Des pois chiches, sous forme de pasta

Cela ne vous aura pas échappé, le végétarisme a le vent en poupe depuis quelques années. Du coup les marques s’emparent du concept, et rivalisent d’imagination pour proposer des produits adaptés aux consommateurs qui décident de stopper ou du moins, de diminuer leur consommation de viande (et de poisson).

Tout n’est pas forcément bon à prendre. On trouve notamment des « steaks » végétaux qui n’apportent qu’une dose infime de protéines, et remplaceraient plus la portion de féculents, que celle de protéines par exemple. Mais là n’est pas le sujet !

Bonduelle ne pouvait pas rester à la traîne, puisque la marque se spécialise justement dans les produits à base de légumes, et ce depuis de très nombreuses années.
C’est pourquoi elle a sorti tout une gamme baptisé « Legumiô » qui inclut des sauces et des « pâtes » d’un nouveau genre, préparées à base de… légumes.

 

Je mets « pâtes » entre guillemets, car par définition, les pâtes ne peuvent être qu’à base de blé dur… Donc ces préparations ne sont en réalité pas des pâtes !

Les pasta Legumiô sont obtenues à partir de farines de lentilles corail, de pois cassés, ou de pois chiches, selon les variétés ; des ingrédients qui ne sont pas choisis au hasard. Les légumineuses que je viens de vous lister sont particulièrement riches en protéines végétales !

Je suis une amoureuse de pois chiches, donc j’ai commencé par tester les fusilli (se lit « foussilli ») de pois chiche-maïs… Qu’en ai-je pensé ?

***

Premier point, ces « pâtes » sont chères… bien plus que des pâtes de blé, et bien plus également que des pois chiches en conserve. Selon les enseignes, le prix de la boîte de 250 grammes, oscille entre 2,70 et plus de 3,00 €. 

On nous indique qu’une portion représente environ 70 grammes. La boîte contient donc 3,57142857 portions… Le 0,57142857ème convive appréciera !

***

Côté préparation, inutile de chercher compliqué. Cela fonctionne comme pour des pâtes de blé. Vous remplissez une casserole d’eau, que vous portez à ébullition, avec un peu de sel, et une fois que cela bout, vous ajoutez les pâtes et laissez cuire avant de passer.

5 à 6 minutes suffisent, et libre à vous de préparer une sauce ou un accompagnement selon vos goûts et votre inspiration !

***

Ces « pâtes » me plaisent bien. Elles ne se substituent nullement aux pâtes de blé, dont elles n’ont ni le goût, ni la texture. Mais elles apportent autre chose, un peu de nouveauté dans l’assiette ! La variété aux pois chiches se marie bien aux petits légumes, aux préparations printanières, à base de sauce tomate, de poivrons, d’oignons…

Et enfin, je ne saurais vous parler de bouffe sans évoquer l’aspect diététique. Ces pasta sont tout à fait convenables sur ce point.

Elles ne sont pas fabriquées à base d’une foultitude d’ingrédients transformés, et ont donc des apports intéressants, que vous retrouverez ci-dessous :

Sans titre.png

La proportion de protéines est correcte. Les glucides sont bien là (comme dans les pâtes de blé), mais avec un index glycémique inférieur. Autrement dit, les pasta Legumiô devraient permettre de tenir plus longtemps dans la durée, qu’avec des pâtes raffinées…

Concluons sur la liste détaillée des ingrédients : Farine de pois chiches 80%, maïs 20%. Peut contenir des traces de soja. (Sans gluten.)

Et il ne me reste plus qu’à vous souhaiter… un bon appétit ! :-p

Si vous n’êtes pas copain avec les pois chiches, alors peut-être que les « pâtes » de lentilles corail vous botteront plus ?

 

 

#veganfood #vegetarien #pasta de lentillles et légumes rotis (sauce soja) #miam #foodporn

A post shared by Ana (@chiarastory) on

Publicités

Bien manger, végétarien à Bologne

En vacances en Italie, nous essayions d’alterner restos et pique-niques.

Nous avions l’habitude d’acheter une conserve de lentilles, des tomates et de la salade, pour nous faire un petit repas rapide et peu coûteux, à manger dans un parc avant de reprendre notre balade.

Nous devions ce jour là, trouver un magasin pour acheter de quoi grignoter, et reprendre notre visite de Bologne. Mais alors que nous passions en vélo dans une petite rue, mon regard a été attiré par un resto, sur la vitrine duquel l’on pouvait lire « cuisine naturelle » (en italien bien-sûr).

Le menu affiché à l’extérieur me laissait penser que les prix allaient être épicés. L’intérieur était épuré, avec de grandes photos d’art au mur. Mais j’ai regardé malgré tout… Pas si chers en fait…

8 € le plat en moyenne… Tout était végétalien… Avec des choses simples (pasta à la tomate, couscous aux légumes, houmous,) et d’autres plus originales (« fromages » végétaux).

L’homme a été intrigué aussi et a proposé que nous entrions. Go !

L’accueil était sympathique, les WC propres (ne jamais sous-estimer ce point d’une importance de premier ordre pour un touriste !).

Nous avons choisi des penne aux légumes et un couscous de semoule complète au pesto, avec de l’eau pétillante.

Le menu n’est pas bien long. Il y a 5 ou 6 plats. Mais c’est bon signe, comparé à un resto qui proposerait de tout, à base de produits décongelés…

Tout de suite, on nous a apporté une petite soupe froide au poivron, à partager. Elle s’accompagnait de pain et de petits biscuits bio.

21082147_10212213927156225_260065845_o

21039540_10212213927036222_1258621588_n

Un délice !

Nous étions seuls dans le resto avec un autre client, la cuisto et la serveuse. Donc nos plats sont arrivés rapidement.

La serveuse nous a précisé qu’il y aurait quelques modifications. Les plats sont préparés avec des ingrédients bio et locaux, donc il faut parfois s’adapter.

Les penne ont effectivement été remplacées par d’autres pâtes courtes (j’ai zappé le nom. Il s’agissait de gros radiatori). Et il n’y avait pas d’olive dedans, alors qu’elles étaient notées sur le menu.

21039663_10212213925596186_1529663874_n

Radici - resto veg

Nous avons adoré nos plats, simples, délicieux, bien présentés et en bonne quantité !

En plus la serveuse nous a demandé si tout se passait bien, en nous rapportant des crackers et du pain alors que nous n’avions même pas fini notre panière.

Elle nous a aussi demandé si nous étions en vacances et nous a offert chacun un verre de vin pour fêter cela !

Sans être trop intrusive, elle a échangé quelques mots avec nous, sur Bologne, l’Émilie-Romagne, la gastronomie etc… Elle nous a dit qu’elle avait vécu à Paris, ce qui expliquait qu’elle se débrouille très bien en français !

Nous avons passé un excellent moment, bu un autre dernier verre de vin offert, suivi d’un espresso chacun.

21040605_10212213926356205_78184484_n

Les desserts semblaient délicieux et originaux. Mais il fallait que nous puissions remonter sur nos vélos et pédaler encore quelques heures, donc cela n’aurait pas été sérieux de manger encore !

Ce resto a été une belle découverte. Nous avons vraiment bien mangé et le fait de papoter avec la serveuse a ajouté un vrai plus. On était loin de l’adresse touristique qui propose des menus « traditionnels » de pizza aux frites matin-midi et soir à des prix indécents. Pour cela, il est clair que nous reviendrons si nous visitons à nouveau Bologne !

Pour plus d’infos, de photos, voici la page officielle de ce resto : RADICI

Pois chiche bien marketé

Avant, les pois chiches se trouvaient au rayon épicerie du monde, dans des boîtes sans ouverture faciles pour lesquelles il fallait retrouver son ouvre-boîte rouillé au fond des placards. On les cherchait dans les rayonnages du supermarché, quand on prévoyait de préparer un couscous, donc tous les 36 du mois.

Bon, il y avait bien quelques boîtes de marques de distributeur au rayon des conserves « classiques » mais seuls les habitués les voyaient, à côté des stars du rayon, que sont les haricots verts, et autres lentilles.

Mais cette époque est résolue. En 2018, le végétarisme est devenu TENDANCE. On ne devient pas forcément tous végétariens, faut pas déconner. Mais on opte pour le flexitarisme, un végétarisme « moins extrême » peut-on lire régulièrement (no comment), qui se résume par le fait de manger moins de produits carnés…

Je ne suis pas convaincue par la nécessité d’inventer un terme pour définir ce régime omnivore, mais je crois qu’une autre tendance de notre époque est aussi d’inventer des mots. Alors pourquoi pas !

pois.pngSi le fait de diversifier son alimentation, et d’introduire plus de protéines végétales me semble être une excellente idée (merci de relire cette phrase lentement, avant de laisser un commentaire désagréable), pour nous, pour la planète, pour les animaux, j’ai plus de mal à cautionner l’apparition de certains produits étiquetés « végétariens » et donc, vendus plus chers.

Alors que la grosse boîte de pois chiches coûte à peine 76 centimes (captures d’écran issues du site Leclerc Drive), soit 1,43 € le kilos, on peut acheter la même chose, c’est à dire des pois chiches dans de l’eau salée pour… 7 € le kilo chez Bonduelle.

7 € le kilo. Vous avez bien lu.

Chacun achète bien ce qu’il veut, et les marques seraient bien bêtes de se priver d’en profiter, puisqu’il y a visiblement des acheteurs pour ces pois chiches tendance. Mais que l’on ne vienne pas me dire que le végétarisme est cher. Merci 🙂

 

N.B. : J’aurais pu faire le même article sur les haricots rouges. Mais j’avais envie de pois chiches aujourd’hui.

Pas la penne d’être Vg pour les adorer !

Ouh la la j’ai fait fort sur le titre tout en jeu de mot ! Ne partez pas, je vous promets que la suite de l’article sera plus sérieuse (mais pas trop non-plus) !

Aujourd’hui je vous parle de pâtes aux lentilles que j’ai achetées chez Carrefour, dans la gamme Veggie.

 

Prix

2,29 € la boîte, ce n’est pas super cher à première vue. Mais en empoignant le paquet, je me suis tout de suite dit « Mais, elle est minuscule cette boîte ! » Et oui, 250 grammes contre 500 grammes en général, pour l’équivalent en pâtes classiques… Pour se rendre mieux compte, un paquet de 500 grammes de Penne Barilla coûte 0,79 € chez Carrefour. En version bio, 1,56 €… Donc finalement, ces penne de lentilles sont relativement coûteuses, oui. Je pense que c’est bien vu de faire des paquets de 250 grammes, car s’il avait fallu mettre 4,60 € pour un paquet de 500 grammes, je ne l’aurais jamais fait ! C’est psychologique…

A moins d’avoir vécu sur Mars les 3-4 dernières années, vous n’avez pas pu ne pas remarquer que le végétarisme était super à la mode en ce moment. Toutes les marques s’y mettent et sortent des aliments végétariens, de Herta à Aoste, en passant par le Gaulois, Bonduelle, et même Mac Donalds qui a lancé son veggie burger tout dernièrement. Les marques de distributeurs ont également voulu leur part du gâteau veggie, à l’image de Carrefour, qui propose entre autres, des pâtes à base de légumineuses. A ce jour, on a le choix entre :

*les macaroni de pois chiches,

*les penne de lentilles corail,

*les fusilli de pois cassés.

Pourquoi une gamme veggie ?

Ba oui parce-que si on réfléchit deux secondes, les pâtes classiques ne sont composées que de farine de blé dur et d’eau, et sont donc végétariennes…

Oui mais… dans les légumineuses il y a bien plus de protéines que dans le blé, surtout le blé raffiné… donc les végétariens ont intérêt à intégrer ces féculents à leur alimentation… Futé, non ?

Ces pâtes sont composées de farine de lentille corail, et c’est tout.

Elles apportent apportent 335 kcalories aux 100 grammes (on parle ici de 100 grammes de pâtes avant cuisson), quand des penne de blé en apportent environ 360 pour la même quantité. C’est sensiblement la même chose. Mais, elles sont moins riches en glucides (52 grammes contre 71) et plus riches en protéines (25 grammes contre seulement 12 dans les pâtes classiques). Et ça, c’est bien. Elles sont également riches en fibres, qui rassasient et facilitent le transit… (6 grammes contre 3 dans les pâtes de blé classiques).

Va #penne

A post shared by Ana (@chiarastory) on

Alors je ferai court ; ces pâtes sont pratiques à préparer (comme les pâtes classiques, on fait bouillir l’eau, on laisse cuire, et on égoutte), et m’ont beaucoup plu pour leur goût. Elles sentent la lentille corail, donc si vous aimez ça, et bien vous aimerez ces pâtes. En revanche, elles n’ont nullement la texture des pâtes de blé. Quel scoop !

Lorsque l’on cherche à les piquer à la fourchette, elles ont tendance à se casser. Et puis elles sont beaucoup plus farineuses en bouche.

Pas de mystère, on ne peut pas faire des pâtes de blé sans blé. Bah oui. Cela vous étonne ?

Donc, j’aime ces pâtes de lentilles, mais je les cuisine en sachant que ce ne sont pas des pâtes de blé. C’est à dire que j’adapte mes recettes, et ne calque pas une recette de pâtes classique.

Bien-sûr, on peut servir ces pâtes avec une simple sauce tomate, du pesto, ou encore du fromage. Mais je trouve plus fun d’inventer d’autres recettes… Par exemple j’ai trouvé délicieux de faire sauter quelques légumes (haricots verts, petits pois, oignons) au wok, avant de les servir avec mes penne, et d’ajouter un peu d’huile de coco pour le côté exotique. C’était délicieux, et je pense tenter une prochaine fois avec une sauce curry…

Et vous, vous avez déjà testés les pâtes sans blé ? Quelles sont vos favorites ?

 

Riche en protéines

En ce moment, il y a un phénomène qui m’agace au plus haut point. Je ne comptais pas en parler sur ce blog, car c’est un peu hors-sujet par rapport aux thèmes que j’aborde habituellement. Mais comme mon agacement ne passe pas, je me suis dit qu’un petit HS ne ferait pas un grand mal, et me permettrait de partager mon énervement. Alors par avance, je vous demande de bien vouloir me pardonner ce billet un rien coup de gueule !

Il s’agit d’aborder ici la mode du végétarisme, qui s’empare de la France depuis quelques années.

Alors bien-sûr en tant que végétarienne, je devrais me réjouir de voir que le végétarisme a retrouvé ses lettres de noblesse, et qu’il est désormais bien vu d’adopter un régime sans viande (ni poisson). D’ailleurs c’est le cas, je suis sincèrement ravie de constater que les français consomment moins de viande. 

#vegetarien #veganfood

A post shared by Ana (@chiarastory) on

Oui il y a des protéines cachées dans cette photo. :-p

 

Mais malheureusement, ce phénomène de mode n’amène pas que du bon.

De quoi voudrais-je vous parler ? Et bien de ces marques qui se lancent dans les gammes végétales, et proposent des produits sensés REMPLACER la viande. Ce n’est pas forcément annoncé de façon aussi franche, mais souvent les marques mettent bien l’accent sur le côté végétarien du produit, avec un nom en « veggie » et un packaging dans les tons verts. Du coup, on imagine qu’en achetant tels nuggets ou tel « steak » on aura un produit équivalent à une portion de viande. On imagine aussi que l’on va mettre un produit diététique (ou healthy) dans son assiette, alors que ce n’est pas forcément le cas.

L’ennui à mon sens, c’est que bon nombre de ces produits sont probablement délicieux au goût (et encore, tout dépend de la définition de délicieux que l’on a en tête) mais ne valent rien sur le plan nutritionnel.

Je m’explique.

Dans n’importe quel aliment, on trouve trois grandes catégories de nutriments :

*les protéines : on les trouve dans la viande, dans le poisson, mais aussi dans les céréales complètes, les légumineuses, le quinoa (qui n’est pas une céréale), le soja..

*les glucides : ce sont les sucres au sens large, donc ils sont présents dans les féculents, le pain, les fruits et légumes, et de plus ou moins bonne qualité selon leur provenance et s’ils sont raffinés.

*les lipides : il s’agit des graisses, souvent diabolisées, et pourtant nécessaires à notre santé ! Il y en a des bonnes (l’huile d’olive pour ne citer qu’elle) et de moins bonnes (à vous de m’en citer tiens !).

L’ensemble donne la valeur nutritionnelle de l’aliment, plus ou moins élevée d’ailleurs (cela s’exprime par le nombre de kcalories aux 100 grammes).

Nous avons tous et toutes besoin d’un certain nombre de protéines, de glucides et de lipides, pour vivre. C’est ce qui permet à notre corps de fonctionner.

Il faut, pour être en forme et le rester, veiller à apporter à notre corps :

1/ le bon nombre de calories,

2/ une bonne répartition entre protéines / glucides / lipides…

Autrement dit, si vous avez besoin de 1 500 kcals par jour, et que vous ne mangez que du riz blanc (full glucides) sans matière grasse ni protéines, cela ne va pas vraiment le faire.

Mais je m’égare.

Ce que je cherche à dénoncer dans ce billet, c’est le fait que de nombreuses marques lancent des produits destinés aux végétariens, qui ont une composition vraiment discutable.

Je ne citerai pas de marques en particulier, mais j’ai déjà croisé dans des rayons, des boulettes végétales qui présentaient moins de 5 grammes de protéines aux 100 grammes… C’est absolument négligeable. En comparaison, un steak de boeuf, selon sa teneur en matière grasse, apporte en moyenne 20 à 30 grammes de protéines aux 100 grammes.

Les apports recommandés pour chaque personne dépendent de son activité physique. Plus vous êtes musclé, plus il vous faudra de protéines pour entretenir votre masse musculaire. Mais globalement, pour faire une moyenne, on parle de 0,8 grammes de protéine par kilo et par jour. Par exemple, une femme de 60 kilos plutôt sédentaire, aura besoin d’environ 50 grammes de protéines par jour (j’insiste sur le « environ »).

Pour en revenir aux boulettes dont je vous parlais plus haut, je ne dis pas qu’elles sont à éviter absolument. Si elles vous font envie, alors allez-y ! Mais il serait bon de savoir que leur composition n’en fait pas du tout un produit de REMPLACEMENT de la viande. Là où les choses deviennent dangereuses, c’est lorsque l’on achète ce type de produit en imaginant que l’on peut le consommer pour obtenir un équivalent nutritif à un steak par exemple.

Trop de nouveaux végétariens profitent de la diversification de l’offre des similis, pour manger des produits tous prêts, sans se soucier le moins du monde de la composition…

On voit certains manger des nuggets de blé avec des pâtes… rappelez-moi juste, à base de quoi sont faites les pâtes ? Bref, on a une assiette 100 % blé… Je doute que cela soit la définition de la diversification alimentaire.

Sans devenir un obsédé de l’étiquette, il serait bon de prendre conscience que « végétarien » ne rime pas forcément toujours avec « sain » et que mettre un produit dans son panier, juste parce-qu’il y a le mot « veggie » sur l’emballage, peut être une erreur…

On trouve des similis totalement valables, équilibrés, sains, mais il faut pour les dénicher… lire les étiquettes !

Si le sujet vous intéresse, je vous propose d’en reparler plus en détail une prochaine fois… En attendant, n’hésitez pas à réagir en commentaires. Ce sera un plaisir de découvrir vos réactions, et d’y répondre !

Y’a pas que le riz blanc dans la vie !

J’adore le riz.

Comme pour les pâtes, il en existe une variété infinie, et autant de façons de le préparer et de l’accommoder.

En France, nous connaissons surtout le riz long, le basmati, et dans une moindre mesure, le thaï, que nous consommons tous trois en version « blanc », c’est à dire décortiqué. C’est assez dommage, car on se prive du son et du germe, qui apportent les fibres, les vitamines et les minéraux… 

Il est conseillé de choisir des riz bruns, qui sont certes un poil plus caloriques (c’est négligeable), mais paradoxalement, aident à garder la ligne. Pourquoi ? Parce-que :

*de par leur teneur en fibres, ils sont plus longs à être digérés, et tiennent donc plus au ventre -> moins de fringales,

*ils sont plus durs, donc plus longs à mastiquer, et l’on est plus rapidement repu -> on en mange moins,

*ils ont un index glycémique moins élevé, et nous font donc sécréter moins d’insuline, et donc moins stocker.

Malin non ?

Si vous n’aimez pas le riz complet… le riz noir vous séduira peut-être plus ?

Ce riz était appelé Riz de l’Empereur car fut un temps, il était difficile à obtenir, et l’Empereur chinois se le réservait, et interdisait tout bonnement aux sujets d’en manger. Cela a du bon d’être souverain !

De nos jours, on le trouve en magasins bio, mais aussi en grandes surfaces (chez Priméal ou Markal notamment) et pour 2,50 – 2,80 € les 500 grammes, les simples citoyens comme vous et moi peuvent se l’offrir assez facilement !

Pour ma part, je le prépare au cuiseur à riz Tupperware, et suis toujours surprise par la couleur violet très profond que prend l’eau de cuisson. C’est dû à la forte teneur en anthocyanes, des pigments naturels présents également dans la peau du raisin. Ils sont très riches en antioxydants, et donc excellents à la santé !

Sinon côté recettes, comme ce riz a plus de goût que le riz blanc en général, ou même que le riz complet, je préfère lui laisser le rôle star dans l’assiette, et le présenter avec de simples haricots poêlés avec des oignons, ou quelques champignons à la crème…

Et vous, vous aimez le riz ? Quel est votre préféré ?

 

Io Veg, manger végétarien à Modena

Lors d’un passage d’un jour à Modena, nous avons découvert le restaurant Io Veg, situé au 632 rue des Giardini. Heureusement je l’avais repéré sur le net avant notre venue, et nous avons pu trouver un plan détaillé pour nous y rendre en bus, car il est un peu excentré, le long d’un boulevard (plusieurs bus y emmènent, notamment le 11 qui passe au centre ville).

Modena - #Italia

L’accueil est sympathique, et nous sommes les premiers clients en ce vendredi midi, mais la salle se remplit petit à petit et de nombreux clients prennent aussi à emporter. Nous sommes impressionnés par le nombre de personnes qui poussent la porte pour venir acheter des plats à emporter ! Cela n’arrête pas !

Io Veg - Modena

Le choix est vaste : Sandwiches, kebabs, lasagnes, soupes, crumble de seitan, … Tout est VEGAN (100 % végétal, sans aucun produit d’origine animale). 

Sur la carte, tout nous tentait mais nous avons opté pour une salade sur mesure, suivie d’un plat. Comme nous étions les premiers, nous n’avons pas pu regarder les assiettes des autres clients pour avoir une idée des quantités et du contenu des assiettes.

La salade verte est à 3 € et ensuite on ajoute des ingrédients : légumes de saison, graines, tomates séchées, (0,50 € chacun) tofu ou tempeh (1 €).

En presque 15 ans de végétarisme je n’avais jamais testé le tempeh. Cela m’intriguait donc j’en ai commandé, avec des tomates séchées. Mon homme a juste pris une salade avec graines et légumes de saison. J’ignore pourquoi mais nous avons eu une salade avec tomates fraîches, tomates séchées et tempeh, plus des graines pour l’homme. Et elle nous a été facturée… 6 €… De base ce n’est pas logique car l’une étant aux graines et pas l’autre, il y aurait dû y avoir 0,50 € d’écart…!

Modena

M’enfin… l’homme a bien aimé le tempeh qu’il n’avait pas commandé et a conclu que le hasard avait bien fair les choses finalement. Pour le prix, nous avons réalisé l’erreur une fois sortis et ne sommes pas revenus discuter… Par contre tout l’aprem nous avons blagué sur la salade à 6 €. Chez H&M j’ai acheté une robe à 3 €… à peine une demie salade !

Revenons à table !

Pour le plat,j’ai hésité entre le crumble de tempeh au citron et les lupins sautés avec légumes au vinaigre balsamique, mais ai opté finalement pour le Plat du chef à 10 €. Je ne savais pas du tout de quoi il s’agirait mais j’aimais l’idée avoir une assiette avec différentes saveurs ! Et en effet, j’ai eu :

-du chou-fleur en beschamel vegan

-des mafaldine sauce tomate en gratin

-des fusilli aux petits pois

-des lentilles

-des légumes grillés

-du farro (variété spéciale d’épeautre ancien)

-du concombre

C’était assez simple mais bien cuisiné et je me suis régalée. Tellement régalée que j’ai tout bonnement oublié de faire une photo… il vous faudra imaginer… !

L’homme a pris les Lasagne della casa à 8 € (aux légumes et béchamel vegan). Il a eu une belle portion très prometteuse. J’ai goûté et trouvé son plat délicieux, bien crémeux (crème de soja), avec des lasagnes al dente, fondantes et fermes à la fois. Lui a été moins emballé. Il a salé car il trouvait l’ensemble un peu fade.

Nous avons eu deux petits pains, un simple et un aux graines de lin. J’ai l’habitude d’avoir du pain complet ou aux farines spéciales dans les restos vegan. Ils sont plus riches en protéines et globalement plus sains (plus de fibres etc). Mais ici il s’agissait de pains blancs. Ils étaient très bons cependant.

Nous avons ensuite pris un thé (thé vert chaud), un café espresso et une tranche de torta  di mela pour l’homme. Il s’agissait d’une généreuse part de gateau à la pomme. Il contenait aussi de la poudre d’amande, de noisettes et des épices. Bien-entendu j’ai goûté. Nous avons trouvé le gateau absolument délicieux !

Le thé était un sachet de machine servi dans une petite théière… ni exceptionnel, ni ignoble… Correct ! Mais il est vrai que dans un resto vegan on serait en droit d’attendre du thé en vrac et d’avoir le choix entre plusieurs arômes…

Globalement nous avons bien mangé. Mais nous ne serions pas forcément revenus chez Io Veg. La note de 39 € fait un peu mal, notamment car les salades ne valaient à mon sens pas 6 € chacune !

Il fallait ajouter l’eau pétillante en carafe (en Italie on paye son eau en bouteille. Le concept de la carafe d’eau gratis n’est pas entré dans les mœurs et parfois on se voit facturer de l’eau filtrée au robinet sans que cela ne choque personne).

Nous avons pu assaisonner la salade avec du vinaigre balsamique. Mais il ne s’agissait pas de « vrai » vinaigre de Modène. Ne rêvons pas, le vrai vinaigre 12 ans d’âge coûte la peau des fesses et n’est à ma connaissance, jamais laissé à disposition sur la table des restos !

Un passage aux toilettes, où j’ai eu la surprise de trouver des serviettes en papier pour les mains, pas très écolos, et hop, nous sommes repartis !

Io Veg est une adresse pratique et sympa pour manger vegan à Modène. L’avantage est que ce resto offre un large choix de plats et de sandwichs, et qu’il est ouvert en août. Il y a des points d’amélioration, mais rien de rédhibitoire.

Pour plus d’infos, visitez leur page Facebook !