein air, avec le duomo en fond…

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Ainsi s’achève notre visite de Bologne. Si vous avez aimé la balade, alors je vous invite à revenir pour découvrir d’autres étapes italiennes très bientôt ! BACI !

Ici vous trouverez mon bon plan pour trouver un hôtel à Bologne...

Voyage – Découverte d’Albi

Ce week-end cela ne vous aura pas échappé, nous étions le 8 mai… enfin, les 6 et 7 mai précisément, suivis du lundi férié ! Nous avions pris notre vendredi pour rallonger encore un peu cette grosse coupure, et aller visiter un couple d’amis à Toulouse.

Aussi loin que je me souvienne, je n’avais encore jamais mis les pieds dans la ville rose. L’homme nivor non-plus. Mais avant de découvrir la capitale du royaume Wisigoth, nous avons commencé par visiter sa voisine Albi, distante d’environ 75 km.

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Albi, généralités

Albi est une ville du sud-ouest, chef lieu du département du Tarn, dans la nouvelle région Occitanie.

L’Occitanie est issue de la fusée des anciennes régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

Albi est connue pour diverses raisons, et notamment pour le nom de ses habitants, les albigeois, qui renvoie à la Croisade des Albigeois, au XIIIème siècle, au cours de laquelle les cathares furent violemment réprimés par l’Eglise catholique romaine.

Nous n’entrerons pas dans les détails, car je ne suis pas experte en ce domaine, mais sachez simplement que le catharisme était un mouvement chrétien considéré comme hérétique.

 

La Cathédrale Sainte-Cécile

La cathédrale Sainte-Cécile, fut érigée contre le catharisme, pour réaffirmer la puissance de l’Eglise romaine. Elle est encore aujourd’hui le joyau de la ville d’Albi.

 

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Nos amis avaient organisé pour nous une visite VIP, puisque c’est un de leur ami prêtre, qui nous a servi de guide !

Nous avons l’habitude de visiter des bâtiments religieux. Je dirais qu’à ce jour nous avons dû découvrir une bonne trentaine de cathédrales et un nombre incalculable d’églises, surtout lors de nos séjours en Italie !! Mais nous avons encore énormément à apprendre car généralement nous nous contentons des informations du guide du Routard, qui rentre assez peu dans les détails.

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La Cathédrale Sainte-Cécile mesure 40 mètres de haut, et est la plus grande cathédrale de brique du monde. Son clocher culmine à 78 mètres.

Elle a été rehaussée de 7 mètres des siècles après sa construction, pour donner une impression toujours plus marquante. C’est réussi ! Vous pouvez voir la démarcation au niveau de la ligne de gargouilles.

Lorsque sa construction fut entamée en 1282, l’idée était de dresser une forteresse, et de marquer les esprits. On imagine assez aisément que l’objectif a été atteint, car même de nos jours, ce mastodonte de brique nous fait nous sentir tous petits !

 

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L’édifice est réellement imposant. L’extérieur est en briques rouges, comme la plupart des monuments d’Albi. Seule l’entrée est en pierre grise, choisie pour sa plus grande facilité à sculpter, par rapport à la brique. Le côté très travaillé, très fin, contraste avec le reste du bâtiment.

De dehors, comme je vous le disais précédemment, la Cathédrale a des airs de forteresse. L’intérieur en revanche, est beaucoup plus raffiné. Il a parfois souffert, notamment pendant la révolution, quand les armoiries ont été retirées… Des statues ont été fondues. Mais il reste néanmoins sublime…

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On entre sur le côté, et il est tentant de s’orienter sur la gauche, qui est en fait le fond de la Cathédrale. À l’époque, les fidèles s’installaient dos à l’immense fresque du Jugement Dernier, et écoutaient les chœurs, qu’ils ne voyaient pas. Les civils étaient séparés des religieux, et ne pouvaient pas se rendre dans certaines parties de la cathédrale, réservées au clergé.

Rappelons qu’à une époque où l’imprimerie n’existait pas encore, et la télé encore moins, les peintures servaient à instruire les fidèles, à leur montrer les choses… Les murs de la cathédrales d’Albi avaient donc un rôle pédagogique. Ce que l’on pouvait y admirer servait à marquer les esprits.

Ainsi, la peinture murale du Jugement Dernier, exposait les pêchés capitaux, et les conséquences qui attendaient les pêcheurs…

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Cette peinture a été réalisée à partir de 1474. Malheureusement, au XVIIème siècle, une porte fut ouverte au milieu de la peinture, faisant disparaître… le Christ et le pêché de la Paresse. Du coup, la peinture n’est plus complète. Mais l’on peut malgré tout admirer cette oeuvre impressionnante, et lire le détail des châtiments, qui est noté en vieux français, assez facile à déchiffrer !

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Juste au dessus du Jugement Dernier, l’orgue de Christophe Moucherel a été réalisé entre 1734 et 1736. Il est orné de nombreux angelots, qui tournaient à l’époque sur eux mêmes. Imaginez un peu le spectacle !

Tournons lui le dos, et regardons maintenant le jubé ! A l’époque, les fidèles s’installaient face à lui, pour écouter les chœurs… Ce jubé est une oeuvre gothique construite au XVème siècle. Il servait à séparer les religieux du peuple.

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Le jubé est impressionnant… A l’époque il était encore plus marquant, car il y avait des armoiries, qui ont été détruites par les révolutionnaires.

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Sur la droite, avant de pénétrer dans le chœur, nous pouvons voir la statue de Sainte-Cécile.

Sainte-Cécile

Sainte Cécile, dont Cécile était en réalité le nom de famille et non le prénom, est une martyre chrétienne, qui aurait vécu en Sicile avant d’être condamnée entre 176 et 180 par l’empereur Marc Aurèle, pour avoir converti de nombreuses personnes au christianisme.

Son corps a été retrouvé en 1599, presque intact et dans sa position d’origine, reproduite dans la sculpture que vous voyez ci-dessus.

Toulouse-Albo

Le choeur et le trésor

La visite du chœur est payante. Mais je vous la recommande néanmoins car vous verrez de superbes peintures et sculptures, qui peuvent vous occuper pendant des heures… Les artistes de l’époque ne se contentaient pas de peintre ou sculpter le minimum. Ils rajoutaient des petites « surprises » un peu partout… Des visages cachés dans les fonds colorés, des petits animaux…

Visite du chœur : 5 €

Visite du chœur + trésor : 6 €

Toulouse-Albo

Regardez bien dans les encarts marbrés en bas… on peut distinguer des visages !

Toulouse-Albo

A l’intérieur du chœur, les sièges des chanoines sont étonnamment simples… comparés aux murs ornés de sculptures très raffinées !

Toulouse-Albo

Toulouse-Albo

Albi

 

Il est possible de visiter le Trésor, et de voir les objets encore utilisés ponctuellement, comme les « accessoires » de l’évêques. Mais ce n’est pas ce qui m’a le plus marquée.

 

Albi

Albi

Une fois la visite terminée, nous avons marché au hasard dans les rues, le nez levé pour admirer les colombages…

Albi

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Vue sur les jardins depuis la terrasse de la cathédrale

Albi

Albi est une superbe ville. J’ai été marquée par le nombre impressionnant de boutiques qui ont conservé de belles devantures en bois, et par les maisons à colombages que je ne m’attendais pas à voir ici.

 

Albi

 

Cloître Saint-Salvi

Nous avons fait un petit tour dans le cloître Saint-Salvi et sommes entrés dans l’église du même nom.

Albi

Albi

 

La ville m’a paru très verte. Il y a beaucoup d’arbres, châtaigniers, platanes comme chez nous à Besançon, mais aussi… des figuiers !

Albi - Toulouse

Albi - Toulouse

 

Les ponts

Il y a deux ponts à Albi : le pont vieux, et le Pont… Neuf, aussi appelé pont du 22 août 1944, en référence à la libération de la ville.

Albi - Toulouse

Pont Vieux – Albi

Albi - Toulouse

https://www.flickr.com/photos/63296507@N04/34429103761/

Pont Neuf – Albi

 

Notre petit tour est à présent terminé… J’espère que cela vous a plu. Je vous remercie pour vos réactions que j’ai hâte de lire en commentaires, et vous donne rendez-vous très bientôt pour la visite de Toulouse ! 🙂

 

Albi - Toulouse

Albi - Toulouse

Piazza della Minerva – Rome

Je vous ai déjà pas mal parlé de mon court séjour à Rome, au moment de Noël. Mais je n’ai pas terminé. Et cela tombe bien, car je sais que je ne vous barbe pas (hein, dites !!).

Dans ce billet, j’aimerais vous proposer un aperçu de la piazza della Minerva. Elle n’est pas ultra connue, comparée à des places beaucoup plus impressionnantes (piazza di Spagna, piazza Navona, piazza del Popolo) mais reste intéressante à découvrir.

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Elle est voisine du Panthéon, que vous voyez à gauche de la photo, et comporte une belle statue d’éléphant surmonté d’un obélisque égyptien.

A Rome, il n’est pas rare de croiser des obélisques, car beaucoup ont été rapportés d’Egypte. Les romains trouvaient que cela terminait une place, et permettait d’attirer le regard où on souhaitait, pour mettre en valeur une statue par exemple. Et puis il faut dire que cela se transporte assez bien un obélisque… Ce n’est ni grand ni lourd ! :-p

La place doit son nom à un ancien temple, qui se dressait à cet endroit, et était justement dédié à Minerve. La statue qui se trouvait là, est désormais au Vatican.

La place de la Minerva est l’une des plus basses de la ville. C’est pourquoi elle porte des marquages, indiquant le niveau atteint lors des débordements du Tibre, entre 1422 et 1598.

 

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La statue d’éléphant (c’est en fait un éléphanteau) est une oeuvre du Bernini, Sculpteur, Architecte, Urbaniste (…) qui a laissé énormément de traces de ses travaux dans tout Rome. On lui doit également  la fontaine du Maure et celle des Quatre Fleuves, toutes deux sur la piazza Navona, les colonnes de la Place Saint-Pierre du Vatican, le baldaquin de la basilique du Vatican… Vous voyez un peu le topo ?

On voit souvent des sculpture d’animaux « exotiques » à Rome, notamment des lions. Mais la plupart du temps, ils ressemblent peu aux modèles, probablement car les sculpteurs n’ont pas eu l’occasion d’en voir en vrai, ou alors très peu souvent… Mais là, à l’inverse, cet éléphanteau ressemble à un vrai…

A vous de me dire ce que vous en pensez, mais en tout cas moi je sais que je n’aurais pas fait mieux !^^

Enfin, place de la Minerva, il y a l’hôtel de la Minerva, un 5 étoiles dans lequel nous n’avons pas séjourné… et non, faut-il le préciser ?

J’ai regardé pour la curiosité, et le jour de la rédaction de cet article, il restait des chambres doubles disponibles, au prix de 210 €. Cela reste « accessible » même si bien au-delà de mon budget habituel.

Reconnaissez que la porte est jolie, et donne envie d’en voir plus !

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Je vous remercie pour votre fidélité, et vous dis à très bientôt !