Êtes-vous nomophobes ?

Aujourd’hui c’est la #JournéeInternationaleSansPortable 

Personnellement je ne l’ai découvert que vers 10 h 00, après avoir déjà envoyé un SMS, consulté mes mails, posté quelques tweets, liké deux ou trois publications Instagram, et lancé un podcast… 

Bref, de toute façon je pense que passer une journée sans portable est faisable, mais pas forcément utile en ce sens que boycotter totalement son mobile complique la vie.

Si vraiment j’avais dû laisser mon mobile à la maison ce matin, il aurait fallu que je m’organise en amont, car mon portable est un peu mon outil multifonction, qui me sert de calendrier, de pense-bête, de téléphone (oui oui), de carte routière, etc etc… 

Ce qu’il faudrait je pense, ce serait plutôt arriver à conserver tout l’intérêt de cet outil, sans plonger dans la dépendance, et la perte de temps !

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C’est encore grâce à la plateforme Netgalley, que j’ai pu découvrir le livre dont je m’apprête à vous parler. Et vraiment, j’en suis ravie, car j’ai dévoré cette lecture à pleines dents, tant le sujet ô combien actuel, me touchait.

Lâche ton Téléphone ! est un livre qui nous veut du bien. Son auteure, Catherine Price a écrit sur de nombreux sujets, parmi lesquels l’alimentation et notamment notre rapport aux vitamines. Cette fois-ci, elle s’attaque à un tout autre sujet ; une addiction que nous sommes nombreux à connaître, celle qui nous lie à notre smartphone...

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Dans un premier temps, Catherine Price s’attache à décortiquer les raisons de cette addiction, dont elle affirme avoir été victime. Point de ton accusateur vis à vis des drogués du smartphone que nous sommes (quasiment tous), ni de dramatisation excessive du phénomène, mais plutôt de la compréhension. Et cela fait du bien, vraiment !

Très vite, on découvre que nous sommes bien à plaindre, car tout est fait pour que nous empoignions notre téléphone 150 fois par jours, et nous mettions à scroller frénétiquement à la moindre petite contrariété. Non, nous ne sommes pas fous. Nous sommes manipulés !

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#smartphone #addict #netgalley #lecture

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L’auteure donne des chiffres, des références, le tout sur un ton léger, très facile d’accès.

Nous sommes des victimes, voilà qui est dit. Mais pour autant, se résigner à cliquer comme des crétins ad vitam eternam n’est pas l’unique choix qui s’offre à nous. Une fois la prise de conscience opérée, il ne tient qu’à nous d’essayer de nous en sortir. Et comme Catherine Price est bien sympa, elle nous donne toutes les clefs pour y parvenir !

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J’aurais bien aimé télécharger l’application FREEDOM, que l’auteure nous conseille, pour bloquer certaines applis à heures fixes, et m’aider dans le sevrage. Mais mon Iphone était trop vieux et l’appli pas compatible avec mon iOS antédiluvien.

Idem avec Moment, une appli qui enregistre le temps passé sur son smartphone, appli par appli, et indique également le nombre de déverrouillages opérés sur une période donnée. Je n’ai pas pu m’en servir…

Du coup, je n’ai pas suivi le programme detox, organisé sur 4 semaines. Cela n’aurait pas pu fonctionner sans aucune appli conseillée par l’auteure. Et puis… je ne suis pas vraiment le genre de personne qui s’astreint à suivre des programmes précis. Donc je sais que je n’aurais pas eu de très bons résultats en me cantonnant à un planning détaillé !

Mais peu importe, j’ai pu suivre les conseils de l’auteure. Le fait de comprendre que mon smartphone était spécialement configuré par les ingénieurs, pour me rendre accroc, m’a bien agacée, et a suffit à ralentir la fréquence à laquelle j’y avais recours.

J’ai réussi peu à peu à identifier le nombre impressionnant de fois où j’allais déverrouiller mon écran sans but particulier, juste par réflexe. Et donc, j’ai pu ainsi réduire ma consommation de errance sans but sur Iphone !!

J’avais déjà commencé le travail par moi-même, puisque mon téléphone était devenu personna non grata dans la chambre. J’avais désinstallé les applis les plus chronophages. J’ai pu continuer mes efforts en suivant les conseils de l’auteure, et notamment en mettant les applis les plus tentantes sur le second écran, et pas en écran d’accueil…

En conclusion, ce livre m’a réellement aidée à voir clair dans le petit jeu de fourbe de mon smartphone. Et même si je n’ai pas totalement vaincu l’addiction… je suis en bonne voix.

A mon sens, nous sommes nombreux à avoir tout à gagner à lire ce bouquin. En plus, il est facile d’accès et rapide à parcourir !

 

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L’Aventuriste

L’Aventuriste est un roman de J. Bradford HIPPS paru chez Belfond.

De l’absurdité d’être accro au boulot

De temps en temps, j’aime me plonger dans un essai, entre deux romans de fiction.  Ma dernière lecture en date dans ce genre, a été De l’Absurdité d’être accro au boulot, qui paraîtra le 11 octobre 2017 chez JCLattès.

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Depuis plus de six ans, Annie Kahn l’auteure, tient une chronique dans le Monde, intitulée « Ma vie en boîte ». Elle suit de près les différentes études qui ont trait au monde de l’entreprise.

C’est un condensé de toutes ses recherches, de toutes ses lectures, qu’elle nous propose dans son ouvrage, pour nous aider à être plus heureux au travail, et en même temps, plus efficaces ! Car oui, quand on est heureux de travailler, on est aussi plus productif. Qui en doutait encore ?

L’auteure casse certains stéréotypes sur le monde de l’entreprise, détricote les idées préconçues, explique certains chiffres, lance des hypothèses. Tout s’enchaîne dans de brefs chapitres, organisés en grands thèmes.

Le style est tout à fait abordable et même enjoué, ce qui rend la lecture agréable. Annie Kahn prtage avec nous des informations parfois étonnantes, sur ce qui peut permettre d’améliorer la vie au travail.

En lisant de l’Absurdité d’être Accro au Boulot, vous comprendrez pourquoi il est essentiel de ne pas jouer à qui fait le plus d’heures, et de bichonner votre vie privée !

Ceux qui semblent en faire le plus ne sont pas nécessairement les plus bosseurs. Ceux qui peuvent avoir l’air totalement sûrs d’eux ne le sont pas forcément autant que cela, et bonne nouvelle, un chef qui doute est plus susceptible d’être un bon manager, qu’un individu trop sûr de lui !

Ce livre se lit comme un roman ou presque, et nous apprend forcément beaucoup de choses sur le monde du travail ! J’ai beaucoup apprécié cette lecture !

 

 

[Lecture] Travailler avec des cons

D’habitude je suis plutôt friande de romans, des thrillers, d’histoires d’amour, de livres historiques. Je lis peu de bouquins que l’on classerait dans les catégories « guides pratiques » ou « humour » et préfère les histoires, les récits qui me font m’évader.

Mais allez savoir pourquoi, un jour, j’ai croisé la route de Travailler avec des Cons, et je l’ai acheté. Techniquement, il s’agit d’un « essai ». C’est comme cela que plusieurs sites marchands le classent.

Il ne coûtait pas cher (je me fournis essentiellement chez Emmaüs, à 50 centimes le poche), cela a dû aider. Et puis c’est un livre court, puisqu’aux éditions J’ai Lu il tient en 124 pages, annexes comprises !

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Sur la couverture, on peut voir un café renversé, et un panneau stipulant « Indispensable guide de survie au bureau !« .

Cela sentait le livre rigolo et pas prise de tête, alors pourquoi pas…

Ce livre vaut normalement 5 €. Il est publié chez J’ai Lu et date de 2009.

Point de nom d’auteur sur la couverture, mais à la place, un pseudonyme : Ton Voisin.

Il y a aussi un blog, et des comptes sur les réseaux sociaux, tous au nom de cet énigmatique Ton Voisin qui se présente comme « Écrivain APATRIDE, voleur de sucres dans les bars, revendeur de spéculoos non grignotés ! » !

Assez parlé, lisons maintenant !

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Le livre se décompose en 9 leçons qui nous proposent d’apprendre à reconnaître le con au bureau, et à lui faire face.

Étonnamment, j’ai été assez prise par ma lecture, alors que je m’attendais à un livre… assez con. Alors bien-sûr, cela ne vole pas très très haut, et il y a des phrases un peu vulgaires, qui ne m’ont pas totalement charmée. Mais en fin de compte, le livre est plutôt bien écrit. C’est plein de jeux de mots qui, il faut le dire, sont assez bien trouvés, et moins lourds que ceux de certains comiques actuellement à la mode [normalement les jeux de mots à répétition, cela me lasse assez vite, mais là j’ai bien aimé]. Il y a des comparaisons amusantes, des exemples qui vous parlerons forcément, comme le fait que le con au bureau aime employer des mots qu’il apprend en séminaires, et surtout des mots anglais.

J’ai trouvé que l’auteur aurait pu donner plus d’exemples, plus d’anecdotes qui nous auraient à tous fait dire « oh mais oui, j’ai connu un con qui faisait ça ! ». Je pense notamment aux gens qui tapotent leur stylo sur leur bureau ou reniflent pendant des heures au lieu de se moucher, imposant à tout l’open space leurs bruits parasites.

Travailler avec des Cons n’est pas un livre qui changera le monde du bureau, mais c’est un petit bouquin moins con qu’il n’y parait, bourré de phrases qui font sourire…

« Le stress au travail est souvent lié à une surexposition à la connerie. »

J’ai entamé ce livre en me disant que s’il ne me plaisait pas, je pourrais toujours l’abandonner en cours de route, et passer à autre chose. Mais finalement la question ne s’est pas posée car je l’ai lu en trois fois, donc assez rapidement. Le style fait que l’on tourne les pages et enchaîne les chapitres sans difficulté.

J’en profite pour souligner ici que le con au bureau peut très bien avoir un faciès convenable ; aussi l’appellation « tête de con » qui viserait à faire croire qu’un con au bureau est physiquement reconnaissable, me semble t-elle exagérée.

Je m’attendais éventuellement à trouver des astuces à appliquer pour gérer les cons au bureau, mais l’auteur reste surtout dans la théorie pour ce qui est d’agir. Il explique les points faibles du con, mais ne nous dit pas très concrètement comment s’en servir. Il suggère de lancer des malédictions, mais je me verrais assez mal faire cela en face d’un collègue !

Ce livre est donc avant tout un livre qui sert à nous faire sourire et dédramatiser, avant d’être un vrai guide !

Grand ou petit, si le con au bureau rabaisse, c’est pour paraître à la hauteur.

A noter cependant que le con au bureau est ici envisagé seulement dans une position hiérarchique supérieure. Pourtant je ne sais pas vous, mais j’ai déjà rencontré des cons qui étaient au même niveau hiérarchique que moi, et cela n’a pas empêché qu’ils me pourrissent bien la vie…

Enfin, il y a des points sur lesquels l’auteur revient plusieurs fois, notamment le fait que le con au bureau fasse rédiger ses mails par son Assistante, planifie des réunion le vendredi tard, et qu’il aime s’approprier le travail de ses subordonnés. Sur 124 pages cela passe, mais je pense qu’il n’y aurait pas eu matière à faire un livre beaucoup plus long, car cela s’essoufflait.

En définitive, Travailler avec des Cons n’est pas le livre du siècle, mais cela reste un ouvrage vite lu, qui fait sourire, et c’est déjà pas mal !