Voyage – Découverte d’Albi

Ce week-end cela ne vous aura pas échappé, nous étions le 8 mai… enfin, les 6 et 7 mai précisément, suivis du lundi férié ! Nous avions pris notre vendredi pour rallonger encore un peu cette grosse coupure, et aller visiter un couple d’amis à Toulouse.

Aussi loin que je me souvienne, je n’avais encore jamais mis les pieds dans la ville rose. L’homme nivor non-plus. Mais avant de découvrir la capitale du royaume Wisigoth, nous avons commencé par visiter sa voisine Albi, distante d’environ 75 km.

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Albi, généralités

Albi est une ville du sud-ouest, chef lieu du département du Tarn, dans la nouvelle région Occitanie.

L’Occitanie est issue de la fusée des anciennes régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

Albi est connue pour diverses raisons, et notamment pour le nom de ses habitants, les albigeois, qui renvoie à la Croisade des Albigeois, au XIIIème siècle, au cours de laquelle les cathares furent violemment réprimés par l’Eglise catholique romaine.

Nous n’entrerons pas dans les détails, car je ne suis pas experte en ce domaine, mais sachez simplement que le catharisme était un mouvement chrétien considéré comme hérétique.

 

La Cathédrale Sainte-Cécile

La cathédrale Sainte-Cécile, fut érigée contre le catharisme, pour réaffirmer la puissance de l’Eglise romaine. Elle est encore aujourd’hui le joyau de la ville d’Albi.

 

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Nos amis avaient organisé pour nous une visite VIP, puisque c’est un de leur ami prêtre, qui nous a servi de guide !

Nous avons l’habitude de visiter des bâtiments religieux. Je dirais qu’à ce jour nous avons dû découvrir une bonne trentaine de cathédrales et un nombre incalculable d’églises, surtout lors de nos séjours en Italie !! Mais nous avons encore énormément à apprendre car généralement nous nous contentons des informations du guide du Routard, qui rentre assez peu dans les détails.

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La Cathédrale Sainte-Cécile mesure 40 mètres de haut, et est la plus grande cathédrale de brique du monde. Son clocher culmine à 78 mètres.

Elle a été rehaussée de 7 mètres des siècles après sa construction, pour donner une impression toujours plus marquante. C’est réussi ! Vous pouvez voir la démarcation au niveau de la ligne de gargouilles.

Lorsque sa construction fut entamée en 1282, l’idée était de dresser une forteresse, et de marquer les esprits. On imagine assez aisément que l’objectif a été atteint, car même de nos jours, ce mastodonte de brique nous fait nous sentir tous petits !

 

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L’édifice est réellement imposant. L’extérieur est en briques rouges, comme la plupart des monuments d’Albi. Seule l’entrée est en pierre grise, choisie pour sa plus grande facilité à sculpter, par rapport à la brique. Le côté très travaillé, très fin, contraste avec le reste du bâtiment.

De dehors, comme je vous le disais précédemment, la Cathédrale a des airs de forteresse. L’intérieur en revanche, est beaucoup plus raffiné. Il a parfois souffert, notamment pendant la révolution, quand les armoiries ont été retirées… Des statues ont été fondues. Mais il reste néanmoins sublime…

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On entre sur le côté, et il est tentant de s’orienter sur la gauche, qui est en fait le fond de la Cathédrale. À l’époque, les fidèles s’installaient dos à l’immense fresque du Jugement Dernier, et écoutaient les chœurs, qu’ils ne voyaient pas. Les civils étaient séparés des religieux, et ne pouvaient pas se rendre dans certaines parties de la cathédrale, réservées au clergé.

Rappelons qu’à une époque où l’imprimerie n’existait pas encore, et la télé encore moins, les peintures servaient à instruire les fidèles, à leur montrer les choses… Les murs de la cathédrales d’Albi avaient donc un rôle pédagogique. Ce que l’on pouvait y admirer servait à marquer les esprits.

Ainsi, la peinture murale du Jugement Dernier, exposait les pêchés capitaux, et les conséquences qui attendaient les pêcheurs…

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Cette peinture a été réalisée à partir de 1474. Malheureusement, au XVIIème siècle, une porte fut ouverte au milieu de la peinture, faisant disparaître… le Christ et le pêché de la Paresse. Du coup, la peinture n’est plus complète. Mais l’on peut malgré tout admirer cette oeuvre impressionnante, et lire le détail des châtiments, qui est noté en vieux français, assez facile à déchiffrer !

Toulouse-Albo

Toulouse-Albo

Juste au dessus du Jugement Dernier, l’orgue de Christophe Moucherel a été réalisé entre 1734 et 1736. Il est orné de nombreux angelots, qui tournaient à l’époque sur eux mêmes. Imaginez un peu le spectacle !

Tournons lui le dos, et regardons maintenant le jubé ! A l’époque, les fidèles s’installaient face à lui, pour écouter les chœurs… Ce jubé est une oeuvre gothique construite au XVème siècle. Il servait à séparer les religieux du peuple.

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Le jubé est impressionnant… A l’époque il était encore plus marquant, car il y avait des armoiries, qui ont été détruites par les révolutionnaires.

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Sur la droite, avant de pénétrer dans le chœur, nous pouvons voir la statue de Sainte-Cécile.

Sainte-Cécile

Sainte Cécile, dont Cécile était en réalité le nom de famille et non le prénom, est une martyre chrétienne, qui aurait vécu en Sicile avant d’être condamnée entre 176 et 180 par l’empereur Marc Aurèle, pour avoir converti de nombreuses personnes au christianisme.

Son corps a été retrouvé en 1599, presque intact et dans sa position d’origine, reproduite dans la sculpture que vous voyez ci-dessus.

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Le choeur et le trésor

La visite du chœur est payante. Mais je vous la recommande néanmoins car vous verrez de superbes peintures et sculptures, qui peuvent vous occuper pendant des heures… Les artistes de l’époque ne se contentaient pas de peintre ou sculpter le minimum. Ils rajoutaient des petites « surprises » un peu partout… Des visages cachés dans les fonds colorés, des petits animaux…

Visite du chœur : 5 €

Visite du chœur + trésor : 6 €

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Regardez bien dans les encarts marbrés en bas… on peut distinguer des visages !

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A l’intérieur du chœur, les sièges des chanoines sont étonnamment simples… comparés aux murs ornés de sculptures très raffinées !

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Albi

 

Il est possible de visiter le Trésor, et de voir les objets encore utilisés ponctuellement, comme les « accessoires » de l’évêques. Mais ce n’est pas ce qui m’a le plus marquée.

 

Albi

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Une fois la visite terminée, nous avons marché au hasard dans les rues, le nez levé pour admirer les colombages…

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Vue sur les jardins depuis la terrasse de la cathédrale

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Albi est une superbe ville. J’ai été marquée par le nombre impressionnant de boutiques qui ont conservé de belles devantures en bois, et par les maisons à colombages que je ne m’attendais pas à voir ici.

 

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Cloître Saint-Salvi

Nous avons fait un petit tour dans le cloître Saint-Salvi et sommes entrés dans l’église du même nom.

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La ville m’a paru très verte. Il y a beaucoup d’arbres, châtaigniers, platanes comme chez nous à Besançon, mais aussi… des figuiers !

Albi - Toulouse

Albi - Toulouse

 

Les ponts

Il y a deux ponts à Albi : le pont vieux, et le Pont… Neuf, aussi appelé pont du 22 août 1944, en référence à la libération de la ville.

Albi - Toulouse

Pont Vieux – Albi

Albi - Toulouse

https://www.flickr.com/photos/63296507@N04/34429103761/

Pont Neuf – Albi

 

Notre petit tour est à présent terminé… J’espère que cela vous a plu. Je vous remercie pour vos réactions que j’ai hâte de lire en commentaires, et vous donne rendez-vous très bientôt pour la visite de Toulouse ! 🙂

 

Albi - Toulouse

Albi - Toulouse

Rome – La basilique Saint-Pierre du Vatican

Bonjour à Tous. Aujourd’hui nous continuons notre balade au Vatican, et visitons l’intérieur de la basilique Saint-Pierre. La semaine dernière je vous ai emmenés à la découverte de la coupole (rattrapage par ici). Il est temps d’emprunter le chemin inverse, et de retourner dans la basilique, qui se visite gratuitement, et est à mon sens, un incontournable de tout voyage à Rome !

Ne soyez pas étonnés par la présence d’un sapin, ma visite date de décembre 2016 ! 🙂

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L’accès se fait plus ou moins rapidement selon les jours et l’heure. Pour nous, cela n’a pris que quinze minutes pour entrer dans la basilique, et entamer notre visite de la coupole. Après être grimpés tout en haut, nous sommes redescendus dans la basilique, sans avoir à refaire la queue.

Attention toutefois, si en décembre la foule n’est pas très dense, en été il y a de fortes chances que les conditions soient différentes… Armez-vous de patience !

Il est possible de visiter la basilique, sans la coupole, et l’accès se fait alors par une file séparée.

 

Vaticano

 

Des audioguides sont proposés aux visiteurs, mais nous n’en avons pas pris car nous avions lu des articles avant notre visite, et prévu de lire le guide du Routard une fois sur place. Le Routard est notre guide attitré, où que nous allions. Nous ne jurons que par lui !

 

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La basilique Saint-Pierre a beau être absolument gigantesque, sa taille ne choque pas nécessairement quand on pénètre à l’intérieur, car tout est à l’échelle. Ci-dessus, vous pouvez admirer le plafond du narthex, à l’entrée de l’édifice.

 

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Il y a cinq portes qui permettent d’accéder à la basilique, dont la porte Sainte, faite de seize panneaux de bronze, qui n’est ouverte que lors des années Saintes.

 

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L’intérieur de la basilique est décoré en style baroque. Il est fait pour marquer les esprits et ne pourra absolument pas laisser indifférent !

Admirez les marbres de toutes les couleurs, et notez l’épaisseur des piliers… Cela ne ressemble à aucune autre basilique !

Rappelons que c’est ici que Charlemagne fut sacré empereur, le 25 décembre de l’an 800.

Notons également que parmi les nombreuses sculptures, se trouve la fameuse Pietà de Michel-Ange (à droite en entrant) qui est désormais exposée derrière une vitre, depuis qu’un desaxé l’a attaquée à coups de marteau en 1972, brisant notamment le nez de la Vierge.

 

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La basilique abrite les tombeaux de nombreux papes, et notamment celui de Jean-Paul II que vous pouvez voir ci-dessous.

 

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Retournons dans la nef, et signalons qu’au sol, en lettres d’or, sont indiquées les limites des autres basiliques, en fonction de leur taille.

Nous avons notamment repéré Notre Dame de Paris, qui ne mesure « que » 130 mètres de long.

 

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Le baldaquin réalisé par Bernini, est impressionnant… Réalisé en bronze, il culmine à 30 mètres au dessus de l’autel, et pèse 60 tonnes, soit plus de soixante fois ma Ford Ka (c’est pour voir ceux qui lisent tout). :-p

Le bronze qui a servi à la réalisation du baldaquin, provient notamment de statues du Pantheon, qui ont été fondues…

 

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Il y aurait encore énormément à écrire sur la basilique Saint-Pierre, mais à un moment donné, il faut bien s’arrêter… alors je vous laisse avec quelques photos… en vous remerciant de votre fidélité, et de vos réactions qui me font toujours autant plaisir !

 

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Détail de l’une des portes de bronze

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Narthex

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La coupole, réalisée par Michel-Ange

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A presto! 🙂

Basilique Saint Pierre de Rome

La Basilique Saint Pierre de Rome, que l’on devrait plutôt appeler Basilique Saint Pierre du Vatican d’ailleurs, est l’église principale du catholicisme. C’est la plus grande de toutes.

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Elle est construite à l’emplacement du tombeau de l’apôtre Saint Pierre, à proximité du cirque de Néron, où Saint Pierre et de nombreux chrétiens furent suppliciés.

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La construction de la basilique fut voulue par l’Empereur Constantin, et débuta en 319. Il est probable qu’avant cela, une petite église ait existé au même endroit, à partir du IIème siècle.

La basilique actuelle a toujours été immense et richement décorée. Mais elle a connu différents agrandissements et embellissements au cours des siècles.

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Au XIV ème siècle, les papes s’étaient installés à Avignon (le palais des papes est à voir également si vous vous rendez à Avignon, car il est sublime), et avaient donc délaissé Rome. En y revenant, un siècle plus tard, ils retrouvèrent une basilique quasiment en ruine, qu’ils préférèrent reconstruire totalement, plutôt que restaurer.

La nouvelle basilique fut consacrée en 1626, mais les travaux continuèrent sur plusieurs siècles.

L’accès à la basilique est surveillé par les Gardes suisses, en costumes traditionnels reconnaissables d’entre tous… La légende veut que ces uniformes aient été dessinés par Michel-ange, mais ce n’est pas bien certain.

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Visiter la basilique

Parfois l’attente pour visiter la basilique peut être très très très longue. Mais nous avons eu de la chance, lors de notre visite, le 26 décembre en milieu de matinée, nous n’avons mis qu’une quinzaine de minutes pour passer les contrôles de sécurité. Il est possible de pénétrer dans la basilique, gratuitement, ou d’opter pour une visite plus complète, qui inclut la découverte de la coupole. Dans ce cas, deux options s’offrent à vous :

*monter tout à pied pour 6 €

*emprunter l’ascenseur et terminer à pied, pour 8 €

Entre nous, il n’y a pas un grand intérêt à prendre l’ascenseur, car celui-ci permet d’éviter les premiers escaliers, qui sont de loin les plus praticables. Ce sont des marches bien régulières et larges, alors qu’en fin de parcours, il y a des escaliers en colimaçon beaucoup plus étroits.

 Dans tous les cas, il faut grimper les derniers étages à pieds, et il faut parfois se pencher. Mon 1,70 m se faufilait assez aisément, mais au delà cela devenait un peu plus sportif, car il fallait s’incliner, et faire attention à la tête !

Je vous rassure, à moins d’être un peu claustrophobe ou de détester les escaliers (surtout en colimaçon) cela reste largement faisable. Nous avons vu des personnes relativement âgées monter à la coupole, quitte à faire des pauses dans des petits recoins.

Bref, l’ascension est faisable, et surtout… cela vaut le coup de faire l’effort…

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Pouvoir approcher d’aussi près les mosaïques qui ornent les murs de l’édifice se mérite… On découvre bouche bée que ce que l’on avait pris pour de magnifiques peintures, est en fait un ensemble de mosaïques, toutes plus fines les unes que les autres…

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On peut aussi bien-sûr, admirer la nef depuis le dessus…

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Et puis l’on peut continuer l’ascension, pour atteindre l’extérieur…

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On peut alors approcher les apôtres, qui nous tournent le dos…

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Admirer les jardins du Vatican en mode oiseau…

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Un visiteur a dû s’en vouloir d’avoir mal tenu son téléphone, qui est allé glisser le long du toit, et terminer sa vie tout seul, derrière les grilles de sécurité… Pauvre de lui !

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Depuis la coupole, on réalise à nouveau que la place Saint Pierre est un chef d’oeuvre d’harmonie…

Et puis on entame la descente, par un chemin séparé, pour se rendre dans la basilique et continuer la visite (les gens qui grimpent à la coupole, et ceux qui repartent ne se croisent pas)…

Je vous donne rendez-vous jeudi prochain, pour la visite de l’intérieur de la Basilique !

Roma – La ville en détails…

Bonjour à tous et merci d’être de plus en plus nombreux à suivre fidèlement ce blog. Cela me touche et me motive pour écrire toujours plus, et si possible des choses de + en + intéressantes !

Aujourd’hui, je partage avec vous quelques détails vus lors de mon séjour à Rome… Et on commence par la jolie vitrine de la boutique Montcler, à l’aéroport de Fiumicino. Le mannequin est carrément pris dans une boule de neige géante. Amusant non ?

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A Rome, la Fiat 500 est un symbole. Mais force est de constater que l’on n’en voit plus à tous les coins de rue… De temps en temps nous en avons croisé une au milieu des autres voitures plus récentes…

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Les romains aiment (et on les comprend) les voitures minuscules, qui se faufilent dans la circulation parfois très dense. Certains n’ont aucun souci pour circuler en Mini so British !

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Voici maintenant quelques photos qui sortent un peu du lot…

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Ci-dessus, nous sommes en face du forum romain, et les rayons du soleil qui commence à décliner, viennent caresser les massifs de roses…

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Ici, ce qui semble avoir été un portrait de la Vierge fait à la craie, est en train de s’effacer sous les semelles des passants…

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Devant le monument à Vittorio Emanuele II, les empreintes de semelles qui se superposent forment un motif original…

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Cette sculpture originale, installée dans une cour intérieure nous a attirés… Elle sert à faire la promotion de l’enseignement du langage des signes.

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Voici la magnifique porte de l’hôtel Medusa… qui annonce encore pas mal de choses magnifiques à venir… mais nous ne sommes pas entrés, car avec nos baskets et nos mines de touristes fourbus, nous aurions un peu dénoté !

 

Voilà pour aujourd’hui, mais on se retrouve dans un prochain billet pour une nouvelle rasade de Rome ! 🙂

Rome – Piazza Navona

Je l’annoncerai d’entrée de jeu, cette place est ma préférée de toutes les places visitées à Rome. Je pensais que j’adorerais la piazza di Spagna, et ce fut le cas, mais c’est la piazza Navona qui m’a le plus conquise, pour son agencement, et pour la présence de trois sublimes fontaines… 

A Rome, il y a de nombreuses églises, de nombreuses fontaines, de nombreuses places… Parmi les plus connues, on peut citer la Piazza Navona, qui était à l’origine, un stade, construit en 86 par l’empereur Domitien.

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La place fut laissée à l’abandon après avoir servi de lieu de marché. En 1650, le pape Innocent X commanda sa rénovation.

Sur la Piazza Navona, dont le nom dérive de in agones (« lieu où se déroulent les jeux »), il n’y a pas une, mais trois fontaines. La plus fameuse est celle des quatre fleuves, que l’on doit au Bernin. Achevée en 1651, elle symbolise les 4 parties du monde : le Danube pour l’Europe, le Nil pour l’Afrique, le Gange pour l’Asie et le Río de la Plata pour l’Amérique.

Pour être bien certain que même le plus étourdi des passants remarquerait sa fontaine, le Bernin l’a surmontée d’un obélisque. On en trouve beaucoup à Rome, qui ont été rapportés d’Egypte. C’est vrai que ces monuments toute en hauteur permettent de bien attirer le regard !

Outre les fontaines, on y trouve l’église Sant’Agnese in Agone. Lors de la rénovation de 1650, Borromini reçu pour mission de restructurer l’édifice, et d’inverser le sens de la façade, pour que celle-ci donne sur la place.

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Dans le livre de Lucien Rigolini, Partir, le héros fait visiter Rome à sa femme, et lui parle d’une légende étonnante. En effet, on prétend que la statue du Rio de la Plata construite par le Bernin, a le bras tendu, dans un mouvement de peur. Elle craindrait que l’église Saint-Agnès en Agone s’effondre, car elle aurait mal été construite par Borromini. En effet, le Bernin et Borromini était des ennemis jurés ! En réalité, la fontaine a été construite avant l’église… mais parfois, les légendes tiennent bon ! Le Bernin pouvait avoir anticipé la construction de la façade par son ennemi !

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Sur la photo ci-dessus, on voit bien le Rio de la Plata, à gauche, qui panique franchement !

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Le visage de la statue du Nil est couvert (voir la photo ci-dessous). Cela signifie que l’on ne connait toujours pas les sources du Nil… intéressant, non ?

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Deux autres fontaines ornent la place : la fontaine du Maure et celle de Neptune.

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Ci-dessus, vous pouvez voir la fontaine du Maure. Certes, elle impressionne moins que la fontaine des 4 fleuves, car sa taille est plus modeste. Mais elle reste néanmoins magnifique…

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Et puis voici la fontaine de Neptune ci-dessous…

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Voilà pour la balade et la découverte de la piazza Navona… J’espère que cela vous a plu. Je vous retrouve avec plaisir dans les commentaires !

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Rome – La Fontaine de Trevi

La fontaine de Trevi est indubitablement, l’un des symboles de Rome les plus connus, après le Colisée. C’est un lieu de passage obligé pour les touristes qui (re)découvrent la capitale italienne. Et cela tombe bien, car elle se trouve en plein cœur de la ville, à proximité du Panthéon et de la Piazza di Spagna.

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Vu sa situation, face à une place de dimension relativement modeste, la fontaine est assez difficile d’accès. Les visiteurs s’agglutinent au bord du bassin, et essayent tant bien que mal de lancer leurs pièces, ou de se prendre en selfie. Il ne faut pas avoir peur de s’imposer un peu pour s’approcher à son tour !

La coutume veut que l’on jette une pièce dans le bassin, et même deux. La première sert à formuler un vœux, et la seconde, à revenir à Rome ultérieurement… Pour mettre toutes les chances de son côté, on prendra soin de jeter les pièces en tournant le dos à la fontaine, de la main droite, et par dessus l’épaule gauche pour les droitiers, et inversement pour les gauchers !

Et pour ceux qui se poseraient la question ; les nombreuses pièces lancées par les touristes du monde entier sont récupérées par les services de la ville, et données à des associations caritatives.

Fontaine de Trevi

C’est en 1762 que s’achève la construction de l’énormissime fontaine baroque, par Nicolas Salvi, sur demande du Pape Benoît XIV.

Son nom viendrait d’une jeune fille dont c’était le prénom. Elle aurait révélé l’emplacement de la source (acqua virgine) à des soldats romains, pour sauver sa virginité. Cette histoire est racontée sur les bas reliefs de la fontaine.

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Le fontaine représente l’Océan, avec au milieu, Neptune sur un char en forme de coquille. Le char est tiré par deux chevaux marins, eux-mêmes guidés par des tritons.

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La fontaine surprend par ses dimensions absolument hors normes, et par la beauté des sculptures. On a parfois l’impression que les personnages et notamment les chevaux, sont en mouvements, et nous foncent droit dessus.

Il se raconte que l’une des fenêtres a été murée et remplacée par un trompe l’œil, car une jeune fille se serait jetée par la fenêtre en question… Mais rien ne permet d’affirmer que cette légende est bien réelle (il s’agit de la fenêtre tout en haut à droite).

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La fontaine est également connue dans le monde entier grâce à la scène mythique de la Dolce Vita de Fellini, où l’on voit la sculpturale Anita Ekberg s’y baigner en robe de soirée, sous le regard charmé de Mastroianni…

Bien-entendu, si vous rêvez de reproduire la scène en question, mieux vaudra trouver un autre fantasme, car la police veille en permanence autour du bassin. Le moindre touriste qui s’avise d’avancer ne serait-ce qu’un orteil vert l’eau, se voit rapidement réprimandé à coup de sifflet. Cela n’empêche pas certains de monter sur les bords du bassin, mais ils se font alors copieusement rappeler à l’ordre !!

Sur ce, je vous remercie pour votre fidélité et vous dis à très bientôt pour continuer notre visite de Rome…

 

Fontaine de Trevi

Cathédrale Saint-Jean, Besançon

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J’aime beaucoup visiter les cathédrales, notamment quand je fais du tourisme en Italie. J’ai en mémoire au moins 20 édifices, parmi lesquels ceux de Milan, Bologne, Monza, Bergame, Brescia, ou encore Strasbourg, Paris tout simplement,… Mais je ne me souvenais plus d’avoir visité la cathédrale de ma propre ville…

Alors, le 1er janvier, en guise de balade post-réveillon, nous avons enfilé gants et bonnets, et sommes allés redécouvrir la cathédrale Saint-Jean !

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Cette église se situe en plein centre historique, au pied de la citadelle. On passe la porte noire, et on découvre la cathédrale, comme posée là, sur un terrain très pentu…

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Les bisontins n’y prêtent presque plus attention, tant elle est omniprésente dans la ville, mais généralement, elle surprend les touristes. La pierre locale, reconnaissable à sa couleur, qui varie du rose au bleu, « habille » également la cathédrale.

 

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L’intérieur ne surprend pas forcément, ni par ses dimensions, ni par les décorations. On a vu plus grand, plus fastueux. Mais malgré tout, la visite n’est pas inintéressante… On peut admirer la rose de Saint-Jean, une table de communion en marbre blanc, datant du XIème siècle.

L’aigle en haut de la table, représente le Christ ressuscité. A l’opposé, l’agneau rappelle le sacrifice du Christ.

 

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On peut passer derrière l’autel, et admirer les vitraux…

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La cathédrale abrite également des tableaux, parmi lesquels certains valent franchement le coup d’œil.

La Vierge aux Saints par exemple est une peinture sur bois exécutée en 1512 par Fra Bartolomeo (Baccio della Porta ; Fra Bartolomeo étant son nom de moine). Ce peintre florentin a cotoyé Raphaël, et les deux hommes se sont mutuellement influencés.

Cette oeuvre mesure 2,52 x 2,23 m et il est possible d’allumer un éclairage spécial (gratuit) pour l’admirer.

Il s’agit d’un véritable chef-d’oeuvre de la renaissance italienne, qui a été largement copié.

Au centre, on reconnait la Vierge à l’Enfant, portée par des anges. Ils sont entourés par cinq saints : Saint Sébastien, Saint Etienne, Saint Jean-Baptiste, Bernard de Clairvaux et Saint Antoine.

Agenouillé, à gauche, Ferry Carondelet est le commanditaire de la toile.

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Si vous n’en avez pas assez, je vous invite à (re)lire mon billet sur l’église de la Madeleine, située à Besançon également. C’est par ici !

 

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