Avec ou sans, seitan tan ! (tentant)

Oui, quand on doit expliquer ses blagues, c’est mauvais signe en général… Je sais.

Au rayon bio du magasin où je faisais mes courses ce soir là, il y avait pleins de petits coupons offrant des remises immédiates, sur la gamme végétarienne de chez Bjorg. C’est pour ça que je me suis laissée tenter, et ai mis dans mon panier, deux petits sachets de chili con seitan.

Sans la promo de 50 centimes, franchement je me serais abstenue, car j’ai beau adorer le seitan, le prix était plutôt dissuasif : 2,85 € le sachet de 220 grammes, qui représente une portion pour une personne… et encore, nous parlerons des valeurs nutritionnelles, et vous verrez qu’un sachet ne peut à mon sens, pas vraiment constituer un repas complet.

Le seitan est une préparation végétalienne (sans aucun ingrédient d’origine animale), obtenue à partir de blé. Elle est riche en protéines, et en gluten.

Dans le petit sachet, on trouve donc 220 grammes de produit, à manger tout seul car cela représente une portion pour une seule personne. C’est noté sur l’avant du sachet !

On nous indique aussi « source de protéines », petite mention qui attire toujours mon attention, car elle diffère de « riche en protéines »… Combien de protéines aux 100 grammes pour ce produit ? Je retourne le sachet… 4,2 grammes ! En effet, c’est une source, mais ce n’est pas riche en protéines. Si on considère que les besoins moyens en protéines sont de 0,9 g par jours et par kilo de poids de corps pour un adulte lambda, il va falloir trouver des protéines ailleurs pour compléter !

Le produit n’est pas très caloriques, puisqu’il apporte 90 kcals aux 100 grammes, soit 198 pour le sachet complet (220 grammes). On trouve avant tout des glucides (10 %).

La liste des ingrédients est plutôt correcte :

Tomates* 13,8%, haricots rouges* précuits 13.5%, seitan* 11,2% (eau, gluten de blé*), riz complet* 6%, oignons*, carottes*, poivrons rouges*, concentré de tomate*, maïs*, huile de tournesol*, amidon de maïs*, sel, ail*, persil*, cumin*, coriandre*, curry*, piment de Cayenne*

Peut contenir des traces de céleri, poisson, moutarde, soja et de graines de sésame.

* Ingrédients biologiques

La préparation est enfantine. On peut mettre le sachet directement dans le micro-onde, ou verser le contenu dans l’assiette, et réchauffer l’assiette (ma préférence).

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Chili con seitan #bjorg

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J’ai décidé de manger le sachet en deux fois, en ajoutant du quinoa et des légumes frais pour me faire une assiette complète.
Et j’ai bien fait. Le chili con seitan est très bon, mais j’aurais trouvé cela un peu fade de ne manger que cela. Le contenu est moins joli en vrai que sur l’emballage (classique) et les morceaux de seitan sont un peu trop riquiquis à mon goût. J’aurais préféré pouvoir les savourer un peu plus, en plus gros morceaux.

Mais l’ensemble reste fort bon, sans goût « chimique ».

Si je trouve à nouveau une promotion, je rachèterai potentiellement ce produit. Sinon je ferai sans, car je le trouve trop coûteux et pas exceptionnel (je peux faire une recette similaire pour moins cher, et assez rapidement !).

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J’ai encore fait une boulette

Lorsque l’on est végétarien, on peut acheter des similis tous prêts, et composer ses repas en remplaçant la viande avec ces produits. Ou l’on peut… cuisiner. Loin de moi l’idée de critiquer les produits tous prêts. J’y ai parfois recours, et honnêtement, je trouve que certains (pas tous, loin de là) sont tout à fait corrects dans leur composition. D’autres sont de vastes blagues, mais là n’est pas le sujet !

Il me semble compliqué d’avoir recours uniquement aux similis, ne serait-ce que parce-qu’ils coûtent relativement cher. Et puis, ce serait se priver de toute la diversité que le régime végétarien peut offrir.

J’aime parfois me préparer mes propres similis, à partir de légumineuses : pois chiches, haricots rouges, lentilles…

Je n’ai pas recette très précise, mais la base reste toujours la même. Il suffit de rincer les légumineuses en conserve, puis de les mixer plus ou moins finement (soit manuellement en écrabouillant tout cela dans les paumes, soit avec un mixeur plongeant).

Puis j’ajuste la texture pour obtenir une pâte ni trop épaisse, ni trop liquide, en ajoutant : de la farine (de blé complète / de seigle / de pois chiches…), des flocons d’avoine / de soja, de la crème de soja et/ou du concentré de tomate, et des épices.

Il ne reste alors plus qu’à former des boulettes, et à enfourner mes créations environ 15 minutes à 200°C !

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Boulettes (rochers ?) De haricots rouges. #vegetarien

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Tadam ! En général c’est fort bon, et cela accompagne à merveille quelques légumes poêlés, ou une salade composée, pour un repas aussi équilibré que délicieux ! Ces boulettes peuvent aussi faire leur petit effet lors d’un apéritif ou d’un pot !

 

 

Bjorg fait dans la dentelle

Pendant mes dernières courses, alors que je traversais le rayon bio, je suis tombée sur plusieurs produits de la marque Bjorg, qui bénéficiaient de remises immédiates. Parmi ces produits, les dentelles aux algues ont attiré mon attention. Le paquet de 400 grammes coûtait 2,95 €, et je ne l’aurais jamais acheté sans la remise de 80 centimes. Mais là, je me suis laissée aller à ma curiosité…

Les dentelles sont des préparation à base de blé dur semi-complet, d’algue dulse et de spiruline. Elles sont bicolores, et se préparent comme des pâtes classiques, dans l’eau bouillante, pendant 10 minutes.

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#pasta Bjorg #algues #food

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Dans leur paquet, elles me donnaient bien envie, parce-que figurez-vous que j’adore les algues. Dans un resto asiatique, s’il y a une salade d’algue en entrée, je la commande sans réfléchir ! Alors forcément, il fallait que je goûte les pâtes aux algues !

En plus, le blé utilisé est semi-complet. D’habitude je préfère les pâtes complètes (qui gardent le son et le germe de la céréale –> meilleure satiété, et plus de minéraux), mais bon, j’ai fait une exception !

Pour le côté nutrition, sachez que l’algue dulse est très intéressante, car elle apporte des vitamines A, B6, B12, E et C ainsi que des oligo-éléments. Qu’en est-il lorsqu’elle se trouve dans un produit à hauteur de 1 % de la composition totale ? Je me pose la question.

Idem pour la spiruline. J’en fais régulièrement des cures sous forme de comprimés, car je trouve qu’elle aide réellement à mieux récupérer musculairement. Comme je pratique la musculation, je sens que ces cachets sont un bon coup de pouce pour avoir moins de fatigue musculaire. La spiruline est connue pour sa richesse en fer et en protéines… Mais là encore, il n’y en a qu’un pour cent dans le produit fini. Alors est-ce que cela se ressent au final ? J’en doute un petit peu.

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Pasta Bjorg

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Pour 100 g de produit avant cuisson (si vous pesez après, forcément les pâtes se seront chargées en eau, et pèseront plus lourd), on a une valeur énergétique proche de la moyenne des pâtes de blé classique. Autrement dit, ces dentelles ne sont ni plus ni moins caloriques que des pâtes de blé (complet ou non… les complètes sont un poil plus caloriques que les pâtes blanches mais comme elles sont plus rassasiantes, en général on en mange moins). Le contraire serait étonnant puisque finalement, ce sont des pâtes semi-complètes, à la différence près qu’elles sont préparées avec 2 % d’algues et 98 % de farine de blé semi-complet. Vous me suivez ?

En revanche, il y a un peu plus de protéines que dans les pâtes classiques… Dans les farfalles complètes, j’en relève 10,4 g. Mais selon les marques de pâtes et la qualité du blé utilisé, le taux de protéines varie. La différence n’est pas démentielle ici, et ne justifie à mon sens, aucunement le prix élevé de ces dentelles.

Et niveau goût ?

J’ai mangé mes dentelles Bjorg avec des légumes cuits au wok, et de la sauce tomate. C’était un repas vite fait et bien fait, parfait pour un soir en sortant du sport.

La photo n’est pas forcément très appétissante, et pourtant je me suis régalée… Mais je me serais régalé tout autant avec des pâtes sans algues.

Pour être totalement honnête, je n’ai pas été surprise par le goût des algues. On le sent en se concentrant, mais avec la sauce tomate cela n’était pas flagrant.

Est-ce que les algues apportent un plus, peut être au niveau de certaines vitamines (la fameuse B12 ?)… Honnêtement je l’ignore. Mais vu le prix du paquet de dentelles… j’imagine qu’il faudrait dépenser une somme rondelette pour manger suffisamment de ce produit pour compenser une éventuelle carence… On aurait plutôt intérêt à prendre des compléments spécifiques !

Ces dentelles de spiruline m’ont permis de changer un peu mes habitudes, et de découvrir une nouvelle forme de pâtes. Mais je doute d’en racheter, car finalement elles sont assez banales, et coûtent relativement cher… Autant continuer à consommer des pâtes complètes en définitive…

 

Les galettes de polenta Veggie de Bjorg

Depuis quelques années, le végétarisme est en odeur de sainteté. C’est la grande mode alimentaire, et on voit apparaître des gammes veggies chez la plupart des marques vendues en grandes surfaces.

A première vue, le phénomène est plutôt positif, car cela veut dire qu’il est plus facile de manger végétarien, que cela soit de façon ponctuelle ou que l’on adopte ce régime durablement.

Personnellement, je ne peux m’empêcher d’y voir aussi quelques inconvénients. En effet, de nombreuses marques ont mis sur le marché des gammes d’aliments pour végétariens, qui ne sont pas toujours super équilibrées… Et cela peut je pense, être problématique pour les nouveau adeptes de ce régime alimentaire, qui y auraient recours de façon trop confiante et systématique, sans se renseigner sur la diététique…

Un steak végétal ne vaut pas forcément un steak animal…

***

Bjorg n’a pas attendu que la mode s’installe pour se mette au diapason, et propose des produits végétariens depuis des lustres. J’ai l’habitude d’acheter les sachets de céréales micro-ondables et le tofu nature de cette marque. Je trouve ces produits pratiques, et tout à fait valables sur le plan nutritionnel.

Dernièrement la marque a étoffé son offre végétarienne.

De passage dans un Intermarché d’une région rurale, où je n’ai pas pu trouver mes produits habituels, j’ai décidé de tester la polenta sous forme de galettes, proposée par la marque…

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#bjorgveggie #vegetarien

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J’ai opté pour celles aux épinards, au basilic et au lupin.

L’emballage indique « source de protéines » et « source de fibres »… Attention, personne n’a dit « riche en protéines ». Et en effet, il y a une nuance, car si on retourne le paquet pour lire les valeurs nutritives, on remarque que 100 grammes de produit apportent 3 grammes de protéines (94 kcalories, 2,6 g de matières grasses dont 0,3 g saturées, 13 grammes de glucides, dont 2 grammes de sucres, 3,2 grammes de fibres, et 0,78 grammes de sel).

J’ai failli reposer le produit, car je cherchais un produit qui m’apporterait ma ration de protéines pour le repas, mais finalement j’ai cédé à l’appel de la polenta…

Sachant qu’un steak de bœuf contient en moyenne 20-25 grammes de protéines aux 100 grammes, on voit vite que ces galettes ne sont pas vraiment un substitut pour végétariens en terme de protéines.

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Source de protéines… moui… #vegetarien

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D’ailleurs, notons au passage qu’une galette fait 80 grammes, et non 100. Donc elle contient précisément 2,4 grammes de protéines… Alors vous me direz, on peut équilibrer son assiette et trouver des protéines ailleurs. Absolument, je suis tout à fait d’accord. Le tout est de savoir que cet aliment apporte avant tout des glucides, et que si l’on veut équilibrer son repas, il faudra ajouter une source de protéines.

Sur un repas, manquer de protéines par rapport aux apports journaliers recommandés n’a rien de dramatique. Mais si cela se répète trop souvent, cela peut être embêtant.

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Ok ce n'est pas appétissant!!

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Au dos du paquet, il est noté à propos du lupin, qu’il est une « excellente alternative aux protéines animales », et fait de cette galette de polenta une recette « idéale dans le cadre d’un repas végétarien ».

Je trouve que le discours est un peu trompeur, car si l’on se fie au texte, sans lire les valeurs nutritionnelles, on peut se dire que cette galette va remplacer la portion de viande d’un repas. Or, cette galette apporte avant tout des glucides. Elle prendra plutôt la place des féculents (pâtes, légumineuses, riz, autres céréales, pain). Et du coup je me dis, pourquoi axer le marketing sur les végétariens, puisque les sources de glucides végétales sont déjà ultra variées ?

Bon, j’arrête de critiquer, et je chauffe ma galette de polenta, au micro-onde et pas à la poêle comme le préconise l’emballage. C’est mon côté rebelle. Et vous pourrez bien me dire que le micro-onde est super dangereux pour la santé, je vous répondrai que le teflon des poêles aussi ! :-p

Comme je mange ma galette le soir, après une grosse séance de sport, j’ai à cœur d’équilibrer mon assiette, histoire de bien récupérer de mes efforts. Je choisis donc de me faire un wok de légumes, dans lequel j’ajoute des protéines de soja texturées, et comme on ne se refuse rien, je saupoudre l’ensemble de fruits secs ! Mmmm vous la sentez la régalade ?

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Bon app ! #vegetarien

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Franchement, c’est super bon ! Moi en tout cas, j’adore ces petites galettes ; mais en même temps je raffole de polenta, alors si en plus cela sent le basilic, donc par extension le pesto, je me pâme. En fait, on mange ici de la polenta au pesto, une sorte de condensé d’Italie…

La texture de la polenta est très lisse, beaucoup plus lisse que lorsque je prépare la polenta moi-même, et qu’il reste des petits grains si caractéristiques. Mais malgré tout, cela me plait bien…

Je conclus donc en vous disant que ces galettes sont tout à fait délicieuses et dépanne ntbien en cas de grosse flemme au moment de se faire à manger.

La liste des ingrédients est tout à fait correcte, sans trucs bizaroïdes, sans sucres ajoutés ni aucun ingrédient d’origine animale. La voici :

Polenta* 60% (eau, semoule de maïs*), légumes* (épinards* 12.1%, carottes*, oignons*), farine de lupin* 3.8%, basilic* 3.4%, semoule de maïs*, huile de tournesol*, flocons de pomme de terre*, sel marin, ail*, poivre noir*.

Donc aucune raison de se priver ! Seul point que je pense avoir déjà largement expliqué, mais sur lequel je tiens à conclure : ces galettes ne « remplacent » pas la portion de protéines !

Des pois chiches, sous forme de pasta

Cela ne vous aura pas échappé, le végétarisme a le vent en poupe depuis quelques années. Du coup les marques s’emparent du concept, et rivalisent d’imagination pour proposer des produits adaptés aux consommateurs qui décident de stopper ou du moins, de diminuer leur consommation de viande (et de poisson).

Tout n’est pas forcément bon à prendre. On trouve notamment des « steaks » végétaux qui n’apportent qu’une dose infime de protéines, et remplaceraient plus la portion de féculents, que celle de protéines par exemple. Mais là n’est pas le sujet !

Bonduelle ne pouvait pas rester à la traîne, puisque la marque se spécialise justement dans les produits à base de légumes, et ce depuis de très nombreuses années.
C’est pourquoi elle a sorti tout une gamme baptisé « Legumiô » qui inclut des sauces et des « pâtes » d’un nouveau genre, préparées à base de… légumes.

 

Je mets « pâtes » entre guillemets, car par définition, les pâtes ne peuvent être qu’à base de blé dur… Donc ces préparations ne sont en réalité pas des pâtes !

Les pasta Legumiô sont obtenues à partir de farines de lentilles corail, de pois cassés, ou de pois chiches, selon les variétés ; des ingrédients qui ne sont pas choisis au hasard. Les légumineuses que je viens de vous lister sont particulièrement riches en protéines végétales !

Je suis une amoureuse de pois chiches, donc j’ai commencé par tester les fusilli (se lit « foussilli ») de pois chiche-maïs… Qu’en ai-je pensé ?

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Premier point, ces « pâtes » sont chères… bien plus que des pâtes de blé, et bien plus également que des pois chiches en conserve. Selon les enseignes, le prix de la boîte de 250 grammes, oscille entre 2,70 et plus de 3,00 €. 

On nous indique qu’une portion représente environ 70 grammes. La boîte contient donc 3,57142857 portions… Le 0,57142857ème convive appréciera !

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Côté préparation, inutile de chercher compliqué. Cela fonctionne comme pour des pâtes de blé. Vous remplissez une casserole d’eau, que vous portez à ébullition, avec un peu de sel, et une fois que cela bout, vous ajoutez les pâtes et laissez cuire avant de passer.

5 à 6 minutes suffisent, et libre à vous de préparer une sauce ou un accompagnement selon vos goûts et votre inspiration !

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Ces « pâtes » me plaisent bien. Elles ne se substituent nullement aux pâtes de blé, dont elles n’ont ni le goût, ni la texture. Mais elles apportent autre chose, un peu de nouveauté dans l’assiette ! La variété aux pois chiches se marie bien aux petits légumes, aux préparations printanières, à base de sauce tomate, de poivrons, d’oignons…

Et enfin, je ne saurais vous parler de bouffe sans évoquer l’aspect diététique. Ces pasta sont tout à fait convenables sur ce point.

Elles ne sont pas fabriquées à base d’une foultitude d’ingrédients transformés, et ont donc des apports intéressants, que vous retrouverez ci-dessous :

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La proportion de protéines est correcte. Les glucides sont bien là (comme dans les pâtes de blé), mais avec un index glycémique inférieur. Autrement dit, les pasta Legumiô devraient permettre de tenir plus longtemps dans la durée, qu’avec des pâtes raffinées…

Concluons sur la liste détaillée des ingrédients : Farine de pois chiches 80%, maïs 20%. Peut contenir des traces de soja. (Sans gluten.)

Et il ne me reste plus qu’à vous souhaiter… un bon appétit ! :-p

Si vous n’êtes pas copain avec les pois chiches, alors peut-être que les « pâtes » de lentilles corail vous botteront plus ?

 

 

Bien manger, végétarien à Bologne

En vacances en Italie, nous essayions d’alterner restos et pique-niques.

Nous avions l’habitude d’acheter une conserve de lentilles, des tomates et de la salade, pour nous faire un petit repas rapide et peu coûteux, à manger dans un parc avant de reprendre notre balade.

Nous devions ce jour là, trouver un magasin pour acheter de quoi grignoter, et reprendre notre visite de Bologne. Mais alors que nous passions en vélo dans une petite rue, mon regard a été attiré par un resto, sur la vitrine duquel l’on pouvait lire « cuisine naturelle » (en italien bien-sûr).

Le menu affiché à l’extérieur me laissait penser que les prix allaient être épicés. L’intérieur était épuré, avec de grandes photos d’art au mur. Mais j’ai regardé malgré tout… Pas si chers en fait…

8 € le plat en moyenne… Tout était végétalien… Avec des choses simples (pasta à la tomate, couscous aux légumes, houmous,) et d’autres plus originales (« fromages » végétaux).

L’homme a été intrigué aussi et a proposé que nous entrions. Go !

L’accueil était sympathique, les WC propres (ne jamais sous-estimer ce point d’une importance de premier ordre pour un touriste !).

Nous avons choisi des penne aux légumes et un couscous de semoule complète au pesto, avec de l’eau pétillante.

Le menu n’est pas bien long. Il y a 5 ou 6 plats. Mais c’est bon signe, comparé à un resto qui proposerait de tout, à base de produits décongelés…

Tout de suite, on nous a apporté une petite soupe froide au poivron, à partager. Elle s’accompagnait de pain et de petits biscuits bio.

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Un délice !

Nous étions seuls dans le resto avec un autre client, la cuisto et la serveuse. Donc nos plats sont arrivés rapidement.

La serveuse nous a précisé qu’il y aurait quelques modifications. Les plats sont préparés avec des ingrédients bio et locaux, donc il faut parfois s’adapter.

Les penne ont effectivement été remplacées par d’autres pâtes courtes (j’ai zappé le nom. Il s’agissait de gros radiatori). Et il n’y avait pas d’olive dedans, alors qu’elles étaient notées sur le menu.

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Radici - resto veg

Nous avons adoré nos plats, simples, délicieux, bien présentés et en bonne quantité !

En plus la serveuse nous a demandé si tout se passait bien, en nous rapportant des crackers et du pain alors que nous n’avions même pas fini notre panière.

Elle nous a aussi demandé si nous étions en vacances et nous a offert chacun un verre de vin pour fêter cela !

Sans être trop intrusive, elle a échangé quelques mots avec nous, sur Bologne, l’Émilie-Romagne, la gastronomie etc… Elle nous a dit qu’elle avait vécu à Paris, ce qui expliquait qu’elle se débrouille très bien en français !

Nous avons passé un excellent moment, bu un autre dernier verre de vin offert, suivi d’un espresso chacun.

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Les desserts semblaient délicieux et originaux. Mais il fallait que nous puissions remonter sur nos vélos et pédaler encore quelques heures, donc cela n’aurait pas été sérieux de manger encore !

Ce resto a été une belle découverte. Nous avons vraiment bien mangé et le fait de papoter avec la serveuse a ajouté un vrai plus. On était loin de l’adresse touristique qui propose des menus « traditionnels » de pizza aux frites matin-midi et soir à des prix indécents. Pour cela, il est clair que nous reviendrons si nous visitons à nouveau Bologne !

Pour plus d’infos, de photos, voici la page officielle de ce resto : RADICI

Pois chiche bien marketé

Avant, les pois chiches se trouvaient au rayon épicerie du monde, dans des boîtes sans ouverture faciles pour lesquelles il fallait retrouver son ouvre-boîte rouillé au fond des placards. On les cherchait dans les rayonnages du supermarché, quand on prévoyait de préparer un couscous, donc tous les 36 du mois.

Bon, il y avait bien quelques boîtes de marques de distributeur au rayon des conserves « classiques » mais seuls les habitués les voyaient, à côté des stars du rayon, que sont les haricots verts, et autres lentilles.

Mais cette époque est résolue. En 2018, le végétarisme est devenu TENDANCE. On ne devient pas forcément tous végétariens, faut pas déconner. Mais on opte pour le flexitarisme, un végétarisme « moins extrême » peut-on lire régulièrement (no comment), qui se résume par le fait de manger moins de produits carnés…

Je ne suis pas convaincue par la nécessité d’inventer un terme pour définir ce régime omnivore, mais je crois qu’une autre tendance de notre époque est aussi d’inventer des mots. Alors pourquoi pas !

pois.pngSi le fait de diversifier son alimentation, et d’introduire plus de protéines végétales me semble être une excellente idée (merci de relire cette phrase lentement, avant de laisser un commentaire désagréable), pour nous, pour la planète, pour les animaux, j’ai plus de mal à cautionner l’apparition de certains produits étiquetés « végétariens » et donc, vendus plus chers.

Alors que la grosse boîte de pois chiches coûte à peine 76 centimes (captures d’écran issues du site Leclerc Drive), soit 1,43 € le kilos, on peut acheter la même chose, c’est à dire des pois chiches dans de l’eau salée pour… 7 € le kilo chez Bonduelle.

7 € le kilo. Vous avez bien lu.

Chacun achète bien ce qu’il veut, et les marques seraient bien bêtes de se priver d’en profiter, puisqu’il y a visiblement des acheteurs pour ces pois chiches tendance. Mais que l’on ne vienne pas me dire que le végétarisme est cher. Merci 🙂

 

N.B. : J’aurais pu faire le même article sur les haricots rouges. Mais j’avais envie de pois chiches aujourd’hui.