Lodi [Italie]

Lodi est une ville de taille moyenne, située dans le nord de l’Italie, en Lombardie. Elle donne son nom à sa province, entourée par les villes de Milan, Piacenza, Pavia et Crémona.

L’histoire de la ville remonte à loin, et aujourd’hui encore on peut admirer des oeuvres architecturales qui témoignent du riche passé de Lodi.

En ce dimanche d’août (2016), je découvre une ville calme. La plupart des magasins sont fermés et le resteront car il est noté qu’ils sont en congés jusqu’à la fin du mois.

LODI - Italia

Néanmoins, les italiens qui n’ont pas déserté la ville pour la mer, sont en terrasse à savourer une glace ou un café glacé (c’est assez traditionnel en Italie de prendre son temps en terrasse et en famille le dimanche et personnellement je trouve cette coutume fort sympathique).

Je les imite au caffé Nazional, avec vue sur la cathédrale, piazza della Vittoria. Ce sera un café marocain (café avec lait et cacao) et un (bon) thé ! [1,80 € le cawa au cacao et lait ; 3,50 € le thé].

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LODI - Italia - Lombardia

La vue depuis le café…

La piazza della Vittoria est un vaste espace carré. Chaque côté mesure environ 75 mètres. Et l’on y trouve outre la cathédrale, le palais Municipal. La place est entourée de colones qui forment des arches, sur ses quatre côtés.

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La Cathédrale est jolie, avec une façade asymétrique de style roman, terminée semble t-il en 1284. Elle est en terre cuite, et comporte un portique dont les fines colonnes reposent sur des sculptures de lions, comme l’on en voit souvent en Italie.

La rosace est à noter également, tout comme les fenêtres divisées en deux (bifora en italien).

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L’intérieur ne paye pas de mine aux premiers abords, mais en réalité, des chapelles latérales sont richement décorées, avec peintures et sculptures. Au fond, on trouve une crypte qui abrite d’autres statues dont une de Sainte Catherine, et deux cercueils en verre. On peut voir les corps à l’intérieur… à vous de décider si vous voulez les voir ou pas, je vous aurai prévenus !

Duomo LODI

Duomo LODI

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Duomo LODI

Duomo LODI

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Le Tempio Civico dell’Incoronata dans la rue du même nom, vaut franchement d’être visité. C’est ce qui m’a le plus plu à Lodi. Conçue en 1488, l’église a été bâtie aux frais de la mairie, d’où son appellation de « civico« .

Parler de chef d’oeuvre n’a rien d’exagéré, tant nous avons sous les yeux, un joyau de l’art lombard !

Incoronata - Lodi

Incoronata - Lodi

L’église a été bâtie à la place d’un bordel. La légende dit qu’une vierge était peinte sur la façade d’un lieu de perdition, et qu’un jour, ses larmes ont coulé devant une bagarre entre prostituées et ivrognes… De là, on a construit une église. Che buona idea!

Incoronata - Lodi

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Pendant ma visite, un groupe de personnes âgées papote bruyamment dans l’église. Cela rajoutait presque du charme à l’endroit.

L’intérieur est à couper le souffle, avec des murs recouverts de peintures, sculptures et dorures, et pour couronner le tout, un sublime coupole.

L’incoronata abrite également une galerie d’art, avec des oeuvres vieilles de plusieurs siècles.

Incoronata - Lodi

Le cimetière de Lodi semblait intéressant aussi, mais fermé lors de notre visite (ouvert de 8 h 00 à 17 h 00 sauf le jeudi).

LODI - Italia - Lombardia

LODI - Italia - Lombardia

J’ai traîné encore un peu dans le centre ville, admiré les vieilles façades, poussé la porte de plusieurs églises, puis suis repartie… ravie une fois de plus, et des images plein la tête !

Lodi - Santuario delLODIle Grazie

Chiesa Santa Maria delle Grazie – Lodi

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Alors, tentés ? Si vous voulez vous loger à proximité de Lodi, ce billet sur l’hôtel Sabrina peut vous intéresser…

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Bergamo, on y retourne ?

Mon premier billet sur Bergame était un poil long… Donc j’avais conclu en vous donnant rendez-vous ultérieurement, pour visiter la Basilique et la Cathédrale… Voici l’heure d’entamer la suite de la visite…

La Cathédrale se trouve, en toute logique Piazza del Duomo, dans la ville haute. Elle est dédiée à Saint Alexandre, le saint patron de la ville.

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Comme souvent, elle fut érigée sur les bases d’un édifice pré-existant. Celui-ci était initialement dédié à Saint Vincent. Mais il ne reste plus beaucoup de traces de l’édifice antérieur. En tout cas, sûrement pas la façade, bâtie dans un style classique, en pierre blanche.

La façade est précédée d’un pronaos, c’est à dire une avancée, qui protège l’entrée de l’église.

Bergamo

Bergamo

Le jour de notre visite, il y avait un mariage dans la cathédrale. Mais comme la cérémonie se déroulait dans une petite chapelle latérale, nous avons pu entrer dans la cathédrale, et visiter le reste.

Cathédrale de Bergamo

Les curieux regardent la cérémonie du mariage… :-p

Cathédrale de Bergamo

Les amateurs de décoration chargée et de peinture y passerons probablement un certain temps… Nous, je dois avouer que ce n’est pas ce que l’on préfère. Sans dire que l’intérieur de l’édifice nous a laissé de marbre (elle est bien bonne celle-là !) je vous dirai que nous avons plus apprécié celui de la basilique voisine… et pourtant là-aussi il y avait de la déco à gogo !

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La Basilique est située entre la Cathédrale et la chapelle Colleoni. Lorsque je dis « entre » il faut l’entendre au sens le plus littéral du terme. La basilique est quasiment encastrée entre ces deux autres bâtiments.

En 1100, la ville de Bergame fit face à une terrible épidémie de peste. Les bergamasques demandèrent de l’aide à la Madonne, et promirent de lui dédier une église, si elle les protégeait de la peste… En 1137, chose promise, chose due : la construction débuta.

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Vous voyez ici tout à droite, le baptistère ; au centre la chapelle Colleoni, et à gauche, l’entrée de la basilique.

Des Leoni rossi (lions rouge) en marbre gardent l’entrée.

Bergamo

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Une fois à l’intérieur, vous pourrez admirer des peintures, des stucs, des sculptures, des tapisseries. C’est beau à s’en dévisser le cou, ou à foncer dans d’autres visiteurs, tant on a du mal à regarder devant soi !

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Je dois dire que même si l’on s’y connait peu en art religieux, et que l’on pense ne pas spécialement apprécier cela, il y a de quoi être surpris par la grandeur de cette basilique, et par la finesse des décorations. Je doute qu’il soit possible de rester impassible…

Dans tous les cas, si vous avez l’occasion de visiter Bergame, il vous sera difficile de faire l’impasse sur le trio : Cathédrale, Basilique et Chapelle Colleoni, toutes trois situées dans la ville haute, sur la même place ; et toutes trois visitables gratuitement !

Bologna, les 7 églises mais encore…

Ciao a Tutti ! Je vous avais déjà proposé un bon aperçu de Bologne / Bologne encore / Bologne encore encore… (cliquez sur les liens pour retrouver les articles !) Mais Bologne est vaste et il y a encore beaucoup à dire sur cette ville ! C’est pourquoi nous nous retrouvons aujourd’hui pour compléter ces billets, et continuer la visite… Vous venez ?

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La basilique Santo Stefano (Saint Etienne en français) se trouve au centre ville de Bologne. C’est en fait un ensemble d’églises, de chapelles et de cloîtres, regroupés en un même endroit.

On parle aussi de sette chiese, c’est à dire des « sept églises ».

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Séjournant à Bologne pour 48 heures seulement, nous ne pouvions pas tout voir de la capitale émiliane. Donc les sept églises font partie des lieux que nous avons zappé.

Nous avons simplement fait un petit tour à vélo sur la place face à la basilique. Avec le sol pavé, cela secouait drôlement, mais c’était malgré tout fort plaisant car il y avait des choses à voir à peu près partout !

Cela ne fait aucun doute, nous reviendrons à Bologne, et cette fois nous approfondirons notre visite des églises !

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Ce qui me reste en tête quand je pense à Bologne, outre les fameuses due torri, ou la basilique San Petronio, ce sont les passages d’arcades. On en trouve partout. Et même si globalement cela appartient au paysage urbain italien en général, à Bologne c’est encore plus notable.

Bologna

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Bologne est grande, et vous en ferez difficilement le tour en un ou deux jours. Une visite sur deux journée est envisageable, à condition d’accepter de ne pas entrer dans toutes les églises et de zapper les musées. Mais un séjour plus long est aussi tout à fait conseillé, car vous avez largement de quoi vous occuper pour cinq jours ou plus !

En plus vous ne mourrez pas de faim, car Bologne est connue et reconnue pour sa gastronomie ! On y mange des pâtes farcies, de la charcuterie, mais pas que… Si comme nous vous n’êtes pas obnubilés par le fait de manger des pâtes et/ou de la pizza à chaque repas (parce-que non, les italiens ne mangent pas QUE des pâtes et de la pizza), vous pouvez tester le Taj Mahal par exemple… un excellent resto indien qui a reçu le certificat d’excellence Trip Advisor

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Assez mangé ? Et si nous faisions une petite balade digestive ?

Il y a une place que je vous conseille de découvrir. On pourrait presque la zapper en tant que place, car elle est assez exiguë, et pourtant c’est un haut lieu de vie ! Il y a toujours du monde !

Lors de notre première visite de la ville, nous avions traîné sur cette place en pleine nuit, car il y avait un petit concert dans un bar, et que de nombreuses personnes s’étaient installée devant la chambre de commerce pour profiter de la musique.

Il s’agit de la piazza della Mercanzia, d’où l’on peut admirer le Palazzo du même nom.

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Je lui trouve un air très médiéval vraiment plaisant. En réalité, cette place existe depuis l’époque romaine ! Bien-sûr, son aménagement a évolué au fur et à mesure des siècles.

Située au croisement de deux rues principales : Via Emilia et Via Salaria, la piazza della Mercanzia était sur le chemin menant à Rimini et Ravenne. 

Sous l’occupation napoléonienne, le palais devint le siège de la chambre de Commerce. Dans les archives du-dit palais, on retrouve des recettes des plats les plus fameux de Bologne, parmi lesquels la mesure de la vraie tagliatelle !

8 mm cuite, et environ 7 mm crue… Cela correspondrait à 12,270 millièmes de la hauteur de la tour Asinelli.

Ici, on jugeait également les escrocs, et une fois la sentence prononcée, on l’appliquait. Parfois cela impliquait de lier le coupable à la colonne centrale du palais, pour le livrer à la vindicte populaire !

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En 1484, la tour De’Bianchi, située devant le palais, s’effrondra, entraînant la mort de 23 personnes. 

Plus tard, le palais a malheureusement été détruit pendant la seconde guerre mondiale. Mais, heureusement pour nous, il fut reconstruit à l’identique.

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Depuis la place, on peut voir une vieille connaissance… la reconnaissez-vous ? C’est la torre Asinelli bien-sûr !

Sur ce, je vous fais des baci et vous dis à presto pour de nouvelles découvertes italiennes ! 🙂 Bon dimanche à tous !

Le jardin botanique et la rocca de Bergame

Nous étions déjà venus deux fois à Bergame, et lorsque j’avais suggéré à l’homme d’y retourner une troisième fois, il était assez peu convaincu. Pour lui, c’était petit et nous en avions fait le tour. Mais j’avais insisté (oui, parfois je suis lourdingue), et nous avions finalement programmé une petite journée dans la ville lombarde.

Il s’est avéré que certes, nous avions visité les points les plus connus, mais qu’il restait néanmoins pas mal d’endroits où nous n’avions jamais traîné nos baskets… à commencer par le jardin botanique !

Après avoir admiré la piazza Vecchia et fait le tour des incontournables : la basilique, la cathédrale, le baptistère, nous nous sommes dirigés vers le parc en question. Il faisait chaud, nous avions soif, et besoin d’un petit coup de pied aux fesses !

Comme le veut le dicton, « chi va piano, va sano… e lontano » donc nous avons décidé de nous ménager, en nous offrant un bon café glacé !

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En Italie, on parle de shakerato, car c’est en fait un espresso passé au shaker, avec abondance de glaçons. Dans ce café, il nous a été servi avec une pointe de cacao sur le dessus. Délicieux !

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Correctement requinqués, nous sommes repartis, le plan à la main, à la recherche du jardin… d’abord dans le mauvais sens…

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Vous auriez préféré une 500, un peu plus typique ? Désolée… 😉

Puis finalement, nous avons trouvé l’entrée !

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Le jardin botanique est accessible gratuitement, dans la partie haute de la ville. On y arrive à pieds, en suivant la Scaletta di Colle Aperto.

Les horaires d’ouverture varient selon les périodes de l’année. Vous pourrez les consulter ici, sur le site officiel.

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Jolie vue sur la ville basse, un peu avant d’arriver au jardin.

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Vue sur la ville haute, depuis le jardin.

Depuis le jardin, on jouit d’une vue tout à fait plaisante sur Bergame, et notamment sur ses tours (Gomito et la torre civica). L’endroit est parfait pour avoir un chouette point de vue sur la skyline de Bèrghem (c’est le nom de la ville en Bergamasque).

Oh que j’aime cette ville ! Vraiment, j’ai visité nombre de belles villes en Italie, mais Bergame garde une place toute particulière dans mon cœur. Je dois le dire !

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Le climat est bien différent de notre climat franc-comtois. Et du coup, nous avons été surpris de découvrir certaines plantes. Par exemple, nous n’avions encore jamais vu un ananas. Enfin, si mais juste le fruit, pas la plante… Car non, les ananas ne poussent pas dans un arbre, mais au sol, sur des plantes aux feuilles pointues !

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Ce soir là nous nous sommes couchés moins bêtes…

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Là je ne saurais pas vous dire précisément ce que c’est, mais c’était joli…

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La serre des cactus nous a particulièrement plu, mais nous avons abrégé notre visite car nous nous faisions dévorer par les moustiques…

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C’est probablement pendant que je m’appliquais à prendre ces photos, que des monstres suceurs de sang s’en sont pris à mes jambes, et m’ont filé les patates que j’ai gardé pendant toutes mes vacances… Si j’avais su !!!

Si vous l’ignorez et prévoyez un voyage en Italie, je pense qu’il est utile que je vous le dise… les moustiques tigres ont débarqués là-bas depuis quelques années, même dans le nord. Nous avons été moins massacrés cette années que les années précédentes, mais massacrés quand-même… Je n’ai aucun conseil à vous donner, si ce n’est d’éviter les endroits infestés. Autrement dit, si vous croisez un moustique tigre, fuyez ! Ils sont clairement plus forts que nous, et ni la citronnelle, ni les lotions répulsives, ni même les incantations ne peuvent rien contre eux.

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Nous sommes repartis, un peu déçus de ne pouvoir poursuivre notre visite, et avons pris le chemin de la rocca.

 

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Il y a à Bergame, un château, et une rocca. Il ne faut pas confondre les deux…

La secondea est située sur la colline Sant’Eufemia. Elle fut réalisée entre 1331 et 1336, et subit par la suite de nombreuses modifications.

Les créneaux affichent une « merlatura ghibellina« , c’est à dire qu’ils sont en « queue de pie » et pas droits. Au XIIème siècles, différentes factions s’affrontaient sur le territoire de l’actuelle Italie. D’un côté, les Ghibellini soutenaient l’Empereur, tandis que de l’autre, les Guelfi étaient en faveur du pape.

 

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Les enfants apprécieront de pouvoir approcher un vrai char, et des canons, exposés dans le parc.

Cela me fait penser à vous signaler que Bergame possède aussi un très beau musée d’Histoire naturelle, qui a la particularité de se visiter gratuitement. Nous y sommes allés il y a quelques années, et en gardons un excellent souvenir.

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Nous avons vu une grenade, enfin même plusieurs !

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De là haut, la ville haute était encore plus belle… elle aurait presque mérité que nous attendions le coucher de soleil pour faire des photos dignes de cartes postales !

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Mais bon, toutes les bonnes choses ont une fin, et notre visite à Bergame était incontestablement une bonne chose ! Donc nous sommes repartis, avec la ferme idée de revenir une quatrième fois, et peut-être même une cinquième !

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Mulino delle Orti – Piacenza [Italie]

L’été 2016, nous avons découvert la ville italienne de Piacenza, en Emilie-Romagne. Chef-lieu de la province du même nom, Piacenza est à la « frontière » avec la Lombardie, tout près de Milan, et bénéficie donc de l’activité économique de ville lombarde.

Nous étions logés à Piacenza même, à quelques centaines de mètres du centre ville.

Mulino delle Orti

Mulino delle Orti à Piacenza, est un « affitacamere » c’est à dire un établissement proposant des chambres à la location. Ce n’est ni vraiment un hôtel, ni vraiment un B&B. C’est entre les deux et je ne trouve pas vraiment d’équivalent en France.

La nuit en chambre matrimoniale, sans petit-déjeuner, nous a coûté 43 € au mois d’août. Notez cependant que dans les terres, ce n’est pas une période haute du tourisme italien. Donc il est normal de trouver à se loger pour peu cher en août, tant que vous évitez les gros points touristiques et les côtes !

L’établissement est doté d’un parking, gratuit.

J’avais comme d’habitude réservé en contactant le responsable par e-mail, directement. Et aucun pré-paiement ne m’avait été réclamé.

Mulino delle Orti

La cour, où il est possible de laisser la voiture

Nous sommes arrivés au Mulino à midi pile. Les cloches sonnaient ! Sachant que la famille Celio gère aussi le restaurant au rez de chaussée, nous avons débarqué en plein rush ! Malgré tout, nous n’avons attendu que 5 minutes avant d’être accueillis par le fils, qui nous a fait entrer la voiture dans la cour, et accompagnés à notre chambre.

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L’escalier qui mène aux chambres

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Il y avait… 5 lits ! Un grand, et 4 petits ! Mais le top, a été de trouver un petit frigo dans lequel nous avons pu ranger nos pains de glace pour la glacière ! Les routards apprécieront ce genre de bonne surprise !

Mulino delle Orti

La chambre, très sobre, est également vaste, avec une petite télé écran plat, un bureau.

Et la salle de bain, grande également comprend une cabine de douche, un bidet, un lavabo et un sèche-cheveux (quand on voyage léger sans sèche-cheveux, c’est juste énorme !). Il n’y a pas de produits d’accueil, mais les linges sont fournis.

J’ai demandé le code du wifi et pu profiter d’une connexion impeccable ! Ce soir là, j’en ai profité pour envoyer toutes mes photos d’Iphone sur mon compte Flickr, chose que je n’avais pas pu faire avec le réseau mollasson des autres hôtels !

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La chambre est également climatisée. Mais il faisait assez doux le jour de notre passage, donc nous n’avons pas eu à utiliser la clim.

Nous avons fort bien dormi dans un lit large, au matelas super confortable.

Sans boules Quies on entend les voitures qui passent le long de l’hôtel et cela peut potentiellement déranger. On entend aussi l’activité dans les couloirs (le resto est au rez de chaussée et nous étions au troisième étage donc pas de souci de ce côté là), les autres clients etc. Mais ce n’est vraiment pas un gros dérangement !

Par précaution je dors toujours avec des bouchons d’oreilles en vacances, et du coup j’ai dormi comme un bébé !

Mulino delle Orti

L’hôtel est bien situé, car on trouve un arrêt de bus juste en face. Il suffit d’acheter des billets dans le bus ou au bureau de tabac (moins cher, et il y a un tabac à quelques pas de l’arrêt) et on peut rejoindre le centre ville via les lignes 2 et 3. C’est ce que nous avons fait, pour 1,20 € chacun. Nous sommes ensuite revenus à pieds, et c’était largement faisable !

Ce n’est qu’une fois rentrés en France, en visitant à nouveau le site web, que j’ai constaté qu’il était possible d’emprunter gratuitement des vélos ! Cela aurait pu être sympa de le faire.

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Nous étions presque déçus de n’avoir réservé qu’une nuit dans cet établissement. Tout était parfait, avec une chambre très grande, propre, et bien équipée. Rien à redire ni sur les prestations ni sur le prix !

Si vous souhaitez en savoir plus sur cet endroit, et pourquoi pas… réserver à votre tour, alors le site officiel se trouve ici !

 

Plus d’infos ? C’est par ici !

Malpaga, et le Moyen-Âge est là !

J’avais découvert le château de Malpaga sur internet, en préparant nos vacances.

En effet, ce château médiéval se situait tout près de notre point de chute, dans la région de Bergame, en Italie

Coup de bol, j’avais vu qu’un événement serait organisé le weekend même de notre visite.

Nous nous y sommes donc rendus en voiture depuis notre hôtel de Stezzano. Cela nous a pris un quart d’heure.

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En arrivant à Malpaga le matin, nous avons pu nous garer sans difficulté et gratuitement, puis marcher quelques centaines de mètres pour accéder au château.

Nous avons tout de suite été séduits par l’édifice et par toute la mise en scène. Des tissus avaient été installés, avec des stands en bois, une grande table… On se serait crus revenus au Moyen-Âge !

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Sur un stand, des gens vendaient des couronnes de fleurs, que l’on retrouvait ensuite sur les têtes de toutes les gamines !

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L’entrée du château

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Selon les horaires, il est possible de visiter le château, soit avec un guide en costume, soit avec un audioguide. La visite avec un guide en chair et en os coûte 9 € par adulte. Elle est proposée en italien uniquement.

C’est cette option que nous avons choisie, car une visite commençait juste au moment où nous arrivions.

A savoir, le château peut aussi se visiter en groupe, avec des écoles, ou être privatisé pour des événements particuliers, comme des mariages.

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Le Château de Malpaga date du XIIIème siècle. Initialement, il était en fait une rocca, c’est à dire une forteresse, avec pont levi et fossé, qui servait essentiellement à assumer un rôle défensif contre les allemands.

Puis, avec l’arrivée du condottiere Colleoni, il fut agrandi, à compter de 1456. En effet, le militaire choisit cet imposant édifice, comme centre de son domaine, et y fit construire des maisons pour loger ses soldats.

La forteresse initiale était décorée de motifs géométriques, qui furent recouverts par de nouvelles fresques, figuratives cette fois. Mais par endroits, les fresques d’origine sont encore visibles.

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Ci-dessus, on visualise bien les différentes fresques ; les anciennes, et les nouvelles, apparues par dessus. Notre guide nous montre des exemples de tenues de l’époque. Les femmes portaient des robes lacées sur le devant. Le lacet permettait d’ajuster le vêtement, en cas de grossesse.

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On commence par entrer dans la salle de banquet (photo ci-dessus), richement décorée sous Colleoni. La guide explique rapidement les fresques, nous détaille les principaux protagonistes.

Elle partage avec nous quelques anecdotes intéressantes. Par exemple, j’ai appris que Colleoni interdisait l’utilisation de couverts dans les gros banquets, pour éviter qu’ils soient utilisés comme des armes. Il ne se séparait pas de son épée, même dans son château !

Les emblèmes des Colleoni sont nombreux. Le plus marquant est sans aucun doute cet ensemble de trois paires de couilles… Oui vous avez bien lu, trois paires de testicules, dont l’utilisation sur les blasons est antérieure à la naissance du fameux Condottiere.

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Vous pouvez voir l’emblème sus-mentionné sur la photo ci-dessus, à différents endroits : sous la voûte, en plein milieu de la photo, à peine au dessus entre les deux bougies, et à gauche sur le mur.

Pourquoi cet emblème ? Par rapport au nom « Colleoni » proche de « coglioni » ? Pour représenter la vigueur ? La masculinité ? Pourquoi trois ? Certaines mauvaises langues avancent le fait que les mâles Colleoni auraient étés dotés d’une troisième boule. Des siècles après, le mystère reste entier !

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Sur la photo juste au dessus, vous pouvez voir les créneaux, le terme technique pour ces créneaux bien spécifiques est « Merlatura ghibellina« . Les créneaux se terminent en queue d’hirondelle, au lieu d’être droits, comme les créneaux guelfi.

Les Guelfi et les Ghibellini étaient les deux factions ennemies du XIIème siècle, jusqu’au XIVème. D’un côté, les Ghibellini étaient en faveur de l’Empereur, tandis que de l’autre, les Guelfi appuyaient la papauté.

Sur la photo un peu plus haut, remarquez qu’il y a des espaces pleins, bien plus larges qu’ailleurs (dans l’angle à droite). En fait, ceci était destiné à faire croire au loin, qu’il s’agissait d’une tour… En gros, c’était une tour en 2D, qui pouvait laisser craindre à l’ennemi, que le château était encore plus difficile à prendre qu’il ne l’était réellement. Futé non ?

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La visite était réellement passionnante. La guide expliquait les choses très clairement, sans nous perdre dans des détails compliqués. Elle rappelait bien le contexte, les us et coutumes de l’époque. Même si la visite était en italien et que mon homme n’a jamais appris cette langue, il a réussi à suivre sans trop de difficultés.

En plus, il y a de nombreux objets qui ont été ajoutés pour réaliser des petites mises en scènes. Par exemple, un lit d’époque a été reconstitué dans la chambre du condottiere. Il permet de bien se rendre compte de l’aspect que la chambre pouvait avoir au Moyen-Âge.

La guide nous a expliqué que le condottiere dormait dans un minuscule lit. Nous pensions que cela s’expliquait par sa petite taille. Et bien pas du tout ! Colleoni mesurait 1,80 m ! Un géant pour l’époque ! Mais il dormait assis car c’était l’usage de l’époque, et était sensé faciliter la digestion. En prime, cela lui permettait de se lever plus rapidement en cas de danger ! On en revient toujours au contexte de l’époque, extrêmement violent (comme pour l’anecdote des couverts interdits !).

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La château a été restauré pour la dernière fois en 2008. Rien n’a été ajouté, comme le veut la législation italienne. Mais les éléments encore visibles ont été remis en état. Et honnêtement, même si par endroit les fresques sont incomplètes, il reste beaucoup d’éléments à admirer, et à déchiffrer !

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Dernière petite anecdote : l’eau de pluie était collectée dans un grand réservoir situé dans la cour. On l’utilisait notamment pour remplir un baquet qui servait de baignoire. Tous les membres de la famille se baignaient dans la même eau ; d’abord les hommes, puis les femmes, et enfin les enfants ! Ils utilisaient du savon fabriqué à base d’huile et de cendre.

Avant de quitter le château, nous avons fait un petit tour par l’exposition temporaire, qui présentait les différents symboles, dont les fameuses trois paires de testicules. Puis nous nous sommes baladés à l’extérieur…

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Comme tout n’était pas encore installé, nous avons décidé d’aller voir les communes voisines, et de revenir ensuite, pour assister à la fête de Malpaga…

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L’après-midi nous avons pu assister à des spectacles de bouffons, écouter des musiciens avec leurs instruments médiévaux, approcher des chouettes, et voir tout un assortiment de produits d’artisanat, comme des bijoux faits à la main en métaux, des objets en cuir, etc…

L’homme serait bien resté pour regarder la joute, mais je me lassais un petit peu de rester debout en plein soleil, donc nous sommes repartis. En tout cas, tout était vraiment impeccablement organisé, et les acteurs qui incarnaient les personnages médiévaux étaient vraiment doués.

A noter, les animations de l’après-midi se déroulaient dans la cour et à l’extérieur du château, et étaient donc accessibles à tous, sans avoir à s’acquitter d’un billet d’entrée.

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Cette visite nous a totalement enchantés. Nous avons fait un bond dans le passé. J’avais déjà visité de nombreux châteaux, mais jamais je n’avais été aussi immergée dans la visite. Le fait que la guide (en costume d’époque) nous explique des choses sur la vie quotidienne dans le château, et appuie son récit sur des objets qui reconstituaient les scènes d’époque, a contribué à rendre la visite réellement passionnante.

La fête qui a suivi la visite, a été un chouette bonus…

Nous garderons un excellent souvenir de notre découverte du château de Malpaga.

Si à votre tour vous souhaitez le découvrir, alors je vous laisse le lien vers le site officiel !