Bologna, les 7 églises mais encore…

Ciao a Tutti ! Je vous avais déjà proposé un bon aperçu de Bologne / Bologne encore / Bologne encore encore… (cliquez sur les liens pour retrouver les articles !) Mais Bologne est vaste et il y a encore beaucoup à dire sur cette ville ! C’est pourquoi nous nous retrouvons aujourd’hui pour compléter ces billets, et continuer la visite… Vous venez ?

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La basilique Santo Stefano (Saint Etienne en français) se trouve au centre ville de Bologne. C’est en fait un ensemble d’églises, de chapelles et de cloîtres, regroupés en un même endroit.

On parle aussi de sette chiese, c’est à dire des « sept églises ».

Bologna

Bologna

Séjournant à Bologne pour 48 heures seulement, nous ne pouvions pas tout voir de la capitale émiliane. Donc les sept églises font partie des lieux que nous avons zappé.

Nous avons simplement fait un petit tour à vélo sur la place face à la basilique. Avec le sol pavé, cela secouait drôlement, mais c’était malgré tout fort plaisant car il y avait des choses à voir à peu près partout !

Cela ne fait aucun doute, nous reviendrons à Bologne, et cette fois nous approfondirons notre visite des églises !

Bologna

Ce qui me reste en tête quand je pense à Bologne, outre les fameuses due torri, ou la basilique San Petronio, ce sont les passages d’arcades. On en trouve partout. Et même si globalement cela appartient au paysage urbain italien en général, à Bologne c’est encore plus notable.

Bologna

Bologna

Bologne est grande, et vous en ferez difficilement le tour en un ou deux jours. Une visite sur deux journée est envisageable, à condition d’accepter de ne pas entrer dans toutes les églises et de zapper les musées. Mais un séjour plus long est aussi tout à fait conseillé, car vous avez largement de quoi vous occuper pour cinq jours ou plus !

En plus vous ne mourrez pas de faim, car Bologne est connue et reconnue pour sa gastronomie ! On y mange des pâtes farcies, de la charcuterie, mais pas que… Si comme nous vous n’êtes pas obnubilés par le fait de manger des pâtes et/ou de la pizza à chaque repas (parce-que non, les italiens ne mangent pas QUE des pâtes et de la pizza), vous pouvez tester le Taj Mahal par exemple… un excellent resto indien qui a reçu le certificat d’excellence Trip Advisor

Bologna

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Assez mangé ? Et si nous faisions une petite balade digestive ?

Il y a une place que je vous conseille de découvrir. On pourrait presque la zapper en tant que place, car elle est assez exiguë, et pourtant c’est un haut lieu de vie ! Il y a toujours du monde !

Lors de notre première visite de la ville, nous avions traîné sur cette place en pleine nuit, car il y avait un petit concert dans un bar, et que de nombreuses personnes s’étaient installée devant la chambre de commerce pour profiter de la musique.

Il s’agit de la piazza della Mercanzia, d’où l’on peut admirer le Palazzo du même nom.

Bologna

Bologna

Je lui trouve un air très médiéval vraiment plaisant. En réalité, cette place existe depuis l’époque romaine ! Bien-sûr, son aménagement a évolué au fur et à mesure des siècles.

Située au croisement de deux rues principales : Via Emilia et Via Salaria, la piazza della Mercanzia était sur le chemin menant à Rimini et Ravenne. 

Sous l’occupation napoléonienne, le palais devint le siège de la chambre de Commerce. Dans les archives du-dit palais, on retrouve des recettes des plats les plus fameux de Bologne, parmi lesquels la mesure de la vraie tagliatelle !

8 mm cuite, et environ 7 mm crue… Cela correspondrait à 12,270 millièmes de la hauteur de la tour Asinelli.

Ici, on jugeait également les escrocs, et une fois la sentence prononcée, on l’appliquait. Parfois cela impliquait de lier le coupable à la colonne centrale du palais, pour le livrer à la vindicte populaire !

Bologna

En 1484, la tour De’Bianchi, située devant le palais, s’effrondra, entraînant la mort de 23 personnes. 

Plus tard, le palais a malheureusement été détruit pendant la seconde guerre mondiale. Mais, heureusement pour nous, il fut reconstruit à l’identique.

Bologna

Depuis la place, on peut voir une vieille connaissance… la reconnaissez-vous ? C’est la torre Asinelli bien-sûr !

Sur ce, je vous fais des baci et vous dis à presto pour de nouvelles découvertes italiennes ! 🙂 Bon dimanche à tous !

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N’oubliez pas Bergamo !

Bergame est une ville lombarde, voisine de Milan. Souvent, elle est laissée de côté par les touristes, qui préfèrent visiter Milan justement, capitale régionale et capitale économique de l’Italie.

Bergame

Je ne saurais honnêtement répondre à la question « Vaut-il mieux visiter Milan ou Bergame ? » tant ces villes sont différentes l’une de l’autre.

Milan mérite la visite car c’est une ville fascinante, avec une Cathédrale à couper le souffle, de nombreuses boutiques, une foule de musées. Mais zapper Bergame serait une erreur, car sa ville haute est absolument sublime; il faut s’intéresser à sa gastronomie bien à elle, flâner dans son son jardin botanique, et emprunter son funiculaire…

Bref, Milan ou Bergame ? Les deux mon capitaine ! Et aujourd’hui je vais vous présenter Bergame.

Bergamo

Détail de la gare de Stezzano

Se loger à Bergame même coûtait un peu trop cher à notre goût, alors nous avons choisi un hôtel à Stezzano, et pris le train pour nous rendre à Bergame. Cela ne demande même pas 10 minutes, et le billet est à moins de 3 € par personne. Autant dire que comparé à la voiture, qu’il aurait fallu garer dans un parking payant, le choix du train est avantageux.

Bergamo

A gauche, vous pouvez voir le teatro Donizetti, dans la ville basse.

 

On a coutume de lire dans les guides, que tout l’intérêt de Bergame se trouve dans sa ville haute, coin historique où se concentrent la plupart des monuments. Mais la visite ne saurait être complète à mon sens, sans un petit passage par la ville basse. Pourquoi ? Tout simplement car c’est ici que vivent la plupart des bergamasques ; la vraie ville en quelque sorte !

Certes elle est moins pittoresque que la ville haute, mais de là à la trouver laide, je ne suis pas d’accord du tout ! Les terrasses sont agréables, et on peut profiter des boutiques, qu’il s’agissent des chaines que l’on retrouvent un peu partout, ou des petites enseignes.

Soit dit en passant… Saviez-vous que c’est de Bergame qu’est originaire la marque Kiko ?

 

Bergamo

On sortant de la gare, si vous choisissez le train vous-aussi, vous emprunterez probablement la Viale Giovanni XXIII, qui vous fera passer à côté de la Parrocchia Santa Maria Immacolata delle Grazie. Elle est relativement récente (XIXème siècle) comme en témoigne son style néo-classique.

Avant sa construction, une église plus ancienne occupait l’emplacement, mais a été démolie au moment de percer la viale, qui menait à la gare.

Les œuvres abritées par l’église d’origine ont été déplacées dans plusieurs autres bâtiments religieux.

Bergamo

Sur la photo ci-dessus, l’on peut voir l’église sur la droite, encadrée par la porta Nuova. Réalisée en 1837 pour le retour à Bergame de Ferdinand I d’Autriche, cette porte au style néoclassique marque aujourd’hui le véritable cœur de la ville basse.

Tout à gauche, la torre dei Caduti a été construite à partir de 1922. Elle mesure 45 mètres de haut, et rend hommage aux morts de la première guerre mondiale.

Sortez un peu de l’axe qui mène de la gare au funiculaire, écartez-vous de la Porta Nuova, et enfilez-vous dans les rues de Bergame… Vous pourriez bien être surpris par ce que vous allez découvrir !

Bergamo

On a trouvé où se cachaient les bergamasques !

Bergamo

Détail de la façade de la Banca d’Italia, viale Roma, 1

Bergamo

Bergamo, ville basse

Nous avions prévu de trouver un petit resto en bas, puis de monter jusqu’à la ville haute à pieds. Mais en plein mois d’août, dénicher un resto ouvert, qui proposait des plats végétariens qui plus est, en pleine terre de la charcuterie, s’est avéré compliqué.

Contrada dei Tre Passi, au numéro 1, le resto Veg Eat m’avait répondu être ouvert, mais nous nous étions mal compris, car en réalité il était fermé tous les samedi du mois d’août. Pas de bol.

Donc nous avons traîné, traîné, traîné, sans regarder nos montres, trop occupés que nous étions à prendre des dizaines de photos, et quand nous avons commencé à avoir franchement faim, nous avons modifié nos plans, pris de le funiculaire et rejoint la citta alta !

Bergamo

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Le funiculaire est bien pratique, et pittoresque ! Seul point à garder à l’esprit, les billets ne peuvent pas s’acheter à la carte bancaire. Donc prévoyez un peu de monnaie…

A Bergamo il n’y a pas un, mais deux funiculaires :

• Celui qui relie la ville basse à la ville haute,

• Celui qui relie la ville haute au Colle di San Vigilio –> tout en haut, il y a un château…

C’est le premier que nous avons pris, et le billet valable 75 minutes coûte 1,30 € (soit 2,60 € pour un aller-retour). Il existe aussi un billet valable 24 heures pour le funiculaire, et le bus, à 3,50 €.

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Dès que l’on sort du funiculaire, on arrive sur une petite place, où se trouvent essentiellement des restos, avec notamment un polenta take-away. La polenta, ce plat à base de semoule de maïs, est la spécialité de Bergame. Mon arrière-grand mère bergamasque nous en servait à chaque fois que nous lui rendions visite, accompagnée de petits oiseaux comme le veut la tradition, ou parfois de viande de sanglier.

Autant dire que pour moi, la polenta a gardé le goût de l’enfance, et n’en est que meilleure !

Aujourd’hui, les petits oiseaux sont protégés, et si vous trouvez de la polenta e osei, il s’agira en fait d’un dessert, qui aura une forme de dôme jaune, surmonté de petits oiseaux en massepain.

Vous pourrez toutefois déguster une polenta salée, à base de maïs, avec du fromage ou de la charcuterie par exemple. De nombreux restos en proposent. Attention toutefois à éviter les lieux trop touristiques. N’oubliez pas qu’à la base, il s’agit de farine de maïs, donc cela ne devrait pas vous revenir à 20 € !

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Se balader dans les ruelles de la vieille ville est absolument charmant.

L’office de tourisme est facile à trouver. Dans la ville basse, il est à quelques pas de la gare (et propose un réseau de wifi gratuit sans mot de passe), tandis qu’en haut, il est implanté au rez de chaussée de la tour Gombito. Donc il suffit de lever le nez, et hop vous saurez vers où marcher !

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La Torre del Gombito tient son nom du latin « compitum », qui a évolué, est passé par le dialecte bergamasque, pour devenir « gombito« . Mais on ignore exactement le pourquoi de ce nom. D’un côté, cela pourrait signifier « carrefour » car la tour se trouve à l’intersection des deux axes principaux des voies romaines… ou alors, cela viendrait de « compter » puisque  l’on numérotait les rues de la ville à partir de cette tour.

Dans tous les cas, ce que l’on sait, c’est que la Torre del Gombito a été construite au XIIIème siècle, et servait à encadrer les conflits entre les différentes factions présentes dans la ville médiévale.

Aujourd’hui, elle culmine à 51,60 mètres, mais elle a été rabotée au XIXème siècle pour des raisons de sécurité… Avant cela, elle atteignait les 64 mètres ! A sa base, un local commercial abrite désormais l’office touristique. Mais il n’était pas prévu dans la tour originelle. Son installation ne date « que » du XVème siècle.

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La piazza Vecchia constitue le cœur de la ville haute. Vous y reconnaîtrez facilement la fontaine de Contarini, donnée par le doge de Venise, Alvise Contarini, en 1780, à la ville de Bergame.

Bergamo

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Vous ne pourrez pas manquer la tour Civique (Torre Civica), imposant beffroi du XIIème siècle doté d’une horloge du XVème siècle.  Elle servait autrefois à annoncer la fermeture des portes de la ville. On l’appelle aussi Campanone (ou Campanù dialecte local). La tour civique est un poil plus haute que la tour Gombito (52 mètres), et se visite. On peut y grimper à pieds ou par l’ascenseur, pour jouir d’une vue imprenable sur la piazza Vecchia et la piazza del Duomo.

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Bergamo

Avançons en direction de la tour civique… nous arrivons piazza del Duomo…

Bergame alta est vraiment très concentrée, et il n’est nul besoin de marcher des heures pour passer d’une beauté à une autre.

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Le baptistère octogonale est implanté sur la droite. Il date de 1340, et se trouvait initialement dans l’église Santa Maria Maggiore. A la fin du XIXème siècle, il fut déplacé hors de l’église, afin de pouvoir accueillir les non-baptisés, sans les faire pénétrer dans l’édifice sacré.

Bergamo

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Un peu plus à gauche, la chapelle Colleoni trône majestueuse, avec sa façade de marbre rose et blanc. C’est à mon sens la plus belle pièce architecturale à voir à Bergame. On dirait un véritable bijou…

Il est interdit de prendre des photos de l’intérieur, mais la visite est gratuite, et nous n’avons jamais eu à patienter pour en profiter. C’est un concentré d’art et de finesse…

Le Condottiere Colleoni était en effet un très grand chef militaire, qui servit surtout la république de Venise. Mort au château de Malpaga, il fut enterré à Bergame, sa ville de naissance à laquelle il était très attaché.

Il y en a des choses, en si peu de place… et ce n’est pas fini ! Juste à côté de la chapelle Colleoni, on trouve la basilique Santa Maria Maggiore, dans laquelle se trouvait initialement le baptistère. Et encore à gauche, on termine par la cathédrale.

Mais… je vous parlerai de tout cela dans un prochain billet…

A presto !

 

 

 

 

 

 

 

Mantova, et si on y retournait ?

En 2016, nous avions préparé un petit road trip italien, qui nous avait menés de Biella tout au nord, jusqu’à Bologne, au nord-est. Nous avions beaucoup aimé les différentes villes visitées, mais avions parfois regretté de manquer de temps à certains endroits. A Mantova par exemple, nous n’étions restés qu’un après-midi, et étions repartis avec une sensation d’avoir un peu bâclé la visite…

C’est pourquoi quand l’occasion s’est présentée de revenir dans la ville, nous l’avons saisie !

Mantova est une ville du nord de la péninsule, capitale de la province du même nom, en Lombardie.

La grande originalité de Mantova, est son système de défense, imaginé au XIIème siècle par l’Architecte et Ingénieur Hydraulique Alberto Pitentino. En effet, la ville était entourée par des lacs artificiels, issus du fleuve Mincio !

Ces lacs portaient chacun un nom : Supérieur, du Milieu, Inférieur et Paiolo.

Mantova 2017

 

Mantova 2017

En arrivant à Mantova, cette configuration presque insulaire surprend, même s’il ne reste plus que trois des quatre lacs d’origine, les inondations du XVIIème siècle ayant contraint à assécher le lac Paiolo.

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Mantova est touristique, donc même en août elle ne dort pas ! Certaines boutiques sont prises d’assaut, notamment celles qui vendent les spécialités de la ville.

Mantova 2017

La tour de la Gabbia, en travaux, vue de la piazza delle Erbe

 

Mais nous restons dans les terres, et en août, la plupart des habitants sont partis à la mer. Vous le voyez sur mes photos, ce n’est pas la cohue, et la visite reste vraiment plaisante !

Il y a des restos à touristes, qui proposent des pizze toute la journée (rappelons que la pizza vient de Naples, et se savoure plutôt le soir. Les italiens la mangent aussi le midi, mais en général ils l’achètent alors en tranche et à emporter).

Mantova 2017

Le Duomo est fort joli. Nous n’avons pas visité l’intérieur cette année, ni la Rotonda (surprenante église toute ronde, qu’il vous faudra absolument découvrir) mais avons préféré retourner à la basilique Sant’Andrea qui nous avait marqués l’an passé. Elle est très grande, avec un plafond peint en trompe l’œil. On pourrait le croire en relief, et finir par vraiment douter de ce que l’on voit.

Au bout de la nef, se trouve parait-il un échantillon du sang du Christ…

La construction de la basilique a débuté en 1472.

Mantova 2017

Mantova 2017

Mantova 2017

Mantova 2017

Mantova 2017

Basilique Sant’ Andrea

Croyants ou non, je vous conseille un petit passage par la basilique, car elle est réellement superbe et ne vous laissera pas… de marbre ! Personnellement, je la trouve encore plus belle que la cathédrale.

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Retour au Duomo…

Parlons un peu de la Cathédrale, quand-même… Elle a quant à elle été reconstruite au XVIème siècle, après qu’un incendie a détruit le premier édifice. D’une façade gothique, elle est passé à une façade baroque, en marbre de Carrare, un marbre blanc presque dépourvu de veinage.

Si vous décidez de prendre un petit café glacé à Mantova, installez-vous en terrasse piazza Sordello. C’est d’ici que vous profiterez au maximum des beautés de la ville, puisque vous pourrez contempler à la fois la cathédrale, le palais ducal, et la torre della Gabbia.

Il est d’usage de donner la hauteur des tours, donc sachez que celle-ci mesure 52 mètres. C’est honorable, mais nous en avons vu de bien plus hautes pendant notre séjour italien.

Gabbia signifie cage en italien, et si la tour a hérité de ce nom, ce n’est pas un hasard, car il y a bien une cage qui fut installée sur sa façade au XVème siècle, à la demande de Guglielmo Gonzaga. La cage servait à enfermer les malfaiteurs, à la vue de tous. Des témoignages rapportent que l’un d’eux y est restés trois mois !

Jusqu’à présent, la tour de ne se visitait pas. Mais… depuis juin 2017 elle est en travaux, pour permettre justement d’accueillir les visiteurs, et leur offrir une belle vue sur la ville. Intéressant, non !?

Mantova 2017

La cathédrale de Mantova

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Torre della Gabbia

Mantova 2017

Mantova est un petit bijou de la Renaissance, façonné par la famille Gonzague.

Le palazzo Ducale, situé à côté de la cathédrale, a été construit à partir du XIVème siècle. Un jour c’est certain, nous prendrons le temps de visiter l’intérieur, pour admirer les peintures qu’il abrite… Mais ce jour là, nous avons préféré déambuler en ville, et nous égarer volontairement dans les petites rues… S’égarer reste un bien grand mot, car Mantova n’est pas grande, et il faudrait vraiment le vouloir pour se perdre, même pour moi qui n’ai absolument aucun sens de l’orientation !

Mantova 2017

À Mantova, le centre est réellement petit et se parcourt facilement à pied. Il y a diverses boutiques, surtout des chaines (Jennyfer, Kiko). À noter : la librairie Libraccio vend de nombreux livres d’occaz !!

Mantova 2017

Mantova 2017

Oups… on dirait que j’ai un peu craqué…

J’ai passé un certain temps dans les rayons de Libraccio, toute frétillante ! Il faut dire qu’en Italie les livres sont assez chers et que le moindre « tascabille » (livre de poche) vaut tout de suite 9-10 €… Donc là je me suis fait plaisir !

https://www.flickr.com/photos/63296507@N04/35755362953/in/album-72157685143857214/

Un dernier panoramique du château San Giorgio, bâti à la fin du XIVème siècle, et hop nous sommes repartis, ravis de notre seconde visite… Oui, il faudra aussi que nous visitions le château un jour, car l’on entend énormément de bien des tableaux qui y sont exposés… C’est noté, nous reviendrons à Mantova !

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Asti, au musée !

Les musées, en général ce n’est pas ma tasse de thé… Quand je visite une ville, j’ai plutôt tendance à m’intéresser aux balades en extérieur, aux vieilles pierres, aux jardins botaniques, aux terrasses s’il fait suffisamment beau, et après pourquoi pas aux magasins ! J’avoue que généralement, les visites de musées passent à la trappe…

Sauf qu’à Asti, nous avions un billet cumulatif pour découvrir la Tour qui domine la ville, et différents musées. Alors tant qu’à faire, nous sommes allés au Palazzo Mazzetti.

L’adresse ? Corso Vittorio Alfieri 357

C’est en plein centre ville, donc très facile d’accès, et bien indiqué !

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Premier détail qui a son importance, et que je souhaite donc souligner : l’accueil est réellement parfait. Nous avons acheté nos billets auprès d’une dame fort souriante, qui nous a accueillis de façon ultra sympathique. Quand nous sommes repartis, sa collègue et elle-même nous ont souhaité une bonne journée, et quand nous avons dit « merci » pour la visite, elles nous ont répondu que c’était elles qui nous remerciaient. Cela peut sembler basique, et pourtant, nous avons réellement été impressionnés par cet accueil !

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Le musée est installé dans un somptueux palais baroque. Ainsi, il y a autant à voir aux murs qu’au sol, ou encore aux plafonds.

En entrant dans le salon d’honneur, on découvre La Femme, un impressionnant tableau de Giacomo Grosso (Torino, 1860-1938) réalisé en 1895.Cet artiste a fait sa spécialité des portraits de femmes habillées de façon très raffinée et luxueuse.

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Dans le musée, l’on peut admirer des tableaux de différents styles et époques, mais également des meubles anciens, des sculptures, et le palais en lui-même.

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Ci-dessus, la salle du Zodiaque : les portraits au mur sont de Salvatore Bianchi (1653 – 1727). Le canapé est d’époque pré-Ikéa, et plus précisément, du XVIIIème siècle.

On ne nous dit rien sur le parquet mais quand-même… Je trouve qu’il mérite qu’on s’y intéresse aussi, non ? 🙂

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Et hop, une petite porte dorée, avec les emblèmes de la famille Della Rovere. Vous voyez les chênes ? Logique, puisque « Rovere » signifie « chêne » en italien !

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La galerie Mazzetti m’a bien plu aussi… Stucs, marbres, sculptures, portraits, on est loin de la décoration zen dans cette pièce !

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Au second étage, les peintures deviennent le centre de notre attention, avec une pièce entière dédiée à Michelangelo Pittatore, grand peintre originaire d’Asti (1825-1903).

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Je n’accrocherais pas ses portraits dans mon salon, mais il faut reconnaître qu’ils sont troublants tant on a parfois l’impression de se trouver devant une photographie !

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Une autre salle est dédiée aux peintures de paysages, avec notamment le tableau ci-dessous, intitulé Paesaggio astigiano (fin XIXème siècle).

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Si vous avez lu mes précédents billets sur Asti, vous devriez reconnaître l’édifice sur le tableau ci-dessous…

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Vous l’avez ?

Oui, il s’agit bien évidement de la Cathédrale d’Asti !

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Je ne vous mettrai pas plus d’images de ce musée. Ce n’est pas l’envie qui me manque de le faire, mais bon, cela ne rend pas aussi bien qu’une visite réelle.

J’espère néanmoins que l’aperçu vous aura plu, et qui sait… si vous avez l’occasion de vous rendre à Asti, peut-être aurez-vous envie de découvrir le Palazzo Mazzetti en vrai, grâce à moi ? A presto !

 

A la découverte d’Asti ! (suite)

Asti, ou Ast en piémontais, est une ville du nord de l’Italie, connue essentiellement pour ses vins.

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En effet, dans les provinces d’Asti, Cuneo et Alessandria, sont élaborés les meilleurs vins rouges de la botte, ainsi que des vins blancs. Si je vous dis « Asti Spumante » cela vous dit probablement quelques chose ? Il s’agit d’un vin blanc mousseux, doux, et faible en alcool (généralement, moins de 8 %), obtenu à partir d’un cépage de muscat blanc.

Le vin rouge Barbera est également originaire d’Asti et Monferrato.

Chaque année, Asti est en fête pendant une semaine, à l’occasion de la Douja d’Or, une grande exposition de vins, qui se déroule en septembre. Mais nous avons visité la ville au mois d’août…

Asti est aussi une terre de gastronomie, avec le festival delle Sagre, qui met en avant les produits typiques du coin, et notamment la truffe blanche, toujours en septembre.

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Nous n’avons pas goûté les spécialités culinaires, sacrilège (!) car nous ne sommes pas restés suffisamment longtemps sur place. Nous n’avons passé que deux nuits à Asti, et en plein mois d’août, la plupart des restos étaient fermés… En plus, sur nos deux journées, nous en avons consacré une à la visite de Turin.

Mais il est clair qu’il nous faudra rattraper notre retard lors d’une prochaine visite ! De toute façon, nous avons découvert que la région était fort intéressante, donc nous prévoyons d’y revenir pour approfondir notre exploration !

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Nous avions prévu de visiter Asti en une demi journée. Mais force a été de constater qu’après 3 heures de balade, nous étions loin d’être rassasiés. Nous ne comptions certes pas tout voir en si peu de temps, mais même sans aller jusque là, nous avions tous les deux le sentiment d’avoir vraiment trop survolé la visite.

Alors le matin de notre départ, nous avons réglé le réveil plus tôt que prévu, et repoussé l’heure de prendre la route, pour pouvoir continuer notre balade…

Cela nous a permis de visiter la Cathédrale.

Elle se trouve relativement loin de l’extra centre, et les alentours sont inhabituellement calmes, comparés aux autres villes italiennes, où souvent l’activité se concentre justement autour du duomo.

En fait, nous avions considéré que la Collegiata di San Secondo, qui se trouve au centre de la ville, sur une grande place bien animée, était la cathédrale. Elle était imposante, vraiment sublime à l’intérieur, et cela ne nous aurait pas semblé illogique qu’elle soit l’édifice religieux principal.

Et bien nous nous trompions. La cathédrale di Santa Maria Assunta e San Gottardo est l’une des églises principales du Piémont. Elle mesure 82 mètres de long, pour une hauteur de 24 mètres.

L’édifice est imposant de style gothique lombard, en briques, et possède un campanile séparé.

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Pas de bol, nous sommes arrivés en même temps qu’un groupe de touristes allemands. Leur guide donnait les explications en parlant très fort, sans se soucier des personnes qui auraient eu l’idée saugrenue de se recueillir… Surprenant ! Et puis comme nous ne parlons pas allemand, nous n’avons même pas pu profiter des explications… eheh…

Malgré tout, la hauteur des murs et la splendeur des décors peints nous ont saisis. Cette cathédrale se lit comme un livre illustré !

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La construction de la première cathédrale d’Asi remonterait au Vème ou VIème siècle, et ferait suite à la démolition de plusieurs églises antérieures, dont les matériaux auraient été réutilisé. Suite à un incendie survenu au Xième siècle, il fallut reconstruire…

Les améliorations successives furent nombreuses, comme souvent pour des édifices de cette importance. La cathédrale visible actuellement daterait du XIII-XIVème siècle.

Un sublime portail latéral fut ajouté ultérieurement. Malheureusement, il était en travaux lors de notre visite… mais cela nous fait encore une excuse pour revenir !

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Il faisait très chaud et le soleil tapait fort lors de notre visite, donc nous n’avons pas admiré l’extérieur de la Cathédrale en détails, et sommes bien vite rentrés au frais…

Asti

Asti

L’intérieur de la Cathédrale est merveilleux… très haut, et entièrement peint. Les fresques baroques ont été réalisées par des artistes milanais : Francesco Fabbrica, Pietro Antonio Pozzi, et bolognais : Bocca.

Partout, il y a des peintures, et pourtant l’ensemble est très lumineux, très beau.

Nous avons beau ne pas être de grands connaisseurs en matière d’art, nous avons pris le temps d’apprécier les tableaux exposés dans la cathédrale…

Asti

Asti

A chaque fois que je vois une coupole peinte, comme celle de la cathédrale d’Asti, une fois la première impression passée, je pense aux difficultés auxquelles les peintres ont dû faire face pour la réaliser… Peindre aussi haut, sur une surface courbe, quel casse-tête ! Et pourtant, le résultat est superbe, et l’on voit d’abord la beauté de l’oeuvre, avant de se rendre compte de la prouesse technique !

Asti

Asti

Asti

Je pense que vous l’aurez compris, la visite d’Asti, et en particulier, de sa cathédrale, nous a beaucoup plu. J’espère que ce petit aperçu vous aura intéressé. N’hésitez pas à le dire en commentaire.

Je vous dis « ciao ciao » et vous quitte avec une petite image des lampadaires d’Asti, avec leurs pieds poilus !

Asti

Asti

A presto !

 

 

Domo ô Domodossola mia ♥

Cela fait déjà 8 ans, peut-être même 9 que nous connaissons Domodossola. Tous les ans, nous y allons, soit pour toutes les vacances, soit pour faire étape sur le chemin. Il nous est aussi arrivé d’y aller juste le temps d’un week-end prolongé, puisque cette destination a l’avantage d’être assez proche de chez nous. Google Maps nous annonce un Besançon – Domodossola en 4 h 24 ! Bon… Google Maps ne s’est jamais tapé le passage du col du Sempione derrière une caravane qui avance à 30 km/h. Mais malgré tout…

Cette année nous avons passé 2 jours sur place, avant de reprendre la route vers Bergame.

 

Voici ce que vous pouvez faire à Domodossola même…

 

*Vous promener sur le marché hebdomadaire, chaque samedi matin, et acheter des fruits et légumes, mais aussi des fringues et chaussures, ou du linge de maison. Le marché est relativement grand, et même si l’on y trouve les mêmes bidouilles que sur les autres marchés, il a l’avantage de se tenir sur une très jolie place du marché, et dans de chouettes rues assez caractéristiques ! Les habitants fréquentent le marché, tout comme les touristes étrangers.

*Visiter le Sacro Monte, un chemin de croix perché sur une petite colline. On y trouvait autrefois un château du VIème siècle, dont subsistent encore quelques ruines. L’entrée est gratuite. Il n’y a qu’à payer le parking si vous décidez de monter en voiture (cela grimpe, mais l’ascension se fait bien à pied également). Une fois en haut, vous pourrez profiter des vieilles pierres et du parc arboré pour une balade détente !

Domodossola - Santuario

*Visiter la Collegiata dei Santi Gervasio e Protasio, église du XVème siècle, reconstruite à partir de 1792. Fut un temps, cette église était l’une des plus importante de la vallée de l’Ossola. C’est pour cela qu’elle fut appelée « duomo » (cathédrale) –> Duomo d’Ossola… Domodossola… C’est ainsi que la ville devint Domodossola !

Domodossola #Piemonte #Italia

 

Domodossola #Piemonte #Italia

*Du shopping… Eh oui, Domodossola est une ville truffée de commerces. On peut y trouver des boutiques en tous genres (de OVS à Rolex), des petits commerces, comme des chaines. Et la plupart ouvre même le dimanche.

Domodossola #Piemonte #Italia

*Manger végé chez Sali & Pistacchi ! Sur la place du marché, se trouve un resto végétarien, où vous pourrez manger matin, midi et soir… Il est possible d’y déguster des plats aussi délicieux que sains, comme une assiette de petit épeautre aux légumes, du carpaccio de betterave, des soupes savamment relevées. Vous pouvez aussi y prendre la prima colazione (le petit dèj) et composer votre repas selon vos goûts : thé, café, yaourt de soja, fruits, viennoiseries vegan, patisseries vegan…

Domodossola #Piemonte #Italia

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Depuis Domodossola, on peut aussi rejoindre d’autres villes… notamment LA ville : Milan !

Comptez 20 € l’aller retour en train, et environ 1 h 30 avec un Régional direct. Pour plus d’infos, c’est par ici : http://www.trenitalia.com/

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Alors, vous partez quand ?

Domodossola #Piemonte #Italia

 

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